aller au contenu|aller au menu principal|politique d'accessibilité

  • style par défaut de la page
  • visualiser cette page en noir sur blanc
  • visualiser cette page en blanc sur noir
  • Livres, Articles
  • M. Collins - Lumière
  • Notes compléments

imprimer cette pageenvoyer le lien vers cette page

"La Lumière sur le Sentier", Notes complémentaires

Sommaire :

À propos de l'identité de l'auteur (↑ sommaire)

Publié à Londres en 1885 sous le titre Light on the Path, le texte de cet ouvrage avait été transcrit (ou rapporté par écrit) par Mabel Collins (dont les initiales apparaissent sur la page de titre) mais, de l'aveu même de celle-ci, il lui avait été inspiré directement par un personnage inconnu d'elle, signant ses communications d'un simple triangle.

Écrivain et journaliste connue en Angleterre, Mabel Collins avait commencé très tôt (vers 1875) une carrière littéraire, qui allait se poursuivre jusqu'à sa mort en 1927. C'est vers la fin de 1884 qu'elle devint membre de la Theosophical Society à Londres ; à cette époque, elle venait d'écrire une oeuvre qui tranchait beaucoup par rapport à ses livres précédents: L'Idylle du Lotus Blanc. Cette très belle histoire mystique, qui se déroulait dans un temple de l'Égypte ancienne, se révéla, à l'analyse qu'en fit un éminent Occultiste hindou, T. Subba Row, comme une fidèle description allégorique des épreuves et difficultés auxquelles doit faire face le néophyte (représentant ici l'âme humaine dans son évolution spirituelle).

À la question légitime qui se posait alors sur la source de ces informations de caractère ésotérique, la signataire du livre avait répondu d'avance par cette dédicace :

Au véritable Auteur, l'inspirateur de cet ouvrage.

D'après les descriptions fournies plus tard par Mabel Collins sur ce mystérieux personnage, Mme Blavatsky put l'identifier sans peine à un adepte vivant, d'origine grecque, bien connu d'elle depuis des années, avec lequel elle avait eu l'occasion de rédiger quelques nouvelles occultes.

C'est effectivement ce même adepte — disciple confirmé des Maîtres dont Mme Blavatsky se réclamait — qui, une fois de plus, tira parti des dispositions psychiques favorables de Mabel Collins, aussi bien que de son talent littéraire, pour communiquer au monde occidental, dans une langue usuelle, les trésors spirituels de la Lumière sur le Sentier, en guidant également la rédaction des Notes et Commentaires qui font suite. Cependant, c'est à une source bien plus élevée encore qu'il faut attribuer l'inspiration initiale des règles qu'il a énoncées dans le livre. Comme il le précise lui-même (Commentaire — 1 — ): " Aucune n'est de ma création, ni de mon invention ". Et, de fait, à la lecture du texte, Mme Blavatsky reconnut sans peine mainte phrase familière et mainte expression caractéristique rappelant étroitement un très ancien recueil de traités purement occultes, inconnu en Occident : Le Livre des Précepte d'Or (1). C'est d'ailleurs de cette précieuse somme d'écrits spirituels qu'elle traduisit elle-même, pour ses disciples, les trois recueils qui sont inclus dans la Voix du Silence, cette perle des livres mystiques publiée en septembre 1889.

Bien entendu, l'intérêt du présent ouvrage ne tient pas à la manière très particulière dont il a été transmis au public. Si, comme l'a écrit H.P. Blavatsky (en juin 1889) : " Cet inestimable petit livre occupe une place tout à fait éminente dans la littérature théosophique, surtout pour ceux qui ont le désir de parcourir ce sentier ", c'est évidemment en raison de la valeur intrinsèque de ses enseignements, qui s'harmonisent avec ceux de la Voix du Silence.

En 1887, à la suite de ce livre, devenu vite un classique, Mabel Collins publia un nouvel ouvrage, Par les Portes d'Or, qui révèle encore une indiscutable inspiration spirituelle.

Dans la remarquable analyse qu'il en fit, en mars 1887, W.Q. Judge (qui fut l'âme du mouvement théosophique en Amérique) écrivit notamment :

Bien que le nom de l'auteur n'en soit pas révélé, l'étudiant en Occultisme ne tardera pas à discerner que ce texte doit provenir d'une source d'un très haut niveau. Sous certains aspects, on peut le considérer comme un commentaire de la Lumière sur le Sentier. Et le lecteur fera bien de s'en souvenir car beaucoup de points en deviendront clairs à la lecture de ce nouveau livre.

Cette fois, dans le Préambule de ce troisième témoin de son ouvre inspirée, Mabel Collins précisa un peu de quelle manière elle avait été conduite à " transcrire " cet ouvrage :

Un jour que j'étais assise, seule à écrire, un mystérieux visiteur entra sans s'annoncer dans mon cabinet de travail et vint se placer à côté de moi. J'oubliai de lui demander qui il était, ou pourquoi il était entré avec si peu de cérémonie, car il se mit à me parler des Portes d'Or. Il parlait avec l'autorité de la connaissance, et si enflammé était son langage que j'eus la foi. J'ai noté ses paroles ; mais hélas ! je ne puis espérer que le feu brillera aussi intensément dans mon écrit que dans ses mots.

À coup sûr, ces lignes pourraient servir aussi d'avertissement au lecteur des deux précédents volets de cette sorte de trilogie, en l'invitant à retrouver la flamme authentique dont les mots écrits ne sont toujours que des expressions limitées

Chronologie des textes réunis dans l'ouvrage (↑ sommaire)

La première édition anglaise, qui remonte au début de 1885, se réduit à un livret de 31 petites pages, offrant uniquement la double série de 21 règles qui forment la base du livre. C'est dans la seconde édition (de fin 1886) que parurent les Notes adjointes aux règles. Enfin, la publication des Commentaires, qui complètent l'ensemble, ne cornmença que l'année suivante dans la revue Lucifer, lancée en septembre 1887 par Mme Blavatsky. Ils se présentent comme quatre textes distincts insérés successivement en septembre, octobre et novembre 1887, et janvier 1888.

Selon Mabel Collins, le document intitulé Karma — qui appartient à la même veine d'inspiration — avait été écrit le 27 décembre 1884. La rédaction du livre lui-même avait commencé en octobre 1884.

À propos de l'Occultisme (↑ sommaire)

Dans le contexte de la Lumière sur le Sentier, l'Occultisme (mot très dévalué de nos jours, en raison d'un emploi abusif) ne désigne pas les sciences ou arts " occultes " ordinaires qui, le plus souvent, relèvent du monde psychique, dont l'égoïsme et l'orgueil ne sont pas exclus, mais la science spirituelle, et l'art correspondant, dont le disciple s'inspire pour se libérer de ses entraves et atteindre la sphère transcendante (inaccessible aux sens et ouverte à l'initié, donc occulte) que ce livre appelle en plusieurs occasions la " sur-nature " où l'âme retrouve la lumière divine de son étoile intérieure.

Les éditeurs, Paris, 1988.

Note :

(1) Dans la préface de la Voix du Silence, il est précisé que Le Livre des Préceptes d'Or appartient à la même série que celle d'où sont tirées les Stances de Dzyan qui forment la base de la Doctrine Secrète. (N.d.T.)

Imprimerie Laballery — 58500 Clamecy
Dépôt légal : janvier 1988
Numéro d'impression : 710044

haut de page

© 2009 - 2018 theosophie.fr - mentions légales - webmaster - Valid XHTML 1.0 Strict Valid CSS