aller au contenu|aller au menu principal|politique d'accessibilité

  • style par défaut de la page
  • visualiser cette page en noir sur blanc
  • visualiser cette page en blanc sur noir
  • Livres, Articles
  • M. Collins - Lumière
  • Correspondance

imprimer cette pageenvoyer le lien vers cette page

"La Lumière sur le Sentier", Correspondance

À la suite de la note (*) invitant les lecteurs à poser des questions pour éclairer le sujet traité, l'auteur fit publier ses réponses au courrier reçu dans la revue Lucifer (1) (numéros d'octobre et novembre 1887). L'essentiel de cette correspondance est donné dans ce qui suit. (N.d.Ed.).

Lucifer, 1, pp. 138-9 :

À l'auteur de la Lumière sur le Sentier :

Il y a dans vos Commentaires une phrase qui m'a rempli d'un sentiment d'irritation : " Gagner la connaissance par la voie de l'expérience est une méthode trop fastidieuse pour ceux qui aspirent à accomplir un réel travail " etc... Avons-nous une connaissance quelconque, dont l'utilité s'est révélée dans le monde, qui ait été obtenue autrement que par l'expérience ? C'est par un travail patient et persistant de tri et de vérification que nous avons gagné le peu de connaissance qui nous sert. Y a-t-il, d'autre part, quelque chose comme une " intuition certaine " ? La connaissance intuitive — si elle existe — a-t-elle jamais été acceptée comme connaissance positive avant d'avoir été soumise au test de l'expérience ? Conviendrait-il qu'elle le soit ? Votre illustration évoquant " l'ouvrier décidé " ramène la question (comme il me paraît nécessaire de le faire) au plan de la pratique. Peut-on trouver un ouvrier capable de connaître ses outils sans les essayer au préalable ? L'histoire de la connaissance n'est-elle pas l'histoire d'intuitions soumises à l'épreuve de la pratique ? À ce qu'il me paraît, les intuitions (ou ce que nous appelons ainsi) sont tout aussi capables et susceptibles de nous tromper que n'importe quoi dans le monde : nous ne connaissons leur bien-fondé qu'en les mettant à l'essai.
Un questionneur


Réponse

Il y a, me semble-t-il, une certaine confusion dans cette lettre entre le fait d'obtenir une connaissance par l'expérience et celui de l'éprouver par l'expérience. Edison savait que ses découvertes étaient seulement des choses à rechercher, et il mettait sa connaissance à l'épreuve par l'expérience. Tout le travail des grands inventeurs consiste à amener la connaissance intuitive au plan de la pratique en appliquant le test de l'expérience. Mais tous les inventeurs sont des voyants ; et certains d'entre eux, mourant avant d'avoir pu mettre en pratique les pouvoirs qu'ils savaient exister dans la nature, sont pris pour des fous. Plus tard, il arrive que d'autres hommes aient plus de chance et redécouvrent la connaissance qui avait été tournée en ridicule. C'est une vieille histoire bien connue, mais nous avons besoin sans cesse qu'on nous la rappelle. Combien souvent ne voit-on pas de grands musiciens, ou de grands artistes, considérés comme des " enfants prodiges " dès leur jeune âge ? Ils ont la connaissance intuitive du pouvoir dont ils sont des interprètes d'élection, et l'expérience ne leur sert qu'à découvrir le moyen de donner aux autres ce qu'ils savent.

Assurément, la connaissance intuitive en rapport avec les sujets dont j'ai traité doit être soumise à l'épreuve de l'expérience, et c'est justement le propos de la Lumière sur le Sentier et de ces Commentaires de pousser les hommes à tester leur connaissance dans cette voie. Mais la différence cruciale entre cette forme de connaissance et les autres qui sont de nature matérielle réside en ceci : pour toutes les fins occultes, l'homme doit gagner sa propre connaissance avant de pouvoir l'utiliser. Il y a bien des gens " assujettis au temps " qui se contentent de traîner en chemin pendant des éons de lent développement, et de passer finalement le seuil de l'éternité par la simple force de la grande roue de la vie avec laquelle ils tournent; il peut arriver au cours de leur interminable noviciat qu'ils obtiennent une connaissance par l'expérience, et avec des outils bien éprouvés. Il n'en est pas ainsi pour le pionnier, celui qui exige dès maintenant son héritage divin. Il doit oeuvrer comme l'ont fait les grands artistes, les grands inventeurs : gagner la connaissance par l'intuition et avoir une telle foi sublime dans sa propre connaissance que sa vie en soit consacrée sans hésitation à la mettre à l'épreuve.

Mais, pour cela, l'épreuve doit avoir lieu effectivement dans la vie astrale. Dans un monde nouveau, où l'emploi des sens est une souffrance, comment l'ouvrier peut-il rester pour mettre à l'essai ses outils ? Ici s'applique l'histoire bien connue du bon ouvrier qui ne trouve jamais rien à redire de ses outils — aussi mauvais soient-ils — encore que, naturellement, il préfèrerait les meilleurs s'il en avait le choix.

Quant à savoir si la connaissance intuitive existe ou non, je peux seulement demander comment sont nées les philosophies, la métaphysique, les mathématiques, etc. Ce sont toutes des représentations partielles de la vérité abstraite [...].

haut de page

© 2009 - 2018 theosophie.fr - mentions légales - webmaster - Valid XHTML 1.0 Strict Valid CSS