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  • W.Q. Judge / Échos de l'Orient
  • Après la mort, Serpent

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Échos de l'Orient (4)

[Les chapitres 18 à 21 sont ci-dessous]

Chapitre 18

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Ceux qui s'opposent à la doctrine de karma prétendent qu'elle est injuste, froide et fataliste, mais l'expérience parmi les peuples qui y croient ne confirme pas ces conclusions, et les objections soulevées ne résistent pas à un examen sérieux. Les hindous et les bouddhistes croient
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fermement au karma, convaincus que nul autre qu'eux-mêmes ne les punit ou les récompense dans cette vie ou toute autre, et pourtant, nous ne les trouvons ni froids ni incapables d'une sympathie compatissante. En vérité, il est bien connu que, dans les rapports sociaux, l'hindou est aussi affectueux et tendre que son frère américain, et il existe autant de cas d'héroïque sacrifice de soi dans leur histoire que dans la nôtre. Certains observateurs vont plus loin et disent que la croyance de l'hindou dans le karma et la réincarnation l'a rendu plus doux que les Européens, dans sa façon de traiter les hommes et les animaux, et plus spirituel dans sa vie journalière. Si nous approfondissons l'histoire de l'Inde, nous voyons que cette croyance au karma s'associe à des œuvres matérielles d'une grande ampleur, dont les vestiges suscitent encore notre étonnement, notre admiration et notre respect; il est douteux que nous puissions jamais faire preuve de tels triomphes sur la nature que ceux dont témoignent à n'importe quel moment les temples de l'Hindoustan taillés dans le roc. Il semble donc que cette doctrine, qui est celle des théosophes, ne soit pas du genre à produire des effets néfastes et débilitants sur les gens qui l'admettent.

«Mais», objectera un critique, «c'est du fatalisme. Si karma est karma, si je dois être puni de telle et telle façon, cela se produira, que je le veuille ou non; et par suite, je dois dire comme le Turc: "Kismet", et ne rien faire». Bien que la doctrine musulmane du Kismet ait été faussement interprétée comme du fatalisme pur et simple, ni le Prophète, ni ses plus grands disciples ne l'ont considérée ainsi, car ils enseignèrent que c'était la loi et non le destin fatal. Karma n'est pas plus sujet à cette objection. Il
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n'apparaît comme fatalisme qu'aux yeux de ceux qui, ayant vaguement cru comprendre que karma s'appliquait à une seule vie, ne donnent pas à cette doctrine sa véritable portée majestueuse et infinie. Si, par contre, chaque homme est considéré comme celui qui façonne le destin pour sa prochaine personnalité terrestre éphémère, on ne peut voir en karma aucune fatalité, car c'est dans la main même de l'individu que se trouve le décret. Il a mis lui-même en mouvement les causes qui amèneront inévitablement certains résultats; mais il aurait pu tout aussi aisément créer des causes différentes et provoquer ainsi des résultats également différents.

Certains, qui font du sentiment la règle de leur vie, ont l'impression que cette doctrine qui impose une justice inflexible et nous oblige à perdre pour toujours nos amis et parents bien-aimés, une fois que la mort a fermé la porte, est d'une froideur rebutante et manque de tendresse. Il faut cependant se souvenir que le sentiment et nos propres désirs ne constituent pas les lois directrices de la Nature; mais, même en nous plaçant sur le terrain du sentiment, il n'y a aucune raison pour soutenir cette objection; elle provient d'une connaissance incomplète de la doctrine: lorsque celle-ci est saisie dans toute son ampleur, on s'aperçoit qu'elle offre autant d'opportunités de satisfaire les penchants du cœur que n'importe quelle autre théorie de la vie. La même loi qui nous fait naître à cette vie, pour y éprouver souffrance ou joie selon nos mérites, décrète que les amis et parents qui se ressemblent doivent s'incarner ensemble, jusqu'à ce que, par l'effet de différences accusées entre les caractères, ils ne puissent plus, par le jeu d'une loi quelconque d'attraction
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mutuelle, demeurer en compagnie les uns avec les autres. Et ils ne se séparent pas à moins d'être devenus complètement différents - et pas avant. Qui voudrait rester éternellement lié à des parents ou à des connaissances antipathiques, sous prétexte qu'il y a eu un accident de naissance ?

De plus, c'est pour nous aider que cette loi travaille bien, et sans cesse. Il est dit en effet: «Ceux que vous aidez vous aideront dans d'autres vies». II se peut que nous ayons connu, il y a des âges, des êtres qui, depuis longtemps, ont atteint de plus hauts sommets. Dès l'instant où, dans la longue suite de nos incarnations, nous nous rapprochons du point où ils poursuivent leur pèlerinage, ils nous accordent immédiatement leur assistance, que ce soit sur le plan matériel ou moral. Et que l'un ou l'autre sache qui assiste, ou qui est assisté, ne change rien à la chose. La loi inflexible guide le courant et amène les résultats. Ainsi, les membres de la famille humaine tout entière agissent réciproquement les uns sur les autres, obligés à le faire par une loi qui est aussi bonne que grande, et qui transforme le mépris que nous avons pu témoigner jadis en respect et vénération d'aujourd'hui, et en occasions présentes d'aider nos semblables.

Il n'y a aucun favoritisme possible dans la Nature; aucun homme ne jouit d'un privilège ou d'un don qu'il n'ait mérité, que ce soit à titre de récompense ou de compensation. En considérant la vie actuelle qui s'étend devant notre vision limitée, il se peut que nous ne trouvions aucune cause pour qu'une telle récompense soit octroyée à un homme indigne, mais karma ne se trompe jamais, et paie toujours son dû à chacun. Et non seulement
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il récompense, mais c'est à lui seul qu'appartient d'imposer les réparations que, dans un esprit de vengeance, nous cherchons à exiger. C'est dans cette optique qu'il faut lire la parole biblique: «La vengeance m'appartient; je donnerai à chacun selon son dû»(82) ; car aussi sûrement qu'un homme en blesse un autre, karma frappera un jour le coupable; mais que la victime prenne garde de ne pas souhaiter la punition du coupable, car elle en sera également punie par karma. Ainsi, de tout ce réseau de vie, où tourne sans cesse la roue qui nous lie, karma offre la délivrance, et le moyen de la délivrance, et la réincarnation nous donne le temps de nous assurer cette délivrance.

Chapitre 19

Dans le Livre des Morts égyptien, le chapitre CIX décrit l'endroit où, après la mort, les âmes désincarnées séjournent, à des degrés différents de perfection. Certaines sont représentées en train de récolter du blé haut de trois coudées, tandis qu'à d'autres glaner est la seule chose permise: «II glana dans les champs d'Aanrou». Ainsi, certaines âmes jouissent de la perfection
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de la béatitude spirituelle, tandis que d'autres n'atteignent qu'à des degrés inférieurs dans cet endroit, ou cet état, où la divine justice est mesurée à chacune(83).

Le devachan est le pays de la récompense; le domaine des effets spirituels. Le mot spirituel se rapporte ici à l'état désincarné, et ne doit être employé que par opposition à notre existence matérielle. Le chrétien illustre ce fait par l' entourage(84) matériel de son Ciel. Dans sa Doctrine Secrète, H.P. Blavatsky écrit: «La mort elle-même est incapable d'en délivrer l'homme (de karma), car la mort n'est que la porte qu'il franchit pour passer à une nouvelle vie sur terre, après un peu de repos pris sur le seuil - le devachan»(85). Ainsi, le devachan est le seuil de la vie. Dans le système hindou, le mot [en sanskrit: deva-loka] désigne étymologiquement le séjour des dieux, le ciel d'Indra. Indra est le régent du ciel qui octroie, à ceux qui parviennent à gagner son royaume, des dons de bonheur et de pouvoir d'une longue durée. La Bhagavad-Gîtâ dit: «Après avoir joui de la félicité pendant d'innombrables années, dans la région d'Indra, il renaît sur terre»(86).

Pour les besoins de cet article, nous supposons que c'est l'homme tout entier, moins le corps, qui entre en devachan, mais cela n'est pas exact. La division post mortem
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de notre constitution septuple, telle que la donne la Théosophie, est précise. Elle fait ressortir ce qui est la base de la vie, de la mort et de la réincarnation. Elle présente l'être composé qu'est l'homme, en analogie avec cet autre composé: la Nature. Tous deux sont une unité dans la diversité. L'homme, suspendu dans la Nature, divise et réunit, tout comme elle. Nous traiterons de cette division septuple dans un prochain article.

Étant un état de bonheur subjectif prolongé, après la mort du corps, le devachan est sans aucun doute le Ciel des chrétiens, avec une différence cependant. C'est un Ciel rendu scientifiquement possible. Car le Ciel lui-même doit être en harmonie avec les divines lois projetées dans la Nature. Tout comme le sommeil est une relaxation des liens du corps, pendant laquelle nous faisons des rêves, de même aussi la mort est une séparation et une délivrance complètes, après quoi nous rêvons en devachan jusqu'à ce que, en nous réincarnant dans un nouveau corps sur terre, nous reprenions ce que nous appelons l'existence de veille. Même l'âme humaine se fatiguerait de cette ronde incessante de renaissances s'il n'existait pas pour elle un endroit, ou un état, prévu pour qu'elle puisse y obtenir le repos, et que ses aspirations en germe, entravées par la vie terrestre, aient la possibilité d'y atteindre leur plein développement. Aucune énergie ne peut être annihilée et, moins que toute autre, une énergie psychique; il faut qu'elle trouve quelque part une issue. C'est en devachan qu'elle la trouve, et cette réalisation constitue le repos de l'âme. C'est là qu'elle jouit de ses désirs les plus profonds, et trouve satisfaction à ses besoins les plus élevés. Là, toute espérance s'épanouit en une floraison
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parfaite et glorieuse. Pour prolonger cet état bienheureux, les livres hindous offrent de nombreuses incantations et proposent d'innombrables cérémonies et sacrifices dont la fin et le but sont sans exception d'obtenir un long séjour en devachan. Le chrétien fait exactement de même. Il aspire au Ciel, prie pour pouvoir y être admis, et offre à son Dieu les rites et actes propitiatoires qui lui semblent les meilleurs, la seule différence étant qu'il ne s'y prend pas d'une façon aussi scientifique que l'hindou. Ce dernier a aussi une conception plus vivante de son Ciel que le chrétien. Il postule l'existence de nombreux endroits, ou états, adaptés aux différences énergétiques et qualitatives entre les âmes. Il y a des états, comme kâmaloka et d'autres, où les désirs concrets, limités par la vie corporelle, peuvent alors se donner libre cours, tandis que certaines sphères du tribhuvana(87) permettent aux penseurs abstraits et aux philanthropes de goûter les joies de la pensée élevée. Le Ciel du chrétien n'a pas pourvu à ces différences. Il ignore aussi le fait que la monotonie immuable de l'existence céleste épuiserait l'âme - serait pour elle un état de stagnation et non de croissance.

La vie en devachan comprend un développement des aspirations, passant par des stades variés - tous pénétrés de félicité — allant de la gestation à la naissance, puis à la croissance accumulant les expériences, laissant place progressivement à un mouvement de déclin et au passage
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à un autre état. Il n'y a rien dans le seul fait de mourir qui puisse rénover une âme. Elle est constituée d'un groupe d'énergies psychiques avec lesquelles le Ciel doit avoir quelque chose de commun, sinon pourquoi graviterait-elle vers cet état? Les âmes diffèrent entre elles comme les hommes. En devachan, chacune reçoit la part de béatitude qu'elle peut assimiler; son propre degré de développement déterminant la qualité de sa récompense. Le chrétien place tous les vieux saints poussiéreux aussi haut que d'autres âmes saintes, rabaissant le génie au rang de la masse médiocre, tandis que l'hindou prévoit une infinie variété de modes d'occupation et d'existence, adaptés à chacun, qu'il soit sévère ou gai, âme de génie ou poète. Personne n'est tenu d'occuper une place qu'il n'a pas désirée, ni de chanter des psaumes qu'il n'a jamais aimés, ni de vivre dans une cité qui finirait par l'ennuyer mortellement s'il était forcé éternellement de parcourir ses rues pavées de pierres précieuses. Les lois de cause et d'effet s'opposent à ce que le devachan soit monotone. Les résultats récoltés sont proportionnés aux énergies qui les ont créés. L'âme oscille entre le devachan et la vie terrestre, trouvant en chacun de ces états des conditions qui répondent aux besoins de son développement continu, jusqu'à ce qu'enfin, par l'effort accompli, elle atteigne à une perfection où elle cesse d'être assujettie aux lois d'action et de réaction, en devenant au contraire leur collaborateur conscient.

Le devachan est un rêve, mais seulement dans le sens où nous pouvons appeler ainsi la vie objective. L'un et l'autre durent jusqu'à ce que le karma soit satisfait dans une certaine direction et qu'il commence à se manifester
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dans l'autre. L'être en devachan n'a aucune notion d'espace ou de temps, en dehors de celle qu'il se forge lui-même. Il se crée son propre monde. Il se trouve avec tous ceux qu'il a un jour aimés, non dans une proximité corporelle mais dans un rapprochement qui pour lui est réel, intime et béatifique.

Quand un être meurt, c'est son cerveau qui s'éteint en dernier lieu. La vie y est encore active, alors même que l'homme a été déclaré mort. À ce moment, l'âme passe en revue tous les événements passés, et elle en saisit la portée globale; la tendance moyenne de l'être apparaît en lumière et l'espoir dominant de la vie se montre à la conscience(88). L'arôme final de toute cette revue forme la note tonique de l'existence du devachan. L'homme tiède ne va ni au Ciel ni en enfer : la Nature le vomit. On ne peut atteindre à des états positifs, objectifs ou subjectifs, que par une impulsion positive. Ce que l'homme reçoit en devachan dépend du motif dominant de l'âme. Par réaction, l'être haineux peut devenir aimant, mais l'indifférent n'a aucune impulsion, rien pour le faire croître.

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Chapitre 20

II est bien évident aux yeux du chercheur sans préjugé que, pour une raison ou pour une autre, les prêtres chrétiens ignorent soigneusement la nature composée de l'homme, bien que leur grande autorité, saint Paul, y fasse clairement allusion. Alors qu'il a parlé du corps, de l'âme et de l'esprit(89), ils ne discourent que du corps et de l'âme. Il a déclaré que nous possédions un corps spirituel(90), mais ils restent vagues en ce qui concerne le corps de l'âme, et s'en tiennent à une absurde résurrection de l'enveloppe matérielle. Il est devenu du devoir des théosophes d'attirer à nouveau l'attention des penseurs modernes sur la division orientale de la constitution humaine, car c'est uniquement sur cette base que l'on peut arriver à saisir ce que sont les états vécus avant et après la mort. La division que donne saint Paul est triple; celle des hindous présente un caractère septuple. Celle de saint Paul est destinée à ceux qui veulent avoir une idée générale, mais ne s'inquiètent pas d'entrer dans les détails. Toutefois, la trinité esprit, âme et corps englobe l'ensemble des sept divisions, qui représentent une analyse plus complète de l'homme; d'ailleurs beaucoup de profonds penseurs
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croient que saint Paul connaissait le système dans son ensemble mais qu'il l'a gardé secret pour de bonnes raisons qui lui étaient propres.

Une analyse du corps révèle plus qu'une simple structure moléculaire, car elle fait apparaître une énergie, une vie, ou un pouvoir capable de le maintenir en cohésion et en activité durant toute sa période naturelle d'existence. MSinnett, dans son Bouddhisme Ésotérique, où il a essayé d'apporter à ses compatriotes quelque connaissance du système oriental, appela cette vie prâna ou jîva(91); d'autres, toutefois, parlent de prâna seulement, ce qui semble plus approprié, car l'aspect humain de la force vitale dépend de prâna, le souffle.

L'esprit de saint Paul peut être pris ici comme correspondant au sanskrit Âtma (92) [Soi]. L'Esprit est universel, indivisible, et commun à tous. En d'autres mots, il n'existe pas une multiplicité d'esprits - un par homme - mais un seul Esprit unique, rayonnant sur tous les hommes indistinctement, et trouvant autant d'âmes - d'une manière globale - qu'il y a d'êtres dans le monde. Dans l'homme, l'Esprit possède un instrument ou, si l'on préfère, un ensemble d'outils, plus complet avec lequel il peut opérer. Cette identité spirituelle [de tous les êtres] est la base de la philosophie ; c'est sur elle que repose l'ensemble de l'édifice; individualiser l'Esprit, en assignant à chaque être humain un esprit propre, qui soit particulier à lui seul, et
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séparé de l'esprit des autres êtres, c'est jeter à bas toute la philosophie théosophique, réduire à néant son éthique et aller contre son but.

En prenant donc comme point de départ Âtma -l'Esprit - comme englobant la totalité, et formant sa base et son soutien, l'hindou nous présente une théorie des gaines ou enveloppes de l'âme, (ou de l'homme intérieur). Ces gaines(93) sont nécessaires, dès que l'évolution commence et qu'apparaissent les objets visibles, afin que le but de l'âme soit atteint en union avec la Nature. De cette façon, et par une démonstration qui sortirait du cadre de cet article, on arrive à une classification qui permet d'expliquer les phénomènes de la vie et de la conscience.

Les six véhicules (pour adopter la nomenclature de M.Sinnett(94)) qui sont employés par l'Esprit, et grâce auxquels l'Ego acquiert de l'expérience, sont les suivants:

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Corps, ou véhicule grossier
Vitalité, ou prâna
Corps astral, ou linga sharîra
Âme animale, ou kâma rûpa
Ame humaine, ou Manas
Ame spirituelle, ou Buddhi.

Le linga sharîra a sa nécessité, en tant qu'un corps plus subtil que l'organisme matériel, vu que ce dernier n'est en réalité que matière lourde et inerte. Kâma rûpa est le corps des passions et désirs, ou leur agrégat. Manas peut être appelé, à proprement parler, le mental, et Buddhi est le principe de l'intellect supérieur qui transcende cerveau et mental: c'est ce qui est la base du discernement.

À la mort du corps, prâna retourne au réservoir d'énergie, le corps astral se dissipe, après un temps plus long; mais il arrive souvent (s'il est aidé par d'autres énergies) qu'il revienne, associé au kâma rûpa, dans les séances de spiritisme où il se fait passer pour le décédé, l' Âme - ce qui constitue un mensonge permanent et un piège perpétuel. L'âme humaine et l'âme spirituelle accèdent ensuite à l'état dont nous avons déjà parlé comme le devachan, ou le Ciel, où le séjour est plus ou moins long, en fonction des énergies répondant à cet état qui ont été générées durant la vie terrestre. Quand ces énergies commencent à s'épuiser, l'Ego(95) est graduellement ramené par attraction vers la vie terrestre, où, par le processus de la reproduction humaine, il prend un nouveau corps, avec
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de nouveaux instruments - corps astral, vitalité et âme animale.

Telle est la «roue des renaissances» à laquelle aucun homme ne peut échapper, à moins de se conformer à l'éthique véritable, et d'acquérir la vraie connaissance et conscience, pendant qu'il est incarné dans un corps. C'est en vue d'arrêter cette roue en perpétuelle révolution que le Bouddha a prêché sa loi parfaite, et c'est aussi ce que cherche tout vrai théosophe: faire tourner sa grande et lumineuse «Roue de la Loi», afin de guérir les nations.

Chapitre 21

Grande est l'estime accordée par l'hindou au serpent, tant comme symbole que comme créature vivante. Par son mouvement ondulant, il figure la vaste révolution du Soleil dans l'espace éternel, entraînant dans son orbite plus petite la Terre qui tourne rapidement sur elle-même. Par ses mues périodiques, il est une illustration visible du renouvellement de la vie, ou de la réincarnation. Lorsqu'il s'enroule comme un ressort pour frapper, il rappelle l'activité de la loi de karma-Némésis qui, en prenant appui sur nos actes passés, nous porte un coup infaillible. En tant que symbole, représenté avec la queue dans la bouche, selon une figure circulaire, il signifie l'éternité, le cercle de la nécessité, le Temps qui dévore tout. Pour les anciens Initiés, il évoquait également la lumière astrale, qui est à la fois diabolique et divine.

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Selon toute probabilité, il n'y a, dans tout le champ de l'étude théosophique, rien d'aussi intéressant que la lumière astrale. Chez les hindous, elle est connue sous le nom d'Akâsha(96), ce qui peut aussi se traduire par éther. C'est, assurent-ils, par une connaissance de ses propriétés que les yogis orientaux accomplissent tous leurs phénomènes merveilleux. Également, l'idée est avancée que clairvoyance, clairaudience, médiumnité, et double vue, telles que le monde occidental les connaît, ne sont possibles que par son intermédiaire. Cette lumière astrale est le registre qui garde la trace de nos actes et pensées, la grande galerie de tableaux de la terre, où le voyant peut toujours retrouver et observer un événement quelconque qui s'est produit dans le passé, comme il peut y découvrir ceux de l'avenir. Des êtres d'ordres variés y nagent, pour ainsi dire, comme en une mer, où subsistent aussi les restes astraux d'hommes et de femmes décédés. Les Rose-Croix et d'autres mystiques européens ont appelé ces êtres sylphes, salamandres, gnômes, ondines, élémentaux; pour sa part, l'hindou les nomme gandharva (ou musiciens célestes), yaksha, râkshasa, etc. Les «fantômes» des morts — pris à tort par les spirites pour les individus disparus - flottent dans cette substance âkâshique et, depuis des siècles, le mystique hindou les appelle bhûta (ce qui est aussi un nom désignant un être diabolique) ou encore pisâcha, (un terrible démon). Aucune de ces entités - pas plus que le corps psychique de l'âme rejeté par
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le défunt, et demeurant près de la terre - n'est douée de conscience et ne possède de pouvoir, sinon pour le mal.

À noter que le terme «lumière astrale» (qui n'a rien de nouveau) est d'origine purement occidentale. Proclus(97) y a fait allusion en évoquant le corps céleste ou corps spirituel de l'âme qui, selon lui, est immortel, lumineux et «semblable aux étoiles»; Paracelse, pour sa part, a désigné cette lumière sous le nom de «lumière sidérale»; plus tard, on en vint à l'appeler astrale. Elle a été identifiée à l'anima mundi, ou l'âme du monde. Les chercheurs scientifiques modernes s'approchent de cette réalité lorsqu'ils parlent d'«éther lumineux» et de «matière radiante». Le grand astronome Camille Flammarion (qui fut membre de la Société Théosophique pendant sa vie) parle de la lumière astrale dans son roman Uranie, où il dit:

«La lumière émanée de tous les soleils qui peuplent l'immensité, la lumière réfléchie dans l'espace par tous les mondes éclairés par ces soleils, emporte à travers le ciel infini les photographies de tous les siècles, de tous les jours, de tous les instants [...]. II en résulte que l'histoire de tous les mondes voyage actuellement dans l'espace, sans jamais disparaître absolument, et que tous les événements passés sont présents dans le sein de l'infini et indestructibles»(98).

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Comme toutes les choses occultes et peu familières, la lumière astrale est difficile à définir, surtout par le fait qu'elle est appelée «lumière». II ne s'agit pas de lumière telle que nous la connaissons - pas plus que d'obscurité. Peut-être l'a-t-on nommée «lumière» parce que, lorsque les clairvoyants ont des perceptions visuelles par son moyen, les objets qu'ils voient à distance leur paraissent comme éclairés par une lumière. Cependant, il est possible aussi bien d'y percevoir des sons provenant de sources éloignées; de lourds objets peuvent être soulevés et des odeurs transmises à des milliers de kilomètres par son intermédiaire, ou encore les pensées humaines peuvent y être lues - en bref, tous les divers phénomènes produits par les médiums le sont en faisant appel à elle: pour ces raisons, l'emploi du terme «lumière», bien qu'inévitable, n'en est pas moins erroné.

Une définition, pour être exacte, devrait inclure toutes les fonctions et tous les pouvoirs de cette lumière; mais comme leur connaissance n'est pas totalement embrassée même par le mystique(99) - elle est complètement terra incognito pour le savant - nous devrons nous contenter d'une analyse partielle. Il s'agit d'une substance qu'on imagine aisément comme un éther impondérable qui, émanant des étoiles, enveloppe la terre et pénètre chaque atome du globe et chaque molécule le constituant. Obéissant aux lois de l'attraction et de la répulsion, elle
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est en perpétuelle vibration, ou oscillation, devenant alternativement positive et négative. Cela lui donne un mouvement pulsatoire et circulaire, symbolisé par le serpent. C'est le grand agent suprême, le moteur primordial, sous l'angle cosmique, qui, non seulement fait pousser la plante, mais aussi entretient l'alternance de diastole et de systole du coeur humain.

Cette lumière ressemble beaucoup à la plaque photographique sensible. Elle enregistre, comme le dit Flammarion, les images de chaque seconde, et les conserve en elle de façon indélébile. Pour cette raison, les Égyptiens l'ont évoquée sous le nom d'Archiviste; chez les chrétiens, c'est l'Ange de Justice(100) et, dans un certain sens, c'est Yâma, le juge des morts dans le panthéon hindou, car karma nous juge par les images que nous y imprimons.

La lumière astrale est comme suspendue au-dessus de la terre à la manière d'un immense écran ou réflecteur, et elle constitue de la sorte un puissant hypnotiseur universel des êtres humains. Étant donné que les images de tous les actes, bons ou mauvais, accomplis par nos ancêtres comme par nous-mêmes, demeurent toujours présentes à notre être intérieur, nous en sommes constamment impressionnés, comme par suggestion hypnotique, et nous sommes ainsi amenés à faire de même. À ce sujet, le grand mystique (et ancien prêtre) français, Éliphas Lévi, a dit:

«On est étonné souvent d'être assailli, en société, de pensées mauvaises qu'on n'avait pas crues possibles et
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l'on ne sait pas qu'on les doit à quelque voisinage morbide. Ce secret est d'une grande importance, car il conduit à la manifestation des consciences, un des pouvoirs [...] les plus terribles de l'art magique [...]. [Ainsi], les âmes malades ont mauvaise haleine et vicient leur atmosphère morale, c'est-à-dire mêlent à la lumière astrale qui les pénètre des reflets impurs et y établissent des courants délétères»(101).

Cette lumière possède aussi une fonction utile. Comme elle conserve l'image de tous les événements et choses de jadis, et comme il n'y a rien de nouveau sous le soleil, il se produit que toutes les réalisations du passé - techniques, idées, philosophies, arts et sciences, fruits de civilisations depuis longtemps disparues - se projettent constamment sous forme d'images, de la lumière astrale dans le cerveau des hommes vivants. Ceci explique non seulement la «coïncidence» fréquente qu'on observe quand deux (ou même plusieurs) inventeurs ou savants découvrent à peu près en même temps, et indépendamment les uns des autres, des idées ou des inventions identiques, mais aussi d'autres événements et faits curieux.

On a vu certaines personnes, se parant du titre de savant, parler avec autorité de télépathie et d'autres phénomènes, sans toutefois offrir de raison suffisante, fondée sur une connaissance de la nature, pour expliquer la transmission de la pensée, ou les apparitions, la clairvoyance, ou les mille faits variés d'ordre occulte, observés de tout temps et parmi toutes les classes de la société. Il est bel et bon d'admettre que la pensée puisse se transmettre
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directement et sans l'aide du langage, d'un cerveau à un autre, mais comment cette transmission se produirait-elle sans un milieu intermédiaire ? La lumière astrale est précisément ce milieu. Dès que la pensée prend forme dans le cerveau, elle se traduit comme une image dans cette lumière astrale et, de là, n'importe quel autre cerveau suffisamment sensitif peut l'extraire pour la recevoir intacte.

Connaissant les étranges propriétés du plan astral, et le sort réel que subissent les enveloppes de l'âme dont nous avons parlé dans un autre article, les Adeptes théosophes de tous les temps n'ont jamais accordé aucun crédit au soi-disant retour des morts. Pour l'avoir bien appris, Eliphas Lévi écrivit ce qui suit: «La lumière astrale [...] se combinant avec les fluides les plus subtils [...] forme le corps éthéré ou le fantôme sidéral dont parle Paracelse [...]. Ce corps sidéral, en se dégageant à la mort, attire à lui et conserve longtemps, par la sympathie des homogènes, les reflets de la vie passée; si une volonté puissamment sympathique l'attire dans un courant particulier, il se manifeste naturellement [...]. C'est ainsi que se produisent les apparitions»(102). Mais en présence d'un individu sensitif, anormalement constitué - autrement dit un médium (et tous ceux qui appartiennent à cette classe, sont nerveusement déséquilibrés) - cette forte volonté n'est pas nécessaire, car la lumière astrale et le corps astral du médium vivant rappellent ces fantômes sans âme, et puisent dans le même réservoir leur voix, avec ses intonations, leurs particularités de caractère, si bien que les
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fidèles trompés, qui se livrent à cette pratique dégradante, sont abusés par ces manifestations et s'imaginent que c'est la personne de l'ami ou du parent décédé qui est revenue.

Cependant, tout ce que je viens de signaler ne constitue encore que quelques exemples des propriétés variées de la lumière astrale. En ce qui concerne notre monde, on peut dire que la lumière astrale est partout et pénètre intimement toute chose; qu'elle possède un pouvoir photographique, par lequel elle saisit les images des pensées, des actes, des événements, des timbres, des sons, des couleurs, et de toutes les choses; qu'elle a un pouvoir de réflexion en ce sens qu'elle se reflète dans le mental des hommes; qu'elle est répulsive par son aspect positif et attractive par son côté négatif; qu'elle est capable d'assumer une extrême densité lorsqu'elle est attirée et concentrée autour du corps par une volonté puissante, ou par certains états anormaux du corps, au point qu'aucune force physique ne puisse la pénétrer. Cet aspect de son activité explique certains faits officiellement enregistrés durant l'épidémie de sorcellerie à Salem(103). C'est ainsi qu'on put y constater que, même quand des pierres et autres projectiles avaient pour cible l'individu possédé, tous ces objets tombaient, comme par gravité, aux pieds mêmes de la personne. Le yogi hindou donne un exemple
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d'emploi de cette condensation de la lumière astrale(104) lorsqu'il se laisse harceler de flèches et d'autres projectiles qui, tous, tombent à ses pieds, quelle que soit leur énergie cinétique; et les annales des phénomènes spirites authentiques aux États-Unis offrent des témoignages expérimentaux similaires.

En hypnotisme, la lumière astrale est un facteur puissant, ignoré de la science. Son action peut expliquer bien des problèmes soulevés par Binet, Charcot et d'autres, et spécialement cette classe de phénomènes où le sujet semble assumer deux personnalités distinctes, ou même davantage, en ne se souvenant jamais, dans chacun de ces états, que des choses et particularités d'expression qui appartiennent à cette couche limitée et distincte de leur expérience. Ces choses étranges sont dues aux courants existant dans la lumière astrale. Dans chacun de ces courants, se trouve imprimée une série définie de réflexions, lesquelles sont prises en compte par l'homme intérieur, qui les traduit alors en termes de parole et d'action, sur notre plan, absolument comme si tout cela lui appartenait. C'est aussi en recourant à ces courants, mais d'une façon inconsciente, que les clairvoyants et les clairaudients semblent lire dans les pages cachées de la vie.

Pour conclure: la lumière astrale peut recevoir l'empreinte d'images bonnes ou mauvaises, lesquelles vont dans chaque cas se réfléchir dans le mental subconscient de chaque être humain : si nous la remplissons d'images mauvaises, comme notre siècle actuel est passé maître
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dans l'art d'en créer, elle deviendra notre démon, et l'agent de notre destruction, mais si, par l'exemple d'un nombre même limité d'hommes et de femmes tournés vers le bien, une classe nouvelle d'événements d'une nature plus pure vient à peindre son image sur cette toile éternelle, cette lumière astrale deviendra l'agent divin de notre élévation.

Notes

  • 82. - [Parole du Deutéronome (32,35), généralement rendue par : «À moi la vengeance, à moi, la rétribution», citée par st Paul (Romains, 12, 19; Hébreux, 10, 30), pour enseigner aux hommes de laisser à Dieu la punition des crimes, et de rendre le bien pour le mal.]
  • 83. - [Pour ce passage, voir l'article de MmeBlavatsky, publié en français (en 1888) dans la revue Le Lotus, vol. III, n°l6, pp.202-206, sous le titre: « Psychologie de l'Égypte ancienne» et réédité dans le Cahier Théosophique n°102.]
  • 84. - [En français dans le texte.]
  • 85. - [Cf. The Secret Doctrine, 1, 39.]
  • 86. - [Cf. 9, 20-21 et 6, 41.]
  • 87. - [Les trois mondes d'expérience de conscience - terrestre, psychique (ou astrale) et spirituel. Voir, dans le Glossaire Théosophique, les entrées tribhuvana et trailokya. En rapport avec ce dernier mot, on constate que le terme kâmaloka relève plus couramment du vocabulaire bouddhique.]
  • 88. - [Sur l'expérience des mourants (dont les nombreux récits modernes des «rescapés de la mort» donnent un reflet, plus ou moins fidèle), voir les ouvrages suivants : La Clef de la Théosophie (p.177), L'Océan de Théosophie (pp.104-5), et les Notes sur la Bhagavad-Gîtâ (pp-102-3).]
  • 89. - [l Thessaloniciens, 5, 23.]
  • 90. -[ l Corinthiens, 15, 44: «S'il y a un corps psychique, il y a aussi un corps spirituel».]
  • 91. - [Dans tout cet article sont utilisés les termes sanskrits du Bouddhisme Ésotérique : ici, prâna signifie respiration, souffle, principe vital animant un corps, et jîva a le sens de vivant (de la racine verbale jîv= vivre) d'où: vie, âme vivante.]
  • 92. - [Les auteurs modernes utilisent le mot sous la forme âtman}
  • 93. - [En sanskrit: kosha. Sur ces «gaines», au nombre de 5 - qui ne sont que des différenciations de prakriti, à bien distinguer du Soi (âtman) ou du Suprême (Brahman) - voir l'ouvrage de Shankarâchârya. Vivekachudâmani (= Le plus beau fleuron de la discrimination), v. 149-191, ainsi que la Taittirîya Upanîshad, 2e Valli. Noter cependant que la Mundaka Upanishad (2, 2,9) évoque une autre gaine, l'hiranmaya kosha, la «suprême enveloppe d'or», où resplendit le Brahman. Selon le brâhmane théosophe Bhavani Shankar (The Doctrine of the Bhagavad-Gîtâ, p.78), c'est dans cette gaine, qui est l'enveloppe lumineuse des Grands Êtres, des jivanmukta («libérés vivants») que l'on vient à réaliser le véritable Soi, la Lumière d'Îshwara (le Logos). Voir également The Secret Doctrine, l, 157-8, pour différentes classifications des principes de l'homme.]
  • 94. - [Voir dans l'Épitomé de Théosophie, la réserve faite par W.Q. Judge sur cette division qui demeure exotérique.]
  • 95. - [Pour la Théosophie, l'Ego permanent qui se réincarne de vie en vie est constitué des deux principes supérieurs Manas et Buddhi, avec Âtma qui les adombre.]
  • 96. - [Akâsha est généralement compté comme le 5ème élément - d'où : l'éther -. Cependant, dans ses aspects supérieurs, il correspond en partie à l'Æther des Grecs. Voir pour ce mot le Glossaire de la Clef de la Théosophie et, pour Âkâsha, le Glossaire Théosophique]
  • 97. - [Le texte de Judge mentionne ici Porphyre, mais les mots qui font suite sont en fait de Proclus, qui évoque «... le corps céleste toujours joint à l'âme et qui est immortel, lumineux et semblable aux étoiles » (astroeïdes). Ce passage est cité par MmeBlavatsky dans Isis Unveiled, l, 432 (ainsi que dans un autre article).]
  • 98. - [Uranie, pp.49-50. On note que C. Flammarion parle ici de la lumière naturelle rayonnée par les étoiles, ou réfléchie par les corps célestes non lumineux. Cette «lumière des astres» qu'interrogent les astronomes pour déchiffrer l'histoire lointaine de l'univers n'est évidemment pas identique à la «lumière astrale» des Occultistes - comme le laisse entendre Judge dans le paragraphe suivant.]
  • 99. - [Voir note 35.]
  • 100. - [En anglais: «the Recording Angel»= l'ange qui tient le registre des actes de chacun. Voir dans l'Apocalypse (20, 11-15) la scène du Jugement, avec l'ouverture de plusieurs Livres, dont le Livre de vie.]
  • 101. - Dogme et Rituel de la Haute Magie [nouvelle édition Niclaus, 1952, p. 104].
  • 102. - Dogme et Rituel de la Haute Magie [op. cit., p. 104].
  • 103. - [Ville du Massachusetts, fondée en 1626, Salem fut, à la fin du 17e siècle, le théâtre de nombreux phénomènes psychiques, donnant lieu à une impitoyable «chasse aux sorcières », menée par les «sévères puritains», évoqués plus haut, section 3.]
  • 104. - [Voir, pour quelques exemples de compression du fluide astral autour d'une personne, pour en faire un impénétrable bouclier protecteur, Isis Unveiled, 1, 378-80.]

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