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"Par les Portes d'Or", Prologue

Par
LES PORTES D'OR

   
ÉLÉMENTS DE RÉFLÉXION
     

par M. C.

     

Textes Théosophiques
(Association déclarée sans but lucratif)
11 bis, rue Keppler
75116 PARIS
1982

     

© Traduction du texte anglais original
édition 1948, Theosophy Company
Los Angeles (États-Unis)
ISBN  2-903654-03-4

     

Un jour que j'étais assise, seule, à écrire, un mystérieux visiteur entra sans s'annoncer dans mon cabinet de travail et vint se placer à côté de moi. J'oubliai de lui demander qui il était, ou pourquoi il était entré avec si peu de cérémonie, car il se mit à me parler des Portes d'Or. Il parlait avec l'autorité de la connaissance, et si enflammé était son langage que j'eus la foi. J'ai noté ses paroles ; mais hélas, je ne puis espérer que le feu brillera aussi intensément dans mon écrit que dans ses mots. 

     

PROLOGUE

Tout homme a une philosophie de la vie qui lui est propre, excepté le véritable philosophe. Le rustre le plus ignorant a une certaine conception du but qu'il cherche dans la vie, et des idées bien définies quant à la façon la plus facile et la plus sage d'atteindre ce but. L'homme ordinaire est souvent, inconsciemment, un philosophe de premier ordre. Il organise sa vie selon des principes très clairs, et il ne se laissera jamais ébranler de sa position par un coup du sort. L'homme qui pense et exerce son imagination a moins de certitude, et se trouve sans cesse dans l'incapacité de formuler ses idées sur le sujet qui intéresse le plus profondément la nature humaine — la vie humaine elle-même. Le vrai philosophe est celui qui n'aura jamais aucune prétention à ce titre, et qui a découvert que le mystère de la vie n'est pas accessible à la pensée ordinaire, exactement comme le vrai savant confesse son ignorance complète des principes qui se cachent derrière la science.

Existe-t-il un mode de pensée, ou une démarche quelconque du mental qui permette à un homme de saisir les grands principes qui, de toute évidence, existent en tant que causes dans la vie humaine ? — voilà une question qu'aucun penseur ordinaire n'est capable de cerner. Pourtant, la vague notion qu'il doit y avoir une cause derrière les effets visibles, qu'il existe un ordre réglant le chaos, et que la sublime harmonie règne sous les discordes, hante les âmes ardentes de ce monde et les fait aspirer à la vision de l'invisible, et à la connaissance de l'inconnaissable.

Pourquoi désirer et rechercher ardemment ce qui est au delà de tout espoir, avant que les yeux intérieurs ne soient ouverts ? Pourquoi ne pas rassembler les fragments que nous avons à notre portée et voir si, de cette façon, nous ne pouvons pas donner une forme au vaste puzzle ?

  

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