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Conversations sur l'occultisme, Élémentaux, Vibrations, Précipitations, Adeptes ¹

Sommaire :

Étude des élémentaux (↑ sommaire)

Cet article fut publié en anglais pour la première fois par W. Q. Judge dans The Path d'Octobre 1888.

L'Etudiant — Sur quelle idée principale serait-il bon que j'approfondisse mon étude sur les élémentaux ?

Le Sage — Vous devriez graver clairement dans votre mental et comprendre à fond quelques faits et lois s'y rapportant. Comme le monde élémental est totalement différent de celui qui est visible pour vous, les lois qui gouvernent les élémentaux et leurs actions ne peuvent pas encore se définir en des termes utilisés actuellement par les écoles scientifiques ou métaphysiques. Pour cette raison, on ne peut en faire qu'une description fragmentaire. Je vais vous citer quelques-uns de ces faits, étant bien entendu que je n'inclus pas dans mes remarques toutes les classes d'êtres élémentaux. Tout d'abord les élémentaux n'ont pas de forme.

L'Etudiant — Vous voulez dire, je suppose, qu'ils n'ont pas de forme limitée ou de corps limité comme le nôtre avec une surface sur laquelle la sensation semble se localiser.

Le Sage — Non seulement cela, mais aussi qu'ils n'ont pas l'ombre de la moindre forme astrale, telle qu'elle est communément attribuée aux esprits. Ils n'ont pas de forme personnelle, distincte, dans laquelle se révéler.

L'Etudiant — Comment puis-je comprendre cela, compte tenu des exemples donnés par Bulwer Lytton ou d'autres écrivainsà propos d'apparitions d'élémentaux sous certaines formes ?

Le Sage — La forme, donnée à tout élémental ou prise par lui, est toujours, à son origine, subjective. Elle est produite par la personne qui voit et qui, pour devenir plus sensible à la présence de l'élémental, lui donne inconsciemment une forme. Ou bien, elle peut être due à une impression collective sur un grand nombre d'individus dont le résultat sera la création d'une forme définie, fruit des intipressions combinées.

L'Etudiant — Ceci nons amène-t-il à accepter la véracité de l'histoire de Luther qui aurait vu le diable ?

Le Sage — Oui, Luther, dès sa jeunesse, avait imaginé un diable personnel, chef de la fraternité des méchants, doué d'une certaine forme spécifique. Çeci revêtit instantanément les élémentaux que Luther évoquait, par enthousiasme intense ou par maladie, de l'image familière créée et cristallisée dans son mental; et il l'appela le Diable.

L'Etudiant — Ceci me rappelle un ami qui m'a dit avoir vu dans sa jeunesse le diable tel qu'on l'imagine d'habitude, surgir de la cheminée et traverser la pièce et, depuis cette époque, il a toujours cru à l'existence objective du diable.

Le Sage — De la même manière également vous pouvez comprendre les faits extraordinaires survenus à SALEM, aux Etats-Unis, lorsque des femmes hystériques et médiums et des enfants virent le diable ainsi que des lutins aux formes variées. Certains, parmi ces derniers, donnèrent des informations à leurs victimes. Tous étaient des élémentaux qui prenaient leurs formes illusoires dans l'imagination et la mémoire de ces pauvres gens tourmentés.

L'Etudiant — Mais il y a des cas où c'est toujours une même forme qui apparaît. Par exemple, une petite femme curieusement habillée qui n'avait jamais existé auparavant dans l'imagination de ceux qui la voyaient, ou bien d'autres apparitions revenant régulièrement. Comment ces images se produisent-elles si ces personnes ne les ont jamais eues devant elles auparavant ?

Le Sage — Ces images se trouvent dans l'aura de la personne et sont dues à des impressions pré-natales. Chaque enfant vient au monde possesseur d'images flottant autour de lui et s'attachant à lui; elles proviennent de la mère et, pour ces images, vous pouvez remonter extrêmement loin dans le temps, en suivant la longue lignée de vos ascendants. C'est là un aspect de l'action de la même loi qui produit des effets sur le corps de l'enfant par les influences qui agissent sur la mère pendant la gestation (l).

L'Etudiant — En conséquence, pour connaître la cause de toute apparition de ce genre, on doit être capable de regarder en arrière, non seulement dans la vie actuelle de la personne, mais aussi dans le passé des ancêtres ?

Le Sage — Précisément. Et c'est pour cette raison qu'un occultiste ne se presse pas de donner son opinion sur ces faits particuliers. Il peut seulement énoncer la loi générale, car toute une vie pourrait se gaspiller en investigations inutiles sur un passé sans importance. Vous pouvez voir que le fait d'examiner les petites affaires d'une vie entière pour dire à une personne à quel moment, ou dans quelle circonstance, une image fut projetée devant son mental, ne saurait se justifier. Des milliers d'impressions de ce genre ont lieu chaque année. Qu'elles ne soient pas développées en mémoire n'est pas une preuve qu'elles n'existent pas. Comme l'image invisible fixée sur la plaque sensible du photographe, elles sont là, dans l'attente de l'heure où on les développera.

L'Etudiant — Comment puis-je me représenter l'essence d'un élémental et son mode réel d'existence ?

Le Sage — Vous devriez penser qu'ils ne sont que des centres d'énergie qui agissent toujours en accord avec les lois du plan de nature auquel ils appartiennent.

L'Etudiant — N'est-ce pas exactement comme si nous disions que la poudre à canon est un élémental et qu'elle explose à coup sûr quand on fait feu ? En d'autres termes, les élémentaux ne connaîtraient pas de règles du bien ou du mal, mais agiraient sûrement quand se présente une incitation à leur action naturelle. C'est ainsi, je suppose, qu'ils sont qualifiés d'implacables.

Le Sage — Oui, ils sont comme l'éclair qui illumine ou détruit selon ce qu'en décident les diverses circonstances. L'éclair est sans considération pour l'homme, pour l'amour, la beauté ou la bonté, mais il peut aussi rapidement tuer l'innocent, brûler la propriété de l'homme bon aussi bien que celle du méchant.

L'Etudiant — Que peut-on dire encore ?

Le Sage — Les élémentaux vivent aussi bien à l'intérieur des objets en les pénétrant librement, qu'au-delà de l'atmosphère terrestre.

L'Etudiant — Voulez-vous dire qu'une certaine catégorie d'élémentaux, par exemple, existe dans cette montagne et flotte sans entraves à travers les hommes, la terre, les rochers et les arbres ?

Le Sage — Oui, et non seulement cela mais, en même temps, pénétrant cette catégorie d'élémentaux, il peut y en avoir une autre qui flotte en pénétrant non seulement les rochers, les arbres et les hommes, mais aussi bien la première des catégories auxquelles j'ai fait allusion.

L'Etudiant — Perçoivent-ils ces objets qui, pour nous, font obstruction et qu'ils traversent ainsi librement ?

Le Sage — Non, généralement ils ne les perçoivent pas. Dans des cas exceptionnels oui, mais alors ce n'est jamais avec la même sorte de perception que la nôtre. Pour eux, les objets n'existent pas. Un gros bloc de pierre ou de fer ne leur offre pas de limite ou de densité. Il peut toutefois faire impression sur eux par un changement de couleur ou de son, mais non par l'effet de sa densité ou d'une obstruction possible.

L'Etudiant — N'est-ce pas un peu le même cas lorsqu'un courant électrique passe par un morceau rigide de fil de cuivre alors qu'il ne traversera pas un espace d'air qui n'offre apparemment pas de résistance ?

Le Sage — Cela tend à prouver qu'une chose dense pour une forme d'énergie donnée peut être néanmoins entièrement ouverte à une autre. En poursuivant votre illustration, nous constatons que l'homme peut traverser l'air mais que le métal l'arrête. Si bien que ce qui est « dureté » pour nous ne l'est pas pour l'électricité. De même, ce qui peut arrêter un élémental n'est pas un corps que nous appelons dur, mais quelque chose qui, pour nous, est intangible et invisible mais leur présente une barrière infranchissable.

L'Etudiant — Recevez mes remerciements pour votre enseignement.

Le Sage — Efforcez-vous de mériter encore plus de lumière.

Note

(l) Voir Isis Unvelled, Chapitre sur la Teratology (Ed. Path). 3

Vibrations occultes, extraits d'une conversation avec H.P.B. en 1888 (↑ sommaire)

Cet article fut publié en anglais pour la première fois par W. Q. Judge dans The Path de Juin 1893.

(Ce qui suit a été écrit par mes soins sous la dictée d'H.P.B. en 1888 et devait être imprimé à cette époque. Cependant, ce texte n'a pas été utilisé à ce moment-là mais, comme je l'ai ramené chez moi, il présente, à l'heure actuelle, un intérêt certain. — W.Q.J.)

Question— J'ai été frappé, en pensant à la différence qui existe entre les gens ordinaires et un adepte, ou même un étudiant partiellement développé, par le fait que le taux de vibration des molécules cérébrales, ainsi que la coordination de ces dernières avec les vibrations du cerveau supérieur, pourrait être à la base de cette différence et expliquer également bien d'autres problèmes.

H.P.B. — C'est vrai. Ces vibrations sont à l'origine des différences et produisent de nombreux phénomènes curieux. Les différences entre les personnes sont en grande partie dues à des vibrations de toutes sortes.

Question — En lisant l'article dans le PATH d'Avril 1886, cette idée me fut de nouveau suggérée. J'ouvre à la page 6 Vol. l : « La Divine Résonance dont il est parlé ci-dessus n'est pas la Lumière Divine elle-même. La Résonance n'est que l'expiration du premier son de l'Aum entier... Elle se manifeste non seulement comme le pouvoir qui réveille et anime les particules de l'univers, mais aussi dans l'évolution et la dissolution de l'homme, de l'animal, du minéral et du système solaire. Chez les Aryens, elle était représentée par la planète Mercure qui a toujours passé pour gouverner les facultés intellectuelles et pour jouer le rôle du stimulateur universel. » Qu'en pensez-vous ?

H.P.B. — Mercure a toujours été connu comme le dieu de la sagesse secrète. Il est Hermès autant que Budha, le fils de Soma. En parlant des choses du plan inférieur, j'appellerais la « Divine Résonance » dont il est question dans le Path « les vibrations » et le générateur, ou ce qui donne l'impulsion à chaque sorte de phénomènes dans le plan astral.

Question — Les différences constatées entre les cerveaux et les natures humaines doivent donc avoir leur origine dans des différences de vibration ?

H.P.B.— Très certainement.

Question — Parlant de l'humanité dans son ensemble, est-il exact que tout être humain a un ton ou un taux de vibration auquel il répond spécifiquement.

H.P.B.— Les êtres humains, en général, sont comme autant de touches d'un piano, chacune ayant son propre son, et leurs combinaisons produisent d'autres sons d'une variété infinie. Comme la nature inanimée, ils ont une note tonique fondamentale à partir de laquelle toutes les nuances de caractère et de constitution procèdent par des changements sans fin. Rappelez-vous ce qui a été dit dans Isis Unveiled, Volume l, Edition anglaise : « L'Univers est la combinaison de milliers d'éléments et cependant l'expression d'un seul esprit, — un chaos pour les sens (physiques), un cosmos pour la raison (manas) ».

Question — Ceci s'applique, en général, à la nature. Est-ce l'explication de la différence qui existe entre un adepte et des personnes ordinaires ?

H. P. B.— Oui. Cette différence réside en ce qu'un adepte peut être comparé à ce ton unique qui contient tous les autres tons composant la grande harmonie de la nature. Il possède la synthèse de tous les tons dans ses pensées, tandis que l'homme ordinaire qui possède le même ton de base, n'agit et ne pense que sur une seule harmonique ou seulement sur quelques-unes de ce ton fondamental, n'émettant avec son cerveau que quelques rares accords parmi la totalité de la grande harmonie réalisable.

Question — Ceci a-t-il quelque chose à voir avec le fait qu'un disciple peut entendre la voix de son maître à travers l'espace astral, alors qu'un autre homme ne peut entendre les adeptes, ni communiquer avec eux ?

H.P.B. — C'est parce que le cerveau du chéla est accordé, par son entraînement, avec le cerveau du Maître. Ses vibrations sont synchronisées avec celles de l'Adepte, alors que le cerveau non entraîné n'est pas mis ainsi à l'unisson. Le cerveau du chéla est donc anormal, si nous le considérons du point de vue de la vie ordinaire, tandis que celui de l'homme ordinaire est normal pour s'adapter aux activités dans le monde. Cette dernière personne peut être comparée à un daltonien.

Question — Que voulez-vous dire ?

H.P.B. — Ce que le physicien considère comme normal est considéré comme anormal du point de vue de l'occultisme et inversement. La différence entre un daltonien qui confond les lumières et un adepte qui voit, c'est que le premier prend une couleur pour une autre tandis que l'adepte voit toutes les couleurs dans chaque couleur sans pour autant les confondre entre elles.

Question — L'adepte a-t-il donc élevé le taux de ses vibrations de manière à avoir les mêmes que celles de la nature dans son ensemble.

H.P.B.— Oui. Les plus grands adeptes. Mais il y en a d'autres qui, tout en étant très en avance sur les hommes, sont pourtant encore incapables de vibrer à un tel degré.

Question — L'adepte peut-il produire à volonté une vibration susceptible de changer une couleur en une autre ?

H.P.B. — II peut produire un son qui altérera une couleur. C'est le son qui produit la couleur et non le contraire. Par la corrélation des vibrations d'un son de manière adéquate une nouvelle couleur est produite.

Question — Est-il exact que sur le plan astral chaque son produit toujours une couleur ?

H.P.B. — Oui. Mais ces couleurs sont invisibles parce que les corrélations convenables avec elles ne sont pas encore faites par le cerveau humain de manière à devenir visibles sur le plan terrestre. Lisez Galton qui donne les expériences faites avec les couleurs et les sons perçus par des psychiques et des sensitifs prouvant que de nombreux sensitifs voient toujours une couleur associée à un son. Le daltonien reçoit les vibrations capables de produire l'impression du rouge, mais, comme il ne peut les percevoir, il en modifie la résultante, pourrions nous dire, et ne voit qu'une couleur correspondant à la gamme de vibrations qu'il est capable de percevoir sur l'ensemble. Ses sens astraux peuvent voir la couleur réelle, mais l'œil physique a ses propres vibrations et celles-ci étant sur le plan extérieur, dominent les autres pour le moment, et l'homme astral est poussé à rapporter au cerveau ce qu'il a vu correctement. Car dans chaque cas le stimulus extérieur est envoyé à l'homme intérieur, qui est alors forcé, pour ainsi dire, d'accepter le message et de le confirmer à ce moment-là, tant que c'est possible. Mais il y a des cas où l'homme intérieur est capable même alors de dominer le défaut extérieur et de faire voir la différence au cerveau. Dans de nombreux cas de folie la confusion entre les vibrations de toutes sortes est si grande qu'il n'y a pas de corrélation entre l'homme intérieur et l'homme extérieur et nous avons alors un cas d'aberration. Mais même dans certains de ces cas malheureux, la personne à l'intérieur est tout le temps consciente qu'elle n'est pas folle mais qu'elle ne peut pas se faire comprendre. Ainsi il arrive souvent, que des personnes soient rendues folles par un traitement impropre.

Question — Par quelles sortes de vibrations les élémentaux produisent-ils des couleurs et des lumières diverses ?

H.P.B. — C'est là une question à laquelle je ne peux pas répondre bien que je la connaisse bien. Ne vous ai-je pas dit que des secrets risqueraient d'être révélés trop tôt ?

Devachan, Précipitations, Adeptes, Élémentaux (↑ sommaire)

Cet article fut publié en anglais pour la première fois par W. Q. Judge dans The Path d'Avril 1894.

En 1875, 76, 77 et 78, mon intimité avec H.P.B. m'a donné de nombreuses occasions de parler avec elle de ce que nous appelions alors « Magie ». Ces occasions utiles et merveilleuses pour moi au plus haut point, se présentaient tard dans la soirée, ou parfois pendant le jour. J'avais alors l'habitude de lui rendre visite dans la journée, chaque fois que je pouvais m'échapper de mes obligations de travail. Très souvent je suis resté dans son appartement dans le but d'entendre et de voir autant de choses que je le pourrais. Plus tard, en 1884, j'ai passé bien des semaines avec elle, rue Notre-Dame des Champs à Paris, assis auprès d'elle, jour après jour, soirée après soirée. Plus tard, en 1888, étant avec elle à Londres, à Holland Park, quelques occasions se présentèrent encore. Je publie ici des aperçus de ce qu'elle a dit, pour le bien de ceux qui peuvent tirer bénéfice de ses paroles. On ne connaît sûrement pas d'occultiste pratique plus grand qu'elle, jusqu'à ce siècle et, de ce point de vue, ce qu'elle a dit sera d'une valeur appréciable pour quelques-uns.

A propos du Devachan (↑ sommaire)

Ce terme n'était pas employé à cette époque. La conversation était à propos des étapes sur le Sentier et sur le retour ici-bas. En réponse à une question, elle me dit :

« Oui, vous avez été ici auparavant et occupé à ce même travail. Vous êtes né avec cette tendance et dans d'autres vies vous avez rencontré ces personnes (influences supposées de certains Adeptes) et elles sont ici pour vous voir pour cette raison ».

Plus tard, lorsqu'on en était venu à utiliser des termes définis, la question soulevée fut si, oui ou non, tous les êtres restaient 1500 ans en Devachan.

« Voyons, Judge, vous devez bien savoir que, conformément à la philosophie, nous n'y restons pas tous aussi longtemps. Cela varie avec le caractère de chacun. Un penseur strictement matérialiste en sortira plus tôt que celui qui est à la fois un philosophe spiritualiste et plein de bonté. En outre, rappelez-vous que tous ceux qui travaillent pour la Loge, peu importe leur degré, sont aidés à sortir du Devachan si eux-mêmes le permettent. Votre propre idée à laquelle vous êtes arrivé, à savoir que 1500 ans ne s'étaient pas écoulés depuis votre entrée en Devachan, est correcte, et ce que je dis est ce que le Maître lui-même me dit. Ainsi, vous voilà renseigné. »

Précipitations par les Maîtres (↑ sommaire)

En réponse à une question sur ce sujet, elle a dit :

« Si vous croyez que le Maître va continuellement précipiter des choses, vous vous trompez. Oui, II peut le faire. Mais la plupart des précipitations sont réalisées par des chélas qui vous sembleraient presque des Maîtres. Je vois Ses ordres et les pensées et les mots qu'Il désire voir employer et je les précipite dans cette forme; c'est ainsi que procèdent * * * et un ou deux autres ».

« Bien, et que dites-vous de leur écriture? ».

« Tout ce que vous écrivez est toujours de votre écriture, mais ce n'est pas votre écriture personnelle généralement employée ou apprise en premier si vous choisissez de prendre ou d'adopter une certaine forme d'écriture. Maintenant, vous savez que l'écriture des Maîtres qui leur est particulière et personnelle, est une écriture étrangère quant au son et à la forme — constituée en fait, de caractères indiens. Aussi, adop-tèrent-lls une forme d'écriture en anglais et dans cette forme je précipite leurs messages sous leur direction. B. — a failli me surprendre un jour, et il aurait pu faire un beau gâchis avec le choc qu'il m'a causé. Le message doit se voir dans la lumière astrale en fac-simile, et au moyen de cette matrice astrale je précipite l'ensemble. C'est différent, toutefois, si le Maître m'envoie le papier avec le message déjà prêt. C'est pourquoi j'appelle ces choses des « tours psychologiques ». On semblait chercher le signe d'un miracle objectif, mais un moment de réflexion montre que tout cela ne prouve rien d'autre que de l'habileté occulte. Plus d'un médium a produit des précipitations avant que l'on entende parler de ma modeste personne. Mais béni soit celui qui n'a pas besoin de signes. Vous avez vu quantité de ces choses. Pourquoi voulez-vous me questionner ?

Ne pouvez-vous faire usage de votre cerveau et de votre intuition ? J'ai échantillonné pour vous presque toute la série possible des « miracles ». Que les gens se servent de leur cerveau et de leur intuition en partant des faits connus et des théories qui ont été communiquées. »

Si les Magiciens blancs agissent, que se passe-t-il ? (↑ sommaire)

« Tenez, voici un homme qui veut savoir pourquoi les Maîtres n'interviennent pas tout de suite pour sauver ses affaires. On ne semble pas se souvenir de ce que signifie pour un Maître de faire usage de la force occulte. Si vous faites exploser de la dynamite pour fendre un rocher vous pouvez aussi faire écrouler une maison. Il y a une loi selon laquelle lorsqu'un Magicien Blanc emploie son pouvoir occulte, une quantité égale de pouvoir peut être employée par le Magicien Noir. Les chimistes inventent des poudres pour les .explosifs et les méchants peuvent éventuellement les utiliser à leurs fins. Vous vous imposez pour arriver en présence du Maître et vous endossez les conséquences des forces immenses qui l'environnent et dont vous devenez le jouet. Si vous avez quelques faiblesses de caractère en un point donné, les Magiciens Noirs utiliseront le trouble causé en dirigeant les forces engendrée » sur ce point là et pourront entraîner votre ruine. Il en est toujours ainsi. Une fois passée la barrière qui borde le terrain occculte, des forces actives, nouvelles, terribles, seront rencontrées sans aucun doute. Alors si vous n'êtes pas fort, vous pouvez devenir une épave dans cette vie. Voici où est le danger. C'est une des raisons pour lesquelles les Maîtres n'apparaissent pas et n'agissent pas directement très souvent, mais presque toujours par des degrés intermédiaires. Comment dites-vous ? « les forces doubles dans la nature ? », Précisément, c'est exactement cela, et les Théosophes devraient s'en souvenir. »

Les Maîtres punissent-ils ? (↑ sommaire)

« Voyez-vous, je ne vais pas tout vous dire à ce sujet. Ils sont justes. Ils incarnent la Loi de Compassion. Ne vous imaginez pas une seule minute que les Maîtres vont se précipiter sur vous pour vos manquements et vos torts. Karma y pourvoira. L'éthique des Maîtres est la plus haute. Du point de vue de votre question. Ils ne punissent pas. Ne vous ai-je pas dit que même envers des détracteurs qui cherchent à les salir, jamais les Maîtres n'imposeront de punition. Je ne peux pas comprendre ce qui a amené une telle question. Karma exécutera l'action punitive qui est nécessaire. »

A propos des Élementaux (↑ sommaire)

« Cela fait déjà longtemps que je vous ai dit que ce sujet ne serait pas expliqué. Cependant, je peux vous dire certaines choses. Celui que vous et Olcott aviez l'habitude d'appeler * * * ne peut pas vous voir à moins que je le lui permette. Maintenant, j'imprimerai votre image sur lui de telle sorte que, pareille à une photographie, il se souvienne de vous longtemps. Mais vous ne pouvez pas l'amener à vous obéir tant que vous ne savez pas comment diriger la force. Je vais vous l'envoyer et lui faire donner un son de clochette. »

(Peu de jours après, le signe proposé fut fait à une certaine distance d'elle et une petite clochette sonna dans l'air alors que j'étais en train de causer avec une personne ne s'intéressant pas à la Théosophie, et tandis que j'étais éloigné de trois milles d'H. P. B. Lorsque je la revis, elle me demanda si * * * était bien venu et avait sonné la clochette, mentionnant le jour et l'heure avec exactitude).

« Celui-ci n'a pas de forme spéciale, mais serait plutôt comme une masse d'air tourbillonnante. Il est, malgré tout, tout à fait défini, comme vous le savez d'après ce qu'il a fait. Certaines classes ont des formes qui leur sont propres. La division générale en élémentaux du feu, de l'air, de la terre et de l'eau, est assez correcte, mais elle n'englobe pas toutes les classes. Il ne peut se passer autour de nous la moindre chose, quelle qu'elle soit, sans que les élémentaux y soient mêlés, car ils constituent une partie nécessaire de la nature, aussi importante que les courants nerveux dans votre corps. Eh bien ! dans les orages, il faut voir comme ils tourbillonnent de toutes parts. Ne vous rappelez-vous pas ce que vous m'avez dit au sujet de cette dame *** qui les voyait changer et se mouvoir à ce fameux opéra ? Cela était dû à ses tendances et au thème général de l'opéra » (II s'agissait de Tristan et Iseult de Wagner - J.) « Dans ce cas, comme Iseult est irlandaise, le thème fondamental a éveillé une classe d'élémentaux particuliers à cette île et à ses traditions. C'est un drôle d'endroit, Judge, cette Irlande. Elle est entièrement bourrée d'une classe particulière d'élémentaux; et je vois qu'ils ont même émigré en très grand nombre. Parfois, l'un, tout à fait accidentellement éveille quelque ancien système, égyptien par exemple. C'est là l'explication de ce drôle de bruit astral qui, disiez-vous, vous rappelait celui d'un sistre qu'on secoue; il était vraiment objectif. Mais, mon cher, pensez-vous que je vais vous donner un extracteur d'élémentaux breveté ? Pas encore. Bulwer Lytton a très sagement écrit, pour lui, à ce sujet. »

(En parcourant Central Park, à New-York) « C'est très intéressant ici. Je vois un grand nombre d'Indiens, et aussi leurs élémentaux, tout aussi réels que vous paraissez l'être. Ils ne nous voient pas; ce sont tous des fantômes. Mais faites bien attention, Judge, ne confondez pas le magnétisme qui s'échappe de votre peau avec les petits coups frappés par de prétendus élémentaux qui demandent une cigarette. »

(C'est à New-York (34e Rue) qu'elle me parla la première fois, en détail, d'élémentaux, après que je lui aie posé des questions sur le spiritisme - J.).

« C'est presque entièrement l'œuvre d'élémentaux.
Maintenant je peux les faire taper n'importe où, où vous voulez dans cette pièce. Choisissez n'importe quel endroit que vous désirez ». (Je montrai du doigt un endroit du mur revêtu de plâtre dur où il n'y avait aucun objet).
« Maintenant posez n'importe quelle question à laquelle on puisse répondre par des coups frappés. »

Q. — Quel est mon âge ? Coups : le nombre correct.

Q. — Combien de personnes y a-t-il chez moi ; Coups : correct.

Q. — Combien de mois ai-je passé à Londres ? Coups : correct.

Q. — Combien de minutes après l'heure indique ma montre ? Coups : correct.

Q. — Combien de clefs ai-je sur mon anneau ? Coups : correct.

H. P. B. « Eh bien ! ça suffit ! Arrêtons là. Vous n'obtiendrez plus rien car j'ai coupé. Faites de votre mieux. Ils n'ont pas d'intelligence. Ils ont tout pris dans votre tête, même pour les clefs, car vous savez dans votre for intérieur combien de clefs il y a sur l'anneau, même si vous l'avez oublié. De toutes façons j'aurais pu les voir dans votre poche, les compter et ensuite le frappeur aurait débité le nombre exact de coups. Mais il y a mieux que toute cette stupidité de magie ! »

Elle fait une Précipitation à Londres (↑ sommaire)

En 1888, j'étais à Londres et j'avais besoin d'un papier sur lequel il y avait à peu près quatre phrases écrites à l'encre rouge et que j'avais laissé en Amérique.

Je descendis dans sa chambre où était B. Keightley, et, sans rien dire, je m'assis en face d'H. P. B. Je pensai : « Si seulement elle me ramenait, d'une manière ou d'une autre, une copie de ce papier ». Elle me sourit, se leva, alla dans sa chambre, en sortit aussitôt, et en un instant me tendit un morceau de papier, en le faisant passer juste devant Keigthley. A ma stupéfaction, c'était un duplicata de mon papier, un fac-simile. Je lui demandai alors comment elle l'avait obtenu et elle répondit : « Je l'ai vu dans votre tête et le reste fut facile. Vous avez pensé très clairement. Vous savez que cela peut se faire et vous en aviez besoin. » Tout ceci fut réalisé à peu près aussi vite que le temps nécessaire pour lire ces quelques lignes d'explication.

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