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Conversations sur l'occultisme, Clairvoyance, intuition, adeptes ¹

Sommaire :

Clairvoyance, Intuition, Adeptes (↑ sommaire)

Cet article fut publié en anglais pour la première fois par W. Q. Judge dans The Path de Novembre 1894.

L'Etudiant — Qu'arrive-t-il si une personne essaie de développer le pouvoir de vision dans la lumière astrale avant d'être initiée ?

Le Sage — La vision dans la lumière astrale ne s'effectue pas par le Manas mais par les sens et, de ce fait, elle se rattache entièrement à une perception sensorielle s'exerçant sur un plan différent du nôtre mais encore plus illusoire. Ce qui perçoit réellement, ou juge la perception, réside dans le Manas, dans le Soi. Le jugement final peut donc être faussé par la perception astrale si la personne n'est pas entraînée ou initiée au point de connaître la différence et de pouvoir discerner à coup sûr le vrai du faux. Une autre conséquence sera une tendance à s'installer dans ce genre de perception sensorielle subtile qui finira par s'accompagner d'une atrophie du Manas. Ceci augmente la confusion et retarde d'autant plus toute initiation possible ou l'interdit définitivement. En outre, une telle vision ressort du domaine des phénomènes et ne peut qu'ajouter à la confusion du Soi qui commence seulement à comprendre la vie actuelle. En faisant une investigation dans l'astral, on ajoute un nouvel élément de désordre par un apport de phénomènes venant d'un plan différent et en mélangeant ainsi les deux sortes. L'Ego doit trouver son point d'équilibre et ne pas être ballotté de ci, de là. Le renversement constant des images et des idées dans la lumière astrale, ainsi que les tours joués par les élémentaux de cette sphère que nous ne connaissons pas comme tels, mais percevons seulement dans leurs effets, sont encore de nature à ajouter à la confusion. Bref, le danger réel, à l'origine directe ou indirecte de tous les autres, vient de la confusion de l'Ego auquel, avant que les temps soient mûrs, on présente des choses étranges.

L'Etudiant — Comment peut-on savoir à quel moment on obtient une information occulte authentique provenant du Soi intérieur ?

Le Sage — II faut développer l'intuition et juger l'information reçue d'après le véritable critère philosophique, car si elle se révèle contraire aux règles générales et vraies, elle est nécessairement incorrecte. Il faut l'étudier par une analyse minutieuse et profonde qui permette de découvrir ce qui ressort de l'égotisme seul et ce qui n'en découle pas. Si elle résulte de l'égotisme, elle ne peut provenir de l'Esprit et elle est fausse. Le pouvoir de connaître ne résulte pas de l'étude livresque ou d'une simple philosophie, mais essentiellement de la pratique véritable de l'altruisme en action, en parole et en pensée, car cette pratique purifie les enveloppes de l'âme et permet à cette lumière de briller dans les profondeurs du mental cérébral. Celui-ci étant le récepteur à l'état de veille, il est nécessaire de le purifier d'abord des influences de la perception sensorielle et le moyen le plus sûr de le faire est de combiner la philosophie avec la vertu la plus haute, tant extérieure qu'intérieure.

L'Etudiant — Indiquez-moi quelques moyens pour développer l'intuition.

Le Sage — D'abord en l'entraînant par l'exercice et deuxièmement en ne s'en servant pas pour des fins personnelles. L'exercice consiste à la suivre à travers erreurs et souffrances jusqu'à ce que, à force d'essayer sincèrement de l'utiliser, elle s'exprime de sa force propre. Ceci ne signifie pas que nous puissions mal faire sans nous occuper des résultats, mais qu'après avoir établi la conscience sur une base juste en suivant la règle d'or, nous laissions libre cours à l'intuition et la renforcions. Inévitablement dans cette démarche, au début, nous ferons des erreurs, mais rapidement, si nous sommes sincères, l'intuition deviendra plus brillante et s'exprimera sans erreur. De plus, nous devrions étudier les œuvres de ceux qui, dans le passé, ont parcouru ce sentier et découvert ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Ils disent que le Soi est la seule réalité. Le cerveau doit recevoir des vues plus larges de la vie, comme par exemple par l'étude de la doctrine de la réincarnation du fait qu'elle fournit un champ illimité aux possibilités en réserve. Nous ne devons pas seulement être non-égoïstes, mais nous devons accomplir tous les devoirs que Karma nous a confiés et ainsi l'intuition nous montrera la route du devoir et le vrai sentier de la vie.

L'Etudiant — Y a-t-il des Adeptes en Amérique ou en Europe ?

Le Sage — Oui, il y en a, et il y en a toujours eu. Mais jusqu'à présent, ils se sont tenus cachés aux regards du public. Les vrais Adeptes ont une tâche immense à accomplir dans de nombreux départements de la vie et ils doivent préparer certaines personnes pour un travail futur à exécuter. Bien que leur influence soit vaste, on ne soupçonne pas leur existence et c'est justement la façon dont ils veulent travailler actuellement. Il y en a qui sont à l'œuvre avec des individus des tribus aborigènes d'Amérique, car parmi eux se trouvent des Ego destinés à faire un travail encore plus grand dans une autre incarnation, et ils doivent y être préparés dès maintenant. Rien n'est négligé par ces Adeptes. En Europe, c'est la même chose, chaque sphère de travail étant déterminée par le temps et le lieu.

L'Etudiant — Quelle est la signification de l'étoile à cinq branches ?

Le Sage — C'est le symbole de l'être humain qui n'est pas un Adepte et qui se trouve actuellement sur le plan de la nature animale en ce qui concerne les pensées de sa vie et son développement intérieur. C'est donc le symbole de la race. Renversée, elle signifie la mort ou la symbolise. Elle signifie aussi, lorsqu'elle est renversée, le côté obscur ou l'envers. C'est en même temps la croix douée du pouvoir d'intelligence, autrement dit : l'homme.

L'Etudiant — Le symbole d'une étoile à quatre branches existe-t-il ?

Le Sage — Oui. C'est le symbole du règne immédiatement au-dessous du règne humain, celui des animaux. Les clairvoyants authentiques peuvent voir l'étoile à cinq et à quatre branches. Tout cela est le résultat de l'intersection de lignes ou de courants de la lumière astrale émanant d'une personne ou d'une créature. L'étoile à quatre branches signifie que l'être qui n'a que cette étoile n'a pas encore développé le Manas.

L'Etudiant — La simple figure d'une étoile à cinq branches a-t-elle quelque pouvoir par elle-même ?

Le Sage — Elle en a, mais très peu. Vous savez qu'elle est employée par toutes sortes de gens comme emblème commercial, etc... et aux fins de certaines organisations, cependant aucun résultat ne s'ensuit. Il faut qu'elle soit employée par le mental pour présenter quelque force ou quelque valeur. Ainsi utilisée, elle porte avec elle tout le pouvoir de la personne à qui elle peut appartenir.

L'Etudiant — Pourquoi certains auteurs parlent-ils tant de l'épée en occultisme pratique ?

Le Sage — En fait nombre de ces auteurs ne font que répéter ce qu'ils ont lu. Mais il y a une raison, exactement comme à la guerre l'épée a une plus grande utilité pour la destruction qu'une massue. La lumière astrale correspond à l'eau. Si vous essayez de frapper dans l'eau ou sous l'eau avec une massue vous remarquerez que cela donne peu de résultat, mais un couteau bien affûté coupera presque aussi bien sous l'eau qu'au dehors. La friction est moindre. De même, dans la lumière astrale, une épée employée sur ce plan a plus de pouvoir de couper qu'une massue et à cause de cela un élémenlal sera plus aisément mis à mal par une épée que par une massue ou une pierre. Mais tout ceci a trait à des choses qui n'ont pas de réelle valeur pour le véritable étudiant et auxquelles ne s'adonnent que ceux qui œuvrent dans la magie noire ou qui, sans la moindre réflexion, ne savent pas vraiment ce qu'ils font. Il est certain que celui qui se sert de l'épée, ou de la massue, sera finalement blessé par elle. La leçon à tirer sera que nous devons rechercher le vrai Soi qui connaît tout Occultisme et toute vérité et possède en lui-même le bouclier protecteur contre tous les dangers. C'est là ce que les anciens Sages ont recherché et trouvé et ce vers quoi tous nos efforts devraient tendre.

Règles de Conduite Supérieure (↑ sommaire)

Cet article fut publié en anglais pour la première fois par W. Q. Judge dans The Path de Janvier 1895.

L'Etudiant — Y a-t-il dans la magie blanche ou dans l'occultisme pur des règles de conduite valables pour tous, c'est-à-dire des règles similaires aux dix commandements des chrétiens ou bien des règles pour la sauvegarde de la vie, de la liberté et de la propriété reconnue par la loi humaine ?

Le Sage — Oui, de telles règles existent et elles sont des plus strictes ; leur transgression ne peut être effacée que par l'expiation. Ces règles ne sont pas le produit de quelque cerveau ou intelligence ; mais elles découlent des lois de la nature, du mental et de l'âme. Par conséquent, il est impossible de les annuler. On peut les enfreindre et sembler y échapper pendant toute une vie, ou plus longtemps même, mais le seul fait de les enfreindre met immédiatement en jeu d'autres causes qui commencent à créer des effets et ceux-ci, d'une façon absolument inéluctable, réagissent finalement sur celui qui a violé les lois. Karma agit dans ce cas comme il le fait pour le reste ; il devient une Némésis qui, malgré parfois une certaine lenteur, est néanmoins le destin dans son implacabilité.

L'Etudiant — II n'arrive donc pas que lorsqu'un occultiste viole une règle un autre adepte ou agent se transforme en détective ou en policier pour amener le coupable à la justice, au banc des accusés ou à quelque tribunal, comme on peut le lire parfois dans les œuvres imaginatives d'écrivains ou de romanciers mystiques ?

Le Sage — Non. De telles poursuites n'existent pas. Au contraire, tous les compagnons-adeptes ou les étudiants ne sont que trop désireux d'aider celui qui a transgressé la règle non pas pour éviter la punition mais pour essayer sincèrement de mettre en œuvre des causes capables de contrebalancer l'effet de la transgression, pour le bien de tous. Souvenez-vous que la faute d'un seul réagit sur la famille humaine entière. Si, toutefois, le coupable ne désire pas réaliser le bien nécessaire pour réagir, il est abandonné simplement à la loi de la nature qui est, en fait, celle de sa propre vie intérieure et à laquelle il ne peut y avoir d'échappatoire. Dans Zanoni, le roman de Bulwcr Lytton, vous remarquerez que le Maître sévère, Mejnour, essaie d'aider Zanoni même au moment où ce dernier tombe lentement mais sûrement dans les filets tissés par lui-même et qui finissent par causer sa destruction. Mejnour connaissait la loi, Zanoni aussi. Ce dernier souffrait des effets d'une faute antérieure qu'il devait s'efforcer d'épurer. Le premier, s'il était lui-même trop sévère et dur, aurait à subir plus tard la peine découlant d'une telle erreur. Mais, en attendant, il était obligé d'aider son ami, comme y sont obligés tous ceux qui croient réellement à la Fraternité.

L'Etudiant — Quelle règle correspond à peu près au ; « Tu ne voleras point » ?

Le Sage — Celle qui fut exprimée depuis longtemps par l'ancien sage en ces termes : « Ne convoite la richesse d'aucune créature ». Ceci vaut mieux que : « Tu ne voleras pas » car vous ne pouvez pas voler à moins que vous ne convoitiez. Si vous volez parce que vous avez faim, vous pouvez être pardonné, mais néanmoins vous avez convoité la nourriture dans un but comme une autre personne convoite simplement dans le but de posséder. La richesse des autres est formée de toutes leurs possessions et n'inclut pas seulement leur argent mais aussi leurs idées, leurs pensées secrètes, leurs forces, pouvoirs et facultés sur le plan mental ou leurs pouvoirs psychiques ; en fait tout ce qu'ils possèdent sur tous les plans. Même si, dans ces domaines, ils sont prêts à tout donner, une autre personne ne doit pas convoiter leurs possessions. Vous n'avez donc pas le droit de pénétrer le mental d'un autre sans sa permission expresse, ni de lui prendre ce qui ne vous appartient pas. Lorsque vous enfreignez cette règle, vous devenez un cambrioleur sur le plan mental et psychique. Il vous est défendu de prendre quoi que ce soit en vue d'un gain, profit, usage ou avantage personnel. Mais il vous est permis de prendre ce qui est pour le bien général, si vous êtes assez avancé et bon pour en exclure l'élément personnel. Cette règle, comme vous pouvez vous en rendre compte, éliminerait d'emblée tous ceux qui sont bien connus de chaque observateur et qui veulent des pouvoirs psychiques pour eux-mêmes et pour leur propre usage. Si de telles personnes possédaient ces pouvoirs de vision et d'ouïe intérieures qu'elles désirent tant, aucune force ne pourrait les empêcher de commettre un vol sur les plans invisibles, partout où elles rencontreraient des natures sans protection. Et, comme la plupart d'entre nous sont bien loin d'être parfaits, si loin en vérité que nous devrons travailler durant de nombreuses vies encore, les Maîtres de Sagesse n'aident pas nos natures défectueuses à obtenir des armes avec lesquelles nous nous blesserions les mains. Car la loi agit implacablement et les infractions commises trouveraient leur aboutissement et leurs résultats de longues années plus tard. La Loge Noire est cependant très désireuse de permettre l'acquisition d'un tel pouvoir à tout malheureux mortel, faible ou pécheur, car cela augmenterait le nombre de victimes dont elle a tant besoin.

L'Etudiant — Exisle-t-il une règle qui corresponde à : « Tu ne porteras pas de faux témoignage » ?

Le Sage — Oui. Celle qui vous commande de ne jamais instiller dans le mental d'autrui une pensée fausse ou non véridique. Etant donné que nous pouvons projeter nos pensées dans le mental d'un autre nous devons éviter d'en communiquer de fausses. Elles se présentent devant lui qui, inhibé par leur force peut-être, en trouve un écho en lui-même. Elles sont comme de faux-témoins qui parlent de façon mensongère dans son cœur et plongent dans la confusion le spectateur intérieur qui vit de pensées.

L'Etudiant — Comment peut-on empêcher l'action naturelle du mental quand des images de la vie privée d'autrui se présentent à soi ?

Le Sage — Cela est difficile pour le courant des mortels. C'est pourquoi la masse, en général, n'a pas ce pouvoir ; autant que possible il est réfréné. Mais, quand l'âme exercée regarde dans le domaine de l'âme, elle devient aussi capable de diriger son regard et si elle rencontre une image qu'elle ne devrait pas volontairement saisir, elle s'en détourne. Un avertissement accompagne toutes les images de ce genre et on doit lui obéir. Ceci n'est pas une règle extraordinaire ou une information peu courante, car il y a de nombreux clairvoyants naturels qui la connaissent très bien encore que beaucoup d'entre eux ne pensent pas que d'autres puissent avoir la même connaissance.

L'Etudiant — Qu'entendez-vous par un avertissement qui accompagne l'image ?

Le Sage — Dans ce domaine, la plus infime pensée devient une voix ou une image. Toutes les pensées créent des images. Chaque personne a ses pensées et ses désirs secrets. Autour de ceux-ci elle crée une image de son désir de les tenir secrets, et le clairvoyant perçoit cela comme une voix ou une image d'avertissement qui semble lui enjoindre la discrétion. Chez certains l'image peut prendre la forme d'une personne qui lui dit de ne pas approcher ; chez d'autres ce sera une voix ; chez d'autres encore une connaissance simple mais sûre qu'il s'agit là de quelque chose de sacré. Toutes ces nuances dépendent des idiosyncrasies psychologiques du voyant.

L'Etudiant — Quelle catégorie de pensées ou de connaissances peuvent faire exception à ces règles ?

Le Sage — La pensée générale, philosophique, religieuse et morale. Autrement dit, dans ce cas, il n'y a pas de loi de droits d'auteur ni de brevet ; l'invention n'y est pas purement humaine et elle n'appartient pas au système compétitif. Quand un homme résout vraiment un problème philosophique, d'après les lois de la nature, cet acquis ne lui appartient pas mais est le bien de tous. Dans ce domaine, l'auteur ne peut prétendre tirer gloire ni profit quelconque, ni une utilisation personnelle. Par conséquent, le voyant peut en prendre autant qu'il le désire mais pour sa part il ne doit pas le revendiquer ni s'en servir pour son usage personnel, il devrait en être de même pour toutes les choses qui sont de nature à faire du bien en général. Elles doivent servir à tous. Si un Spencer élabore une longue série de sages pensées, bonnes pour tous les hommes, le voyant peut toutes les saisir. Car, en fait, peu de penseurs créent des pensées originales. Ils se vantent de le faire mais leur esprit investigateur explore le monde de l'intelligence et saisit dans les esprits plus lents ce qui est bon et vrai. Ils en font leur propriété, en récoltent parfois la gloire, parfois l'argent et, dans l'époque actuelle, ils revendiquent leurs pensées comme leur bien exclusif et en tirent profit.

Destruction du mal (↑ sommaire)

Cet article fut publié en anglais pour la première fois par W. Q. Judge dans The Path de Février 1895.

L'Etudiant — Vous avez parlé précédemment d'entités qui peuplent les espaces qui nous entourent. Sont-elles ou non toutes inconscientes ?

Le Sage — Elles ne sont pas toutes inconscientes. Il y a d'abord les multitudes ordinaires d'élémentaux qui se meuvent comme des courants nerveux au moindre mouvement d'un homme, d'un animal ou des éléments de la nature. Puis il y a les classes d'entités qui ont un pouvoir spécial et une conscience propre et qui restent difficilement accessibles aux hommes. Il y a aussi les ombres des morts qui sont de simples coques flottantes, ou des élémentaux animés ou auxquels les Frères de l'Ombre ont infusé un pouvoir d'action puissant et exceptionnel. Enfin il y a les Frères de l'Ombre dépourvus de corps physique, en dehors de rares exceptions, âmes mauvaises qui vivent longtemps dans cet état et ont une activité conforme à leur nature, avec le mal pour unique but, jusqu'à ce qu'ils soient finalement annihilés. Ce sont les âmes perdues du Kama loka, distinctes des « cadavres animés » dépourvus d'âmes qui vivent et se meuvent parmi les hommes. Ces entités noires sont les Dugpas, les Magiciens Noirs.

L'Etudiant — Ont-ils quelque rapport avec les chocs, les coups frappés, les influences mauvaises, la désintégration de matière peu résistante, accompagnée de bruits plus ou moins distincts ?

Le Sage — Oui. Pas toujours, bien entendu. Mais si on les aperçoit effectivement avant qu'un fait de ce genre se produise c'est qu'ils en sont les auteurs.

L'Etudiant — Je devrais donc supposer que si cela se produit en ma présence je suis la personne qui les attire, l'infortuné canal par lequel ils sont venus ?

Le Sage — Non, vous êtes ici complètement dans l'erreur. Dans ce cas vous n'êtes pas un canal de ce genre. En fait, vous êtes l'opposé et même la cause de la défaite temporaire de cette sombre entité. Vous confondez l'apparence, la manipulation extérieure de forces, avec la chose elle-même. Si vous étiez leur canal, leur agent, la cause de leur venue, rendant possible leur présence, il n'y aurait ni bruit, ni explosion. Ils agiraient alors en vous et par votre intermédiaire afin de blesser les autres silencieusement et insidieusement. Ils approchent de votre sphère et tentent d'y pénétrer. La force de votre caractère, de votre aspiration, de votre vie, les repousse et ils sont forcés, comme des nuages de pluie, de se décharger. Plus ils sont forts, plus bruyante sera leur manifestation de retraite. Pour l'instant, ils sont temporairement détruits ou, plutôt, mis hors de combat, et, comme un vaisseau de guerre, ils doivent se retirer pour réparation. Dans leur cas, il s'agit d'une accumulation de force en vue d'une nouvelle attaque, ici ou ailleurs.

L'Etudiant — Si, par exemple, des explosions bruyantes de ce genre se produisent, avec pulvérisation du plâtre qui est sur le mur et qu'une entité mauvaise est vue dans l'astral, peut-on conclure que la personne à proximité du phénomène (dans la mesure où l'on peut l'identifier dans le cas où elle se trouve seule) est précisément celle qui, en raison du pouvoir intérieur et de l'opposition à l'entité mauvaise, est la cause de sa défaite tapageuse temporaire ?

Le Sage — Exactement. La personne n'est pas la cause de l'approche de l'entité, ni son ami, mais en réalité, elle a un rôle de sauvegarde pour ceux qui sans cela seraient insidieusement affectés. Des étudiants mal informés arriveront probablement à une conclusion inverse, mais ce sera par manque de connaissance correcte. Je vais vous décrire brièvement un cas précis. Assis au repos sur un siège, les yeux fermés, j'ai vu s'approcher par les courants astraux une de ces entités mauvaises qui avait l'aspect d'un homme. Ses mains, comme des serres, étaient tendues vers moi pour m'affecter ; son visage avait une expression diabolique. Plein de force, il s'avança rapidement. Mais tandis que je le regardais, la confiance que je ressentais et la protection qui m'entoure, eurent sur lui l'effet d'un terrible choc et il sembla éclater de l'intérieur, vaciller, se désintégrer, pour finalement disparaître. Juste au moment où la désintégration commença, il se produisit un grand bruit. L'origine de ce bruit est due à la décharge soudaine d'électricité astrale qui provoque des réactions immédiatement transmises aux objets de la pièce jusqu'à ce que leur limite de tension soit atteinte et que le bruit se fasse entendre. C'est exactement le phénomène du tonnerre qui accompagne les décharges dans les nuages et auquel l'équilibre fait suite.

L'Etudiant — Peut-on appliquer cette explication à tout phénomène objectif, aux coups frappés qu'on entend dans les séances spirites, par exemple ?

Le Sage — Pas toujours. Elle est valable dans de nombreux cas mais se rapporte spécialement aux entités conscientes dont je vous parlais. Très souvent les petits bruits et les coups que l'on entend sont produits sous l'effet de la même loi mais sans la présence d'une telle entité. Ces bruits sont dus à la dissipation finale d'énergie accumulée. Ce n'est pas pour autant la preuve de la présence d'une entité étrangère consciente. Mais dans la mesure où ces coups sont l'aboutissement d'une opération, autrement dit le tonnerre qui marque la décharge d'un nuage astral à un autre, ils traduisent une dissipation de force accumulée. Avec cette distinction à l'esprit, vous ne devriez pas faire de confusion.

L'Etudiant — Les couleurs ne jouent-elles pas un rôle important dans cette affaire ?

Le Sage — Si. Mais pour le moment nous n'envisagerons pas cette question de couleur, si ce n'est pour dire que les entités mauvaises dont j'ai parlé se parent souvent d'un aspect de bonne couleur mais sont incapables de dissimuler la teinte sombre qui est le propre de leur nature.

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