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Hatha Yoga, Clairvoyance, Médiumnité

Sommaire :

  1. Dangers du Hatha Yoga
  2. Allons-nous enseigner la Clairvoyance ?
  3. Médiumnité

Note : Ce Cahier Théosophique 109 contient un autre article intitulé "Médiums et Yogis" de H.P. Blavatsky.
Pour l'accéder suivez les intitulés : Livres, Articles >> H.P. Blavatsky, Articles >> Médiums,Yogis

Dangers du Hatha Yoga (↑ sommaire)

Traduction d'une réponse de W.Q. Judge à une question posée publiée dans The Vahan de janvier 1892. Le titre de cette note a été ajouté par les éditeurs de la revue Theosophy. (Eds.)

B.M. — « J'ai rencontré, en Europe comme en Amérique, bon nombre de Théosophes qui sont en quête d'informations et semblent se lancer dans l'application pratique des directives trouvées dans certains aspects de notre littérature, dans les « Upanishads », et dans un petit livre écrit par un certain Swamy Sabapathi, traitant du développement psychique, au moyen de postures, du contrôle du souffle et d'autres choses du même genre. Que peut-on dire sur cette question ? »

W.Q. JUDGE — Ces tentatives de pratique du Yoga — comme on l'appelle — sont extrêmement dangereuses et de plus présomptueuses et insensées. On s'est bien rendu compte dans les milieux sérieux de l'Inde que les instructions trouvées dans nombre d'Upanishads ne devraient jamais être mises en pratique, à moins de réunir les conditions suivantes : (a) posséder une entière connaissance de la totalité de ces pratiques et de leurs conséquences, ainsi qu'une connaissance des correctifs à y apporter lorsque des changements se produisent et (b) avoir un guide tout à fait compétent pour signaler les erreurs, tempérer la démarche et indiquer le danger aussi bien que guérir les troubles qui s'ensuivent. Cependant, en dépit de tout cela et malgré les avertissements répétés, il y a des gens qui témérairement commencent ces pratiques dans une ignorance complète. Ils ne se soucient même pas d'observer les règles éthiques qui accompagnent toutes les autres, comme par exemple l'épuration de tous les vices, des mauvaises habitudes, des pensées non-charitables et ainsi de suite ; mais ils se lancent dans ces pratiques, simplement dans l'espoir d'obtenir des pouvoirs psychiques. Il est temps que cela cesse et que ceux qui propagent cette littérature pren­nent garde à ce qu'ils donnent à une génération pleine d'envie et d'obstination. On ne peut contester qu'un tort ait été fait à la fois à la Société et à certains de ses membres devant les faits d'expérience constatés dans toutes les parties de l'Europe et de l'Amérique. Il est bien connu, en effet, que ces postures, même lorsqu'on les adopte de façon ignorante, amènent des changements physiologiques dans le corps, accompagnés de grands troubles nerveux. En outre, le public qui vient s'informer s'écarte avec crainte de notre mouvement devant le tableau déséquilibré qu'offrent de la Théosophie et de la Société ces amateurs de Yoga. Arrêtons-nous donc avant qu'il ne soit trop tard. Diffusons les doctrines éthiques et philosophiques pour la promulgation desquelles la Société Théosophique fut fondée. C'est seulement ainsi que nous pouvons accomplir notre mission qui vise le monde en général et non le bénéfice de quelques investigateurs détraqués dans un champ où ne peut s'aventurer en sécurité que l'homme entièrement préparé, parfaitement armé et profondément expérimenté, averti, possédant, outre un corps sain, un mental sain et des aspirations nobles et pures.

Allons-nous enseigner la Clairvoyance ? (↑ sommaire)

Traduction de l'article : « Shall we teach clairvoyance ? » par W.Q: Judge publié dans la revue The Path de Décembre 1890.

Un mot d'avertissement

Mon attention vient d'être attirée sur une causerie donnée à Adyar par le Docteur Daly, et reproduite dans le Theosophist de Septembre. Elle s'intitule « Clairvoyance ».

Venant d'Adyar, elle revêt un certain caractère d'autorité qui pourrait influencer de nombreux membres de la Société, et les amener à suivre les suggestions données en vue de la pratique dans la dernière partie de cette causerie. Cependant, il est bien connu que la Société Théosophique n'est pas responsable des opinions exprimées personnellement par aucun, de ses membres.

Le fait que la clairvoyance est un pouvoir recherché par de nombreuses personnes ne peut être mis en doute, mais on n'a pas encore définitivement tranché les questions : « Est-il bien d'essayer de développer la clairvoyance ? » et « allons-nous l'enseigner ? ». C'est pourquoi, je peux me permettre de donner mon avis à ce sujet.

Tout d'abord, je désire que l'on sache quelle est m6n attitude personnelle sur ces questions et ma conviction sur la réalité des faits. En employant le terme « clairvoyance », j'entends y inclure toute perception claire sur ce plan-là.

  • 1) Depuis de nombreuses années j'ai acquis la con­viction, grâce à des preuves fournies par d'autres et par ma propre expérience, que la clairvoyance est un pouvoir appartenant à la nature intérieure de l'homme, et que le règne animal la possède aussi.
  • 2) Cette faculté est soit héritée, soit développée par la pratique.
  • 3) Ceux qui la possèdent de naissance sont en général malades physiquement ou nerveusement dérangés. Les cas où la clairvoyance se manifeste chez des êtres parfaitement sains et bien équilibrés sont rares.
  • 4) Les archives du spiritisme depuis plus de quarante ans en Amérique prouvent d'une façon concluante, qu'on ne peut chercher sans danger à développer la clairvoyance, à moins d'avoir un guide compétent, que sa recherche a fait beaucoup de mal, et que presque tout médium à qui l'on pose la question : « Suis-je capable de développer la clairvoyance ? » répond invariablement : « Oui ».
  • 5) Il n'existe pas ici, en Amérique, ni en Europe, de guides compétents, susceptibles d'aider dans cette recherche, et prêts à enseigner comment acquérir la clairvoyance sans danger.
  • 6) Les qualifications que doit posséder un tel guide sont telles qu'il est difficile, sinon impossible, d'en trouver un ; il doit avoir le pouvoir de regarder au-dedans de l'être et de voir clairement toute la nature intérieure de l'étudiant; il doit posséder une connaissance complète de tous les plans sur lesquels la clairvoyance agit, et connaître la source, la signification et les effets de tout ce que le clairvoyant perçoit; enfin, — ce qui n'est pas la moindre des conditions — il doit être capable d'arrêter à volonté l'exercice de ce pouvoir. Evidemment, ces capacités ne peuvent se rencontrer que chez un Adepte.

Qui sont les professeurs de clairvoyance, et ceux qui conseillent de la pratiquer ? Principalement, les premiers sont les médiums et tout investigateur sait combien ils sont ignorants. Ils se distinguent tous les uns des autres, dans les pouvoirs qu'ils possèdent. La majorité s'en tient à une seule classe de clairvoyance — parfois, certains médiums combinent plusieurs formes de clairvoyance, au maximum trois –. Il n'en est pas un qui soit capable de voir mentalement au-delà de l’image ou de l'idée perçue, et qui puisse dire, dans aucun cas, si cette image est l'objet lui-même ou le résultat d'une pensée générée par un autre mental. Car dans ces plans de perception, les pensées des hommes deviennent aussi objectives que des objets matériels le sont à nos yeux humains. Il est vrai qu'un clairvoyant peut vous dire que ce qu'il voit ainsi n'est pas perçu par l'œil physique, mais au-delà de cela il ne peut aller.

Sur ce point, j'ai eu des centaines d'exemples et 99 fois sur 100, le voyant prend la pensée émise par un autre mental pour une perception clairvoyante d'une personne vivante ou d'un objet physique.

Les voyants dont je parle voient toujours selon leur tendance intérieure qui est gouvernée par des lois subtiles de l'hérédité, complètement inconnues des hommes de science, et encore plus des médiums et des voyants. L'un n'atteindra que le plan symbolique; un autre, ce qui est appelé par les occultistes le côté positif du son; un autre encore, les aspects négatifs ou positifs de l'épiderme et de ses émanations, et ainsi de suite parmi les innombrables couches successives de clairvoyance, octave après octave de vibrations. Ils ne connaissent chacun que le peu qu'ils ont expérimenté et pour toute autre personne essayer de développer le pouvoir est dangereux. La philosophie à la base de tout cela et les lois qui font apparaître et disparaître l'image sont pour les clairvoyants terra incognita.

Le plan septuple occulte de la nature, avec toutes ses modifications, produit des effets multiples, et aucun simple clairvoyant n'est capable de voir la vérité qui est à la base du cas le plus élémentaire de perception clairvoyante. Si un homme se déplace d'une chaise à une autre, immédiatement, des centaines de possibilités se présentent à l'œil clairvoyant et, seul, le voyant philosophe hautement entraîné — bref, un Adepte — peut les combiner toutes, de façon à arriver à une véritable « clair perception ». Dans l'acte si simple envisagé, presque tous les centres de force de l'être qui se déplace entrent en opération et chacun produit son effet particulier dans la lumière astrale. Immédiatement, le mouvement accompli, les pensées éveillées, créent leur propre son respectif, leur couleur, leur mouvement dans l'éther, leur quantité de lumière éthérique, leur image symbolique, leur perturbation de forces élémentales, et ainsi de suite dans tout le grand catalogue. Il suffit que quelqu'un cligne de l'œil, et tous les effets signalés se succèdent en bon ordre. Mais le voyant ne peut percevoir que ce qui s'accorde avec son développement et ses particularités personnelles, toutes limitées en force et en degré.

Que connaissent les clairvoyants, vous demanderai-je, de la loi d'inhibition ou de protection qui élève des barrières et qui agit toujours avec beaucoup de personnes ? Rien, absolument rien. Comment expliquent-ils ces cas où, quoi qu'ils fassent, ils ne peuvent percevoir quoi que ce soit concernant certaines choses. Si nous pouvons juger d'après la nature humaine et le caractère sordide de nombreuses écoles de clairvoyance, ne sommes-nous pas en droit d'affirmer que, s'il existait de la clairvoyance réelle en laquelle on puisse avoir confiance de nos jours chez ceux qui s'offrent à l'enseigner ou se font payer à cet effet, il y a longtemps qu'ils auraient fait fortune, que les banques auraient été dévalisées, les objets perdus retrouvés et les amis séparés plus souvent réunis ? En admettant qu'il y ait eu des exemples sporadiques de succès en ce sens, l'exception ne prouve-t-elle pas que la vraie clairvoyance n'est pas comprise, ni sur le point de l'être ?

Mais que vont faire les Théosophes ? Mettre fin à toute tentative de clairvoyance. Et pourquoi ? Parce qu'elle conduit les hommes, lentement mais sûrement — et presque sans espoir de retour — vers un état de passivité intérieure et extérieure dans lequel la volonté est graduellement annihilée, tandis qu'ils deviennent la proie des démons qui rôdent près du seuil de notre conscience. Par-dessus tout, ne suivre aucun conseil enjoignant de, « rechercher le développement ». C'est le chemin de la folie. Les légers attouchements ressentis sur la peau quand on tente ces expériences sont, disent les médiums, les frôlements délicats des « esprits ». C'est inexact. Ce sont les fluides éthérés provenant de l'intérieur de nous-mêmes qui se fraient un chemin de sortie par la peau, et produisent ainsi l'illusion d'attouchements. Au fur et à mesure que ce fluide s'échappe, la victime devient graduellement négative, la proie future de fantômes et d'images illusoires comme des feux follets.

« Mais alors, diront-ils, que chercherons-nous et qu'étudierons-nous ? » Etudiez la philosophie de la vie, laissez les décorations qui parent la route du développement spirituel pour des vies futures, et pratiquez l'altruisme.

William Q. JUDGE

Mediumnité (↑ sommaire)

Traduction de l'article « Mediumship » écrit par W.Q. Judge et publié dans la revue The Path de Novembre 1887, sous le pseudonyme d'« Albertus ».

Il n'existe pas de mot plus mal compris et mal appliqué que celui de « Médium ». Ayant été pris à leur compte par les spirites, ils lui ont donné une signification que l'on suppose naturellement aujourd'hui être la seule possédée par ce mot.

Les hommes prennent un mot, l'affublent d'une signification, l'enfourchent comme leur dada, et le lancent au galop tort et à travers, si bien que les autres s'en détournent avec terreur; ou bien encore, ils le condamnent à désigner une chose vile et inutile. Ceux qui ont donné au mot de médium le sens qu'il revêt actuellement, attribuant tout phénomène à l'œuvre d'esprits désincarnés, ont fait du médium ce qu'il est, et en attirant sur leur sein le Frankenstein qu'ils ont évoqué, ils l'enserrent étroitement dans leurs bras, qu'il soit ange ou démon. Pourvu que le médium transmette des communications d'« Esprits », il importe peu que ce soient des paroles de divine vérité, de purs mensonges, ou les pensées du médium lui-même; sans se donner vraiment la moindre peine pour découvrir la source de ces communications, ils les acceptent toutes et les attribuent aux Esprits. Ces procédés, et certains autres, ont découragé beaucoup d'investigateurs intelligents à poursuivre des recherches dans le domaine de la médiumnité, et ont amené tous les hommes, à quelques exceptions près, à se défier du mot et à le craindre.

Néanmoins, la médiumnité est, un fait, quel que soit le discrédit où il se trouve ou notre préjugé à son égard. Mais, en, réalité, la médiumnité ne consiste pas uniquement en soi-disant communications de décédés, ou en prétendues matérialisations et formes d'Esprits, dans les veines desquelles coule le sang rouge de la Nature, et dont l'haleine dégage fréquemment une odeur suspecte d'oignons. Bien qu'il n'y ait pas un aspect du spiritisme qui ne soit fondé sur une vérité, ces démonstrations sont presque toujours l'œuvre de gens peu scrupuleux cherchant profit ou renommée. Lorsqu'un médium acquiert une petite connaissance de quelque loi occulte ignorée, il s'imagine qu'il sait tout, qu'il le doit à ce qu'il appelle un esprit, et il applique immédiatement sa connaissance à son profit personnel. Trouvant qu'elle ne lui permet d'avancer que jusqu'à un certain point, et pas davantage, au lieu de tâcher de l'élargir, il s'efforce d'improviser sur ce qu'il sait, dans le but d'arriver à ses fins, ou pour gagner l'or qu'il convoite. Nous ne nions pas que ces êtres soient des médiums, car ils le sont effectivement comme le sont aussi les charlatans et les fraudeurs qui s'agrippent aux basques du spiritisme. Ce sont des médiums pour les passions inférieures et les élémentaux. L'erreur des spirites réside dans le fait qu'ils attribuent tous les phénomènes aux Esprits. La clairaudience, la clairvoyance, la psychométrie, l'hypnotisme, etc..., sont tous considérés comme l'œuvre d'un Esprit ou d'un Guide.

Tous les hommes sont des médiums ou des sensitifs, et à un point dont ils se doutent fort peu. Nous ne prétendons pas que tous les hommes soient des médiums pour les Esprits des morts, ou qu'ils soient tous des instruments pour les intelligences les plus sublimes, mais ils sont des médiums pour des élémentaux – incarnés ou désincarnés, ou encore n'ayant jamais été incarnés et ne devant peut-être jamais l'être – en résumé, des médiums pour tout ce que contient l'Astral, et parfois même pour ce qu'il y a au-delà de ce monde. Ils sont des médiums pour leurs propres sois Intérieur et Supérieur, ou pour ceux d'autres hommes, et très souvent, faute d'en reconnaître la nature véritable, ils les appellent « Esprits ». Le psychomètre est un médium ou un sensitif, mais il n'est cela qu'en rapport avec la manifestation de l'âme des choses. L'être plongé en hypnose est également médium, mais c'est pour la manifestation de ses propres pouvoirs latents ou pour ceux d'autres mortels. Le clairvoyant voit ce qui est enregistré sur l'Astral.

Le clairaudient peut entendre la voix d'Esprits, mais il peut tout aussi facilement percevoir la pensée, non exprimée en mots, d'autres êtres vivants, ou encore la voix de forces, ou de son propre Soi Intérieur ou Supérieur, qu'il ne reconnaît pas.

Tout s'inscrit sur la Lumière Astrale : la connaissance des âges, les actions accomplies de tout temps, les formes de tous ceux qui sont morts, et de tous ceux qui vivent actuellement, comme aussi les pensées de tous les êtres qui ont existé ou existent s'y trouvent photographiées. Les hommes raisonnables ont admis et admettent de plus en plus, chaque jour, qu'il y a des forces et des pouvoirs dans la nature, dont nous ne connaissons sa peu près rien. L'homme de science éclairé, dépourvu d'idées préconçues, commence à comprendre, dans une faible mesure, l'âme des choses animées et inanimées, les lumières, couleurs et auras des corps non lumineux, les pouvoirs et les forces exercées par les objets immobiles, et leurs effets sur l'organisme humain, mais le véritable étudiant occultiste seul les connaît parfaitement.

La pensée va et vient en passant d'un homme à l'autre. A un niveau supérieur, elle passe, de même, d'intelligences plus évoluées à l'homme, le tout s'accomplissant dans une sphère au-delà du monde matériel. Les hommes, pour des causes diverses, s'élèvent à des degrés différents au-dessus de leur soi extérieur ordinaire et arrivent dans l'Astral où tout se déploie devant eux. Ils ne voient et ne lisent que ce qu'ils sont aptes à percevoir, et ne comprennent que ce qu'ils sont préparés à saisir. Par suite d'une exaltation consciente ou inconsciente, ils s'élèvent à un niveau où ils entrent en contact avec un courant quelconque de pensée ou de paroles non exprimées, qui pénètre dans leur cerveau, par diverses voies d’accès. Ils ne comprennent peut-être que partiellement ce message qui est toutefois tout à fait étranger à leur façon normale de penser et, sachant qu'ils ont entendu une voix, ils l'attribuent à un Esprit, quoiqu'en fait ce puisse être la pensée d'un être vivant qu'ils entendent, sentent, voient ou répètent. Tous ceux qui, grâce à leurs efforts, à un entraînement ou une sensibilité personnelle extrême, se haussent consciemment, ou sont élevés inconsciemment, au-dessus du monde matériel, et acquièrent ainsi la sagesse, la connaissance et l'inspiration d'autres plans sont des médiums.

Tout étudiant qui a recherché l'occulte, et qui a atteint son but, a été médium, depuis Bouddha, Pythagore, Zoroastre, Apollonius, Platon, Jésus, Boehme, jusqu'aux occultistes de temps plus récents ou d'aujourd'hui. L'Adepte, comme le Chéla, l'Initié comme le Néophyte, le Maître comme l'Etudiant sont des Médiums. Le Chéla n'est que le Médium pour ses propres possibilités latentes – son Maître et les lois de la Nature. Il en est de même du Néophyte, car tous, en s'efforçant d'atteindre un haut idéal, cherchent à s'élever jusqu'à un plan où les lois Occultes peuvent se manifester d'une façon visible ou intelligible par leur intermédiaire, et où les voix silencieuses du Grand Invisible deviennent perceptibles, qu'elles soient individualisées ou diffuses dans l'espace, comme le sont les forces. Tout parle, et possède une signification, rien n'est silencieux – tout parle, depuis la monade en passant par toute la nature, les forces, les sphères et l'espace, jusqu'au silence Omniscient – le Verbe à jamais vivant, la voix de la Toute Sagesse, et tous les hommes entendent ou sentent de façon ou d'autre, certaines de ces voix et en sont donc les médiums.

Il existe des forces qui n'attendent que la volonté ou le désir des âmes pour revêtir un certain degré d'intelligence humaine, et se faire entendre à ceux gui les ont fait naître à la vie matérielle, ou par leur intermédiaire.

Le corps de l'homme lui-même n'est qu'un Médium, si ce n'est pour son propre Soi Intérieur et Supérieur, è'est pour celui d'autres hommes, car nous exprimons les pensées et les actes d'autrui tout aussi souvent que les nôtres.

Il n'y a pas une seule parole de sagesse ou de bonté exprimée, une note de vraie musique composée,' une ligne de véritable poésie écrite, un ensemble harmonieux de couleurs peint, qui n'ait été le résultat de la médiumnité. Il n'y a jamais eu d'explication d'une loi occulte ou de révélation d'un mystère divin par le canal d'un homme, d'un Chéla, d'un Etudiant, d'un Adepte ou d'un Maître, qui n'ait été due à la médiumnité.

Le Maître est plus élevé que le Chéla qui est son médium. Il existe quelque chose de plus haut que le Maître, et celui-ci en est le Médium. Envisagée sous son jour véritable, la Médiumnité est l'une des merveilles du Créateur. Celui qui possède cette faculté à un haut degré, qui comprend ce qu'elle est, et comment il peut en faire usage avec sagesse, peut se sentir l'objet d'une bénédiction suprême. Le mystique et le vrai Théosophe réalisant ce qu'est en réalité un Médium pourront bien hésiter avant de se joindre à ceux qui rejettent la divine sagesse, sous prétexte qu'elle a été transmise par un intermédiaire déclaré avec horreur par certains comme étant de nature médiumnique.

William Q. JUDGE

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