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  • W.Q. Judge / Échos de l'Orient
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Échos de l'Orient (1)

[Les chapitres 1 à 6 sont ci-dessous]

Chapitre 1

Il existe en Inde une croyance répandue — qui apparaît au mental occidental comme une très étrange superstition — à propos de personnages merveilleux qui, à ce qu'on dit, auraient un âge immense et se tiendraient retirés du monde, en des endroits inaccessibles au voyageur ordinaire. Cette tradition persiste depuis si longtemps là-bas que le nom donné à ces êtres est parfaitement connu en sanskrit: c'est le mot «Mahâtma», composé de mahâ, grand, et âtma, âme. La croyance en l'existence de tels êtres n'est d'ailleurs pas limitée aux ignorants: elle est partagée par les gens instruits de toutes les castes. Les classes inférieures considèrent les Mahâtmas comme des sortes de dieux, et font grand cas de leurs pouvoirs merveilleux et de leur âge avancé. Les pandits (c'est-à-dire la classe instruite), et les hindous cultivés en général, s'en font une autre idée; ils disent que les Mahâtmas sont des hommes ou des âmes possédant un savoir illimité concernant les lois naturelles ainsi que l'histoire et le développement de l'homme. Ils prétendent aussi que les Mahâtmas — ou les Rishis(1), comme ils les appellent parfois — ont conservé la connaissance de toutes les lois de
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la nature depuis des âges, non seulement par la tradition qu'ils ont transmise parmi leurs disciples, mais aussi sous la forme d'archives réelles et de bibliothèques existant ici et là dans les nombreux temples et galeries creusés sous terre en Inde. Certains croyants affirment aussi qu'il y a des collections de livres et d'archives en certains lieux retirés, dans toute la partie du Tibet inconnue des Européens, et dont l'accès n'est possible qu'aux Mahâtmas et aux Adeptes.

La foi accordée à une théorie aussi universelle s'appuie sur l'ancienne doctrine hindoue qui considère l'homme comme un être spirituel — en d'autres termes, comme une âme — laquelle revêtirait différents corps, de vie en vie sur terre, afin d'arriver finalement, après une longue suite d'expériences répétées, à une connaissance si parfaite qu'elle lui permettrait de s'incarner dans un corps digne d'être l'habitat d'un Mahâtma, ou âme élevée à la perfection. Alors, est-il affirmé, cette âme particulière deviendrait une aide spirituelle pour l'humanité. Et de plus, en gagnant ainsi l'état de perfection, ces hommes seraient censés posséder la vérité au sujet de la genèse des mondes et des systèmes, comme aussi du développement de l'homme, sur notre planète ou sur d'autres.

Si ces doctrines n'étaient professées qu'en Inde, il serait naturel de ne pas s'attarder plus longuement sur le sujet. Mais lorsqu'on voit qu'une grande collectivité de gens en Amérique et en Europe tient à ces mêmes
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croyances, il est intéressant de prendre en considération un développement de pensée aussi peu occidental. La Société Théosophique fut fondée à New-York, en 1875, avec le but déclaré de former le noyau d'une Fraternité Universelle, et ses fondateurs affirment leur conviction que ce sont les Mahâtmas indiens qui les ont conduits à établir une telle Société. Depuis sa fondation, celle-ci a gagné dans tous les pays des membres, qui sont des personnes fortunées aussi bien que d'un rang social modeste, ainsi que des gens de haute culture. Dans ses rangs sont largement répandues les croyances aux Mahâtmas de l'Inde, à la réincarnation et à sa doctrine jumelle, karma. Celle-ci affirme qu'aucun pouvoir, humain ou divin, ne peut sauver un être des conséquences d'actions commises et que, dans cette vie, nous subissons des effets qui nous sont dus comme résultats d'actes et de pensées qui furent les nôtres dans l'incarnation précédente.

Cette Société a produit toute une vaste littérature, sous forme de livres et de revues, aux États-Unis, en Angleterre, en Inde et ailleurs(2). Des journaux sont publiés en vue de soutenir ce renouveau d'un culte ancien, dans la langue vernaculaire de l'Hindoustan, ainsi que dans l'ancien pays de Ceylan. Le Japon lui-même a ses périodiques consacrés au même but, et ce serait faire preuve d'une ignorance concernant les facteurs en jeu dans notre
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développement que de ne rien connaître d'un mouvement aussi répandu. Quand une autorité aussi éminente que le grand érudit français Émile Burnouf(3) déclare que le Mouvement théosophique doit être considéré comme représentant l'une des trois grandes influences religieuses dans le monde d'aujourd'hui, il n'y a guère lieu de s'excuser d'en présenter avec quelque détail les traits caractéristiques aux lecteurs nourris de la civilisation d'Occident.

Chapitre 2

Dans mon précédent article, je n'ai fait qu'une simple allusion aux deux doctrines principales répandues par la Société Théosophique; il convient ici de remarquer que les débuts de la Société furent accueillis par un éclat de rire, qui depuis lors s'est répété plus d'une fois au long des années. Très peu de temps après son lancement, son Président, le col. H.S.Olcott (qui, durant notre dernière guerre(4) avait été une figure bien connue à Washington) trouva un nouveau membre dans le baron Henri Louis de Palm. Ce dernier, en mourant, laissa obligeamment son
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corps au colonel pour qu'il soit incinéré. La cérémonie des funérailles eut lieu au Masonic Hall de New York, et attira fortement l'attention du public(5). Elle eut un caractère théosophique: le col.Olcott présida, un spirite fit une invocation, et un matérialiste lut un discours. Bien entendu, tout cela suscita les railleries de la presse, mais servit de publicité pour la jeune Société. Depuis lors, son histoire a été remarquable, et l'on peut dire à coup sûr qu'en notre siècle aucun autre organisme similaire n'a été l'objet d'autant de considération, n'a stimulé dans le public autant de réflexion sur des sujets mystiques et ne s'est développé aussi vite, malgré toutes les moqueries bruyantes et l'opposition la plus violente, en l'espace de quinze courtes années.

Pendant que la presse lançait ses sarcasmes et que les ennemis complotaient, les travailleurs de la Société établissaient des centres dans le monde entier et, aujourd'hui encore, ils s'emploient sans cesse à envoyer de la littérature théosophique dans les moindres recoins des États-Unis. Un coup d'oeil jeté sur la carte théosophique en Amérique fait ressortir une série de Branches de la Société qui constellent une bande couvrant tout le pays, depuis New York jusqu'à la Côte du Pacifique. Aux deux extrémités, cette bande s'élargit de façon à englober Boston et la Nouvelle Orléans à l'Est, et San Francisco et San Diego à l'Ouest, tandis que, vers le milieu, apparaît une autre
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accumulation de centres. Cette distribution passe pour avoir une valeur strictement théosophique, et sous un angle mystique, étant donné qu'à chaque extrémité de cette ligne magique d'efforts déployés, et en son point central, se trouve une agglomération de noyaux actifs. C'est un fait que les Branches de la Société en Amérique sont en train de se développer rapidement pour dépasser la centaine. Pendant quelque temps, il y a eu à Washington une Branche dite «Gnostique»(6) mais elle ne s'était jamais mise au travail de façon active. Un beau jour, elle fut dissoute incontinent par son président qui, dans la suite, se retira, en laissant la présidence aux mains d'un autre: dans ces conditions, le conseil de direction des théosophes américains retira officiellement sa charte à la Branche Gnostique, et ses membres se joignirent à d'autres Branches. Mais il existe maintenant à Washington une nouvelle Branche qui n'a pas craint de se donner le nom (tant prisé, et aussi tant décrié) de MmeH.P.BLAVATSKY. De plus, la carte théosophique découvre une accumulation d'influences à Washington qui fait pressentir la création d'une nouvelle Branche; effectivement, les informations prises de source officielle révèlent que la question est déjà à l'étude.

La «carte théosophique»(7) dont j'ai parlé est une curiosité, une anomalie en ce dix-neuvième siècle. Peu de
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membres sont autorisés à la voir; mais ceux qui y ont accès disent que c'est une sorte d'image enregistrant l'état réel, au jour le jour, de la Section américaine tout entière — une sorte de carte météorologique, indiquant les zones de pression et d'humidité théosophique, avec toutes les tendances. Quand une Branche est solidement implantée, et en bonne santé, la tache ou la surface sensible qui lui correspond présente à la vue clarté et stabilité. Pour certains lieux où les choses sont en formation, l'aspect est différent, manifestant un genre de tourbillon d'où pourrait bientôt naître une Branche; tandis que, partout où le germe d'une désagrégation s'est infiltré dans un organisme existant, les points lumineux, qui auparavant étaient brillants et fixes, prennent une apparence trouble et fumeuse. En suivant l'aspect de cette carte, ceux qui gèrent la véritable croissance du mouvement sont à même de dire comment il se comporte et peuvent l'aider intelligemment. Évidemment, tout cela paraîtra ridicule à notre
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époque. Cependant, vérité ou fiction, il y a beaucoup de théosophes qui y croient. Une disposition similaire serait souhaitable dans d'autres domaines d'activité de notre civilisation.

Les grandes théories de la Théosophie concernant l'évolution, les races humaines, les religions et la civilisation en général, ainsi que l'état futur de l'homme et des diverses planètes qu'il habite, devraient retenir plus sérieusement notre attention: c'est de ces questions que je me propose de parler une autre fois.

Chapitre 3

Le premier Écho qui nous revient de l'Orient, antique et mystérieux, pour laisser sa trace dans ces pages, fait résonner la note fondamentale de la Fraternité Universelle. Parmi les hommes de notre temps, cette idée est généralement considérée comme vague et utopique — bien que cela ne leur coûte rien d'y souscrire; aussi les gens se hâtent-ils d'y adhérer, pour tout aussi vite la renier en agissant en sens opposé. Car toute la tendance de la civilisation moderne, et surtout celle des États-Unis, vise à mettre en relief l'individu et à le glorifier. La déclaration souvent répétée que tout citoyen américain peut aspirer à occuper la plus haute position dans l'échelle de la nation en est une preuve, et les Mahâtmas, qui veillent sur la vérité à travers les âges, pendant que les nations tombent en décadence, affirment que la réaction ne manquera pas
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de se produire comme une rechute dans les pires formes d'anarchie. La seule façon d'éviter une telle rechute c'est, pour les hommes, de pratiquer réellement la Fraternité Universelle qu'ils se déclarent prêts à accepter en paroles.

Ces êtres glorieux déclarent en outre, comme un fait scientifique et dynamique, que tous les hommes forment une unité — qu'ils l'admettent ou non — et que chaque nation souffre, sur le plan moral aussi bien que physique, des fautes de toutes les autres, et reçoit de même des bienfaits des autres, qu'elle le veuille ou non. Cela est dû à l'existence d'un milieu ténu et impondérable qui pénètre le globe tout entier, et dans lequel tous les actes et toutes les pensées de chaque homme se font sentir et laissent leur empreinte, pour se réfléchir ensuite dans le monde. En conséquence, affirment les Adeptes, les pensées, ou les doctrines et croyances des hommes, sont de la plus haute importance, car celles qui ont cours parmi les gens de nature inférieure sont tout autant et aussi aisément renvoyées vers la terre que les pensées et croyances d'individus occupant un rang plus élevé sous l'angle de la culture.

Voilà un point d'une immense importance — s'il correspond à la réalité; car en nous basant sur les découvertes tout récemment admises par la science dans le domaine de l'hypnose, nous pouvons voir immédiatement que nous avons là comme une sorte d'énorme machine à hypnotiser. Étant donné que ce milieu ténu — appelé par les Orientaux Âkâsha(8), et par les philosophes médiévaux
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lumière astrale — est entièrement hors de notre contrôle, nous nous trouvons à la merci des images qui y sont imprimées et qui se reflètent sur nous.

Si à cela nous ajoutons la doctrine extraordinairement intéressante de la réincarnation, en nous souvenant aussi que les images imprimées dans la lumière astrale persistent durant des siècles, il apparaît immédiatement qu'à notre retour à la vie terrestre nous sommes influencés en bien ou en mal par la conduite, les doctrines et les aspirations des nations et des hommes qui nous ont précédés. En nous réincarnant dans ce pays, par exemple, nous sommes affectés sans le savoir par les impressions laissées dans la lumière astrale à l'époque où les Indiens, les Espagnols, et les sévères puritains vivaient sur cette terre. Les paroles de l'immortel Shakespeare:

Le mal que font les hommes leur survit;
souvent le bien est enterré avec leur dépouille,(9)

sont confirmées d'une façon frappante par cette doctrine. Car, étant donné que les mauvaises pensées et actions sont les plus matérielles et font en conséquence une plus forte empreinte dans la lumière astrale, tandis que les bonnes, étant spirituelles, se dissipent aisément, nous sommes effectivement à la merci du mal accompli. Et les Adeptes affirment que Shakespeare fut, sans en avoir conscience, inspiré par l'un d'entre eux.

Je reviendrai plus loin sur ce sujet.

La vision de l'évolution, qui est présentée par ces êtres et leurs disciples, est si large, si profonde, et d'une
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si vaste portée, que le mental ordinaire en reste confondu. Elle embrasse facilement des périodes couvrant des milliards et des milliards de milliards d'années. Elle affirme que l'homme est sur la terre depuis des millions d'années, bien avant l'époque que la Science elle-même serait encore disposée à admettre. Cette conception de l'évolution n'est pas enfermée dans le cadre étroit des chronologistes bibliques(10), et elle ne recule pas devant l'âge extraordinaire qu'il faut attribuer aux civilisations disparues depuis longtemps. Les gardiens de cette doctrine affirment qu'eux-mêmes et leurs prédécesseurs ont vécu dans ces temps anciens et qu'ils en ont préservé non seulement le souvenir mais aussi des archives complètes. Notons que ces archives ne sont pas uniquement consignées sur des matériaux altérables (comme du papier ou des feuilles de palmier) mais aussi sur de la pierre impérissable. Comme exemples de vestiges du lointain passé, ils évoquent les statues hautes d'une dizaine de mètres trouvées dans l'Île de Pâques(11), les rangées de statues gigantesques qu'on voit en Asie et qui, par leurs dimensions variables, font apparaître la diminution progressive subie par la taille de l'homme, allant de pair avec d'autres dégénérescences; et, ce qui est le plus important, ils affirment qu'ils possèdent de nos jours, en Orient, d'immenses collections, soigneusement gardées, d'archives de toute espèce. Et, à ce
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qu'ils en disent, celles-ci se rapportent non seulement à l'histoire physique de l'homme mais aussi à son évolution astrale et spirituelle.

Avant de terminer cet article, je peux juste dire quelques mots sur l'un des points fondamentaux de leur doctrine concernant l'évolution: pour eux, l'élaboration de la forme intérieure astrale de l'homme est venue en premier dans l'ordre de l'évolution, et s'est poursuivie durant un nombre considérable d'années, avant que sa structure physique s'édifie sur la base de la première. Cela — avec d'autres points de la doctrine — est tout à fait essentiel et devrait aider beaucoup de personnes à comprendre les problèmes complexes que nous présente l'histoire de la race humaine, à la fois dans ce qui en est connu et dans ce qui ne s'appuie encore que sur des conjectures.

Chapitre 4

Les archives dont j'ai parlé, en signalant qu'elles avaient été conservées par les Adeptes et se trouvaient maintenant dans les mains de leurs représentants et successeurs actuels — qui sont aussi des Adeptes — ont trait non seulement à la naissance des planètes de ce système solaire, mais aussi à l'évolution de l'homme, et à son développement, qui le fait passer par les divers règnes de la nature, jusqu'à ce qu'il atteigne finalement l'état le plus parfait qu'on puisse imaginer. Cette évolution de l'être humain comprend non seulement la genèse de son organisme
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mortel, mais aussi bien l'histoire de l'être intérieur que les Adeptes ont l'habitude d'appeler l'homme réel.

Cela nous amène à une affirmation très intéressante présentée par la Religion-Sagesse. Elle prétend en effet faire la lumière non seulement sur les émotions et les facultés mentales de l'homme, mais aussi sur les états qu'il vit avant la naissance et après la mort, et qui sont, dans l'un et l'autre cas, du plus haut intérêt et de la plus grande importance. Des questions comme: «D'où suis-je venu?» et «Que deviendrai-je après la mort?» troublent et déroutent l'esprit de tous les hommes, qu'ils soient ignorants ou cultivés. Les prêtres et les penseurs ont, dans le cours du temps, formulé des théories plus ou moins absurdes à propos de ces états antérieurs et postérieurs à l'existence, tandis que la Science moderne se raille de l'idée qu'on puisse faire des recherches quelconques en ce domaine. Les théologiens ont proposé des explications se rapportant uniquement à ce qui, selon eux, nous attend après la mort, en laissant entièrement de côté, sans la moindre réponse, la question naturelle: «Qu'étions-nous avant notre naissance sur terre?». Et, si on les prend sur leur propre terrain, ils se trouvent dans une position tout à fait illogique, car après avoir postulé l'immortalité pour l'âme — l'homme réel — ils ne peuvent plus la lui refuser dans aucun sens: si l'homme est immortel, cette immortalité ne peut jamais avoir eu de commencement, sinon elle devrait avoir une fin. Par suite, leur seule façon d'échapper à ce dilemme est de déclarer que chaque âme est le produit d'une création spéciale. Mais sur cette doctrine particulière de création d'une âme à chaque naissance terrestre, les prêtres n'insistent guère, pas plus qu'ils n'en donnent
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d'explication, vu qu'il est jugé préférable de la laisser discrètement à l'arrière-plan.

Par contre, la Religion-Sagesse demeure logique d'un bout à l'autre. Elle affirme que l'homme est un être spirituel, et elle n'admet aucune solution de continuité dans la chaîne de vie de quoi que ce soit, une fois qu'elle l'a déclaré immortel. L'Ego profond(12) de chaque homme est immortel, «a existé de tout temps, existera toujours et ne pourra jamais cesser d'exister» ; apparaissant à intervalles successifs, et réapparaissant, revêtu d'un corps à chaque fois différent, il donne seulement l'impression d'être mortel; cependant, il reste toujours le fondement et le soutien de la personnalité qui agit sur la scène de la vie. Et dans ces apparitions sous une forme mortelle, les questions soulevées plus haut, concernant les conditions prénatales et post mortem, sont pour l'homme d'un intérêt vital car, selon qu'il connaît ou ignore les réponses à leur sujet, sa pensée et son comportement comme acteur sur la scène de la vie changeront; et il n'est pas moins nécessaire pour lui d'avoir cette connaissance de manière à pouvoir vivre en apportant son aide au grand mouvement ascendant de la vague évolutive.

C'est depuis des âges que les Adeptes poursuivent une expérimentation et une investigation scientifiques sur
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ces sujets. Étant eux-mêmes des voyants de l'ordre le plus élevé, ils ne se sont pas contentés de consigner leurs propres expériences réelles au-delà du voile de la matière, en abordant les choses des deux côtés de ce voile, ils ont assemblé, comparé et analysé — pour en garder la trace — les témoignages d'expériences similaires faites par des centaines de milliers de voyants de moindre degré — leurs propres disciples. Et cette démarche se poursuit sans interruption depuis des temps immémoriaux. Que la Science en rie à sa guise, les Adeptes sont les seuls vrais savants, car ils prennent en compte tous les facteurs intervenant dans une question tandis que la Science est limitée par le pouvoir du cerveau, par les circonstances, l'imperfection de ses instruments et par une totale incapacité à percevoir quoi que ce soit sous la surface des simples phénomènes présentés par la matière. Toute l'information concernant les visions et expériences de ces voyants de tous niveaux au cours des âges reste disponible de nos jours. Mais, dans cette masse de témoignages, rien n'a été accepté qui n'ait été contrôlé et vérifié par des millions d'observations indépendantes. C'est pourquoi les Adeptes sont vraiment dans la position de ceux qui détiennent une véritable connaissance expérimentale concernant ce qui précède la «naissance» de l'Ego dans une forme humaine, et ce qui se produit lorsque l'«enveloppe mortelle» est rejetée.

Cette consignation des expériences se poursuit toujours actuellement, car l'infinité des transformations de la Nature en évolution ne connaît aucun arrêt, et interdit de prononcer aucun «mot final», aucune conclusion définitive. Tandis que la terre tourne autour du soleil, elle passe
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sans cesse par de nouveaux points en suivant sa trajectoire, mais également, entraînée comme elle l'est par le soleil dans son orbite plus vaste (qui exige des millions et des millions d'années pour s'accomplir), il doit se faire que, dans ce plus grand cercle, elle pénètre dans de nouveaux champs de l'espace et y trouve des conditions encore jamais rencontrées. Partant de cette constatation, les Adeptes vont plus loin encore et affirment que, de même que les phénomènes de la matière sont différents aujourd'hui de ce qu'ils étaient il y a un million d'années, la matière présentera des phénomènes encore différents dans un million d'années du futur. En vérité, si nous pouvions reporter notre vision à cette époque reculée dans l'histoire de notre globe, nous y verrions des conditions et des phénomènes dans le monde matériel si différents de ceux qui nous entourent qu'il nous serait presque impossible de croire que nous ayons jamais vécu dans un état comme celui qui régnait alors. Et les changements conduisant aux conditions qui prévaudront à une époque également éloignée de nous dans l'avenir (changements qui ne seront pas moins importants que ceux qui se sont produits dans le passé) sont déjà en cours maintenant. Rien dans le monde matériel ne reste absolument inchangé en soi-même, ou dans ses états de manifestation, même durant la plus petite fraction de temps qu'on puisse concevoir.

Tout ce qui est tend éternellement à devenir quelque chose d'autre. Ceci n'est pas du simple transcendantalisme(13), mais exprime une doctrine établie depuis bien
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longtemps, appelée en Orient «la doctrine du passage constant et éternel des atomes d'un état à un autre»(14).

Chapitre 5

Cette antique doctrine de l'éternel changement d'état de chaque atome repose sur un autre principe (ou plutôt en découle): c'est le postulat qu'il n'existe rien qu'on puisse appeler de la matière morte. En chaque point concevable de l'univers se trouvent des vies: nulle part on ne peut trouver un point qui soit mort; et chacune de ces vies s'active dans un éternel mouvement ascendant d'évolution. Pour admettre cela, nous devons naturellement accepter qu'on ne peut jamais percevoir la matière à l'aide de l'œil, ou d'un instrument quelconque. Ce ne sont que les phénomènes [ou manifestations apparentes] de la matière que nous reconnaissons avec les sens, c'est pourquoi, disent les Sages, la chose appelée par nous «matière» est une illusion. Même le protoplasme des Écoles scientifiques n'est pas la matière originelle; ce n'est qu'un autre exemple de phénomène. Paracelse (et d'autres) ont appelé cette première matière originelle matière primordiale, et ce qui s'en rapproche le plus, dans l'École orientale, c'est le mot sanskrit mûlaprakriti. C'est là la racine [mûla] de la matière, qui est invisible et
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ne peut être pesée, ni mesurée, ni étudiée, à l'aide d'un instrument quelconque d'invention humaine. Pourtant, c'est la seule matière réelle qui est à la base de tous les phénomènes que nous appelons à tort de ce nom. Et, bien loin d'être morte, elle fourmille des vies dont nous avons parlé.

En gardant cela en mémoire, nous pouvons maintenant considérer notre vaste système solaire — vaste seulement si on ne le compare pas à l'ensemble plus vaste encore d'étoiles et de planètes qui l'environne. La grande année sidérale couverte par le soleil en parcourant les douze signes du zodiaque(15) comprend plus de 25.000 années terrestres de 365 jours chacune. Tout en faisant cet immense circuit, le soleil entraîne avec lui le système solaire tout entier dans la formidable trajectoire cyclique qui lui est propre, et nous pouvons nous représenter en imagination (car il n'existe pas d'observations à ce sujet) que, durant ces 25.000 années de course autour du zodiaque, l'ensemble du système solaire n'a progressé que d'une petite distance dans l'orbite solaire. Mais après des millions d'années passées dans cette progression, il doit arriver que le soleil entraîne finalement sa suite de planètes dans des espaces stellaires qu'elles n'avaient encore jamais traversés: là, peuvent très bien exister d'autres conditions et combinaisons de matière — conditions
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et états dont nos savants n'ont jamais entendu parler, et dont on n'a jamais noté la moindre manifestation — les conditions planétaires devenant alors si différentes de ce qu'elles sont actuellement qu'on ne puisse plus à ce moment observer la moindre ressemblance avec ce qui existe de nos jours.

C'est là un aspect de la loi cyclique qui est parfaitement familier aux Sages d'Orient. Ils ont fait des recherches dans ce domaine, et consigné leurs constatations qu'ils ont conservées. Ayant observé les innombrables vies au cours de cycles et de cycles passés, et noté leur façon de se comporter dans des conditions différentes offertes dans d'autres espaces stellaires abandonnés depuis longtemps, ils disposent d'une certaine base sur laquelle appuyer leurs conclusions quant à l'état des choses dans les âges à venir. Cela nous amène à une intéressante théorie que présente la Théosophie au sujet de la vie elle-même, telle que l'homme la manifeste, et de sa mort, ainsi que du sommeil(16). Elle vise également ce qu'on appelle en général «fatigue». L'explication la plus usuelle du phénomène du sommeil est que, le corps devenant fatigué, il se trouve plus ou moins vidé de sa vitalité et cherche le repos. Selon la Théosophie(17), c'est exactement le contraire de la réalité car, au lieu de souffrir d'un manque de vitalité, le corps, à la fin de la journée, renferme plus de vie qu'à son
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réveil. Pendant l'état de veille, les vagues de vie inondent le corps avec une intensité qui va croissant d'heure en heure, et comme nous sommes incapables d'y résister plus longtemps que le délai habituellement observé de temps de veille, elles nous dominent et nous tombons en sommeil. Pendant que nous dormons, il se produit un réajustement harmonieux entre les vagues de vie et les molécules du corps; et lorsque l'équilibre est réalisé, nous nous éveillons à nouveau pour reprendre la lutte avec la vie. Si cette adaptation périodique ne se produisait pas, le courant vital nous détruirait. Tout dérangement du corps qui tend à inhiber ce réajustement est une cause d'insomnie, et parfois de mort. Finalement, la mort du corps résulte du combat inégal qui est livré avec l'énergie vitale: en définitive, elle a raison de nous, et nous oblige à descendre dans la tombe. La maladie, l'apanage commun de la race humaine, ne fait que diminuer le pouvoir d'adaptation et de résistance du corps. Les enfants, disent les Adeptes, dorment plus que les adultes, et ont besoin de se coucher plus tôt, parce que la machine corporelle, jeune et fragile comme elle l'est à cet âge, est aisément subjuguée par la vie, et forcée de s'endormir.

Naturellement, dans un article aussi court, je ne puis développer cette théorie; mais bien que probablement la Science ne soit pas prête à l'accepter, elle sera reconnue un jour comme vraie. Comme on commence à penser que l'électricité pénètre toute chose, de même aussi en viendra-t-on peut-être, avant longtemps, à admettre que la vie est universelle, même dans ce que nous avons coutume d'appeler la matière inerte.

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Et comme, de plus, il apparaît clairement à tout esprit observateur qu'il semble y avoir plus ou moins d'intelligence à l'œuvre dans les opérations de cette énergie vitale, nous arrivons naturellement à une autre doctrine théosophique intéressante concernant les êtres et les hiérarchies qui dirigent cette énergie.

Chapitre 6

Quand on étudie ces idées qui remontent à l'Antiquité, il faut bien sûr s'attendre à les trouver en contradiction avec maintes conceptions bien enracinées. Mais comme la Science n'a guère que des conjectures à offrir lorsqu'elle tente de résoudre les grands problèmes de la genèse et de la cosmogénèse, et comme, de plus, lorsqu'elle veut réfuter d'anciennes théories elle s'appuie presque toujours sur une hypothèse, le théosophe peut bien se sentir en terrain solide. Dans des questions importantes, comme celles de la température du soleil, ou de l'histoire de la lune, il n'y a aucun accord entre les savants ou les astronomes. Newton, Pouillet, Zöllner, Secchi, Fizeau, Waterston, Rosetti et d'autres, diffèrent tous dans leurs estimations à propos du soleil, l'écart entre les températures extrêmes qu'ils proposent pouvant atteindre 8.998.600 degrés!(18).

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Aussi ne devons-nous pas craindre les railleries d'une Science qui, dans de nombreux cas, est aussi incertaine et peu sûre qu'elle est affirmative dans ses conclusions, lorsque les Adeptes assurent que la lune n'est pas une masse rejetée par la terre en se refroidissant, mais est au contraire comme la mère de notre globe.

Si je devais m'adresser seulement aux gens instruits des Écoles qui s'en tiennent toujours au dernier mot sorti de la bouche des leaders de la Science, je n'entreprendrais jamais la tâche de parler des êtres et des hiérarchies d'entités qui guident les vies dont j'ai parlé dans mon dernier article. La plume me tomberait de la main, paralysée par leurs dénégations. Mais les croyances spirituelles des gens ordinaires subsisteront encore quand le matérialiste savant aura disparu. Le grand Emmanuel Kant a dit :

«J'avoue que je suis fort porté à affirmer l'existence de natures immatérielles dans le monde, et à placer ma propre âme dans cette classe d'êtres. Il sera prouvé un jour — où et quand, je l'ignore — que l'âme humaine se trouve établie, même pendant cette vie, dans un rapport indissoluble avec toutes les natures immatérielles du monde de l'esprit, qu'elle réagit réciproquement sur celles-ci et en reçoit des impressions»(19).

Et la majorité des hommes pense de même. Ce n'est pas une idée neuve de croire que l'univers est gouverné par des hiérarchies. On peut la retrouver facilement aujourd'hui dans l'Église chrétienne. Les premiers
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Pères l'enseignèrent, saint Paul en a parlé(20), et l'Église Catholique l'a conservée indiscutablement dans son Livre du Rituel des Esprits des Étoiles(21). Les quatre archanges qui gardent les quatre points cardinaux représentent les groupes de régents dont parle l'ancien système, ou les chefs de chacun de ces groupes. Dans le système dont je parle, ces «régents» sont appelés Dhyân Chohan. Quoique la philosophie théosophique ne postule pas un Dieu personnel — qu'il soit extra- ou intra- cosmique — elle ne peut admettre que la Nature soit laissée à elle-même dans son travail: elle affirme que les Dhyân Chohan l'assistent, et sont constamment occupés à guider dans son mouvement évolutif la vie partout présente. En parlant de ce sujet dans sa Doctrine Secrète(22), MmeBlavatsky a fait cette citation tirée du vieux Livre de Dzyan [Stance 5, 4] :

«UNE ARMÉE DES FILS DE LUMIÈRE SE TIENT À CHAQUE ANGLE,
LES LIPIKA SONT DANS LA ROUE DU MILIEU».

Les quatre angles sont les quatre points cardinaux, et la «roue du milieu» est le centre de l'espace; mais ce centre est partout car, l'espace étant illimité, le centre doit être partout où se situe la conscience perceptive. Et, en se référant au Catéchisme du Disciple, le même auteur écrit:

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«Qu'est-ce qui est toujours? L'espace, l'Anupapâdaka [sans parents]. Qu'est-ce qui fut toujours? Le germe dans la Racine. Qu'est-ce qui toujours va et vient? Le Grand Souffle. Y aurait-il donc trois Éternels? Non, les trois ne font qu'un. Ce qui est toujours est un; ce qui fut toujours est un; ce qui est toujours être et devenir est aussi un; et c'est l'Espace» (S.D. 1, 11).

Dans cet espace, sans parents et éternel, se trouve la «roue du milieu» où se tiennent les Lipika(23) (dont je ne puis parier); aux quatre angles, il y a les Dhyân Chohan et, accomplissant leur volonté parmi les hommes sur terre, les Adeptes — les Mahâtmas. L'harmonie des sphères, c'est la voix de la Loi, et à cette voix obéissent aussi bien le Dhyân Chohan et le Mahâtma — de leur part, d'une façon volontaire vu qu'ils incarnent la Loi — que les hommes, et autres créatures, puisque tous y sont astreints par les chaînes implacables de la Loi qu'ils ne comprennent pas.

En affirmant qu'on ne peut rien dire des Lipika, je faisais allusion à leur nature mystérieuse et à leurs pouvoirs incompréhensibles: il est impossible d'en savoir assez sur leur compte pour affirmer quoi que ce soit de sensé ou de certain à leur sujet. Mais nous pouvons connaître quelque chose des Dhyân Chohan et des Adeptes, et même c'est souvent que nous recevons — pour ainsi dire — des preuves tangibles de leur existence. Car les Adeptes sont des hommes vivants, qui font usage de corps semblables
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aux nôtres; ils sont disséminés dans le monde entier, et parmi toutes les nations; ils se connaissent entre eux, mais non sur la base de simples formes, ou de signes maçonniques de reconnaissance, à moins que nous appelions «maçonniques» des signes naturels, physiques et astraux. Ils ont des moments où ils se réunissent entre eux: ils sont alors présidés par certains parmi eux qui sont plus avancés que les autres en connaissance et en pouvoir. À leur tour, ces Adeptes supérieurs ont entre eux des communications où Celui qui préside est le plus élevé; c'est à ce plus haut niveau que commence la communication avec les Dhyân Chohan. Tous, à leur degré respectif, accomplissent le travail qui appartient à ce degré, et bien qu'on puisse attribuer à l'Adepte Suprême uniquement un pouvoir quelconque de gouverner ou de guider la Nature et l'humanité, cependant, le moindre d'entre eux occupe une place importante dans le plan d'ensemble. Il est probable que les Francs-Maçons et les nombreux faux Rose-Croix qui fleurissent de nos jours ne seront pas unanimes à accepter ces idées, d'autant que ces Adeptes ne se sont pas soumis à leurs rituels; mais il n'est pas difficile de découvrir ou de prouver qu'il a toujours existé une croyance largement répandue — et, si vous voulez, parfois inavouée — au sujet de ces êtres et de ces ordres.

Notes

  • l. — [En Inde, les Rishis désignent des voyants spirituels, ou sages inspirés, de classes diverses. C'est à de grands Rishis que sont attribués les anciens hymnes védiques. Dans un article (The Path, jan. 1891) intitulé — Where the Rishis were — (« Là où étaient les Rishis »), Judge signale que ces grands Adeptes, qui jadis ont vécu sur terre, en donnant de grandes impulsions spirituelles, passent pour se réincarner encore parfois.]
  • 2. — [(À l'époque (1890), circulaient trois revues théosophiques importantes: The Theosophist, lancée en Inde, en 1879, The Path, publiée par Judge aux États-Unis, à partir de 1886, et Lucifer, l'organe de MmeBlavatsky, à Londres, depuis 1887. Pour quelques-uns des livres évoqués, voir bibliographie en fin de volume.]

3. — [Voir de cet orientaliste éminent l'article «Le Bouddhisme en Occident» publié dans la Revue des deux Mondes, tome 88, Paris, 1888.]

  • 4. — [La Guerre de Sécession, qui déchira les États-Unis, de 1861 à 1865.]
  • 5. [Cette cérémonie fut célébrée peu après la mort du baron (20 mai 1876), mais l'incinération du corps n'eut lieu que plusieurs mois plus tard (6 décembre) — le temps que soit construit le premier four crématoire disponible sur le territoire américain.]
  • 6. — [L'organisateur de cette Branche, le prof. Eliott Coues, déçu dans son ambition de prendre la tête de la Section Américaine, se retourna contre la Théosophie et calomnia MmeBlavatsky par voie de presse.]
  • 7. — [Cette «carte» vivante, branchée sur l'actualité, anticipe curieusement les écrans modernes permettant, en informatique, de visionner en clair toutes les données utiles d'une situation en évolution, ou donnant une vue par satellite de la dynamique des conditions météorologiques. Plusieurs «récits occultes» de Judge (publiés en 1889) mentionnent de tels dispositifs de visionnement objectif, qu'il s'agisse de l'histoire du monde («The magic screen of time» — «L'écran magique du temps»), ou de l'état de santé psychique et spirituelle d'un groupe complet de disciples répartis dans le monde («The Tell-tale picture gallery» — «La galerie de portraits vivants»). Dans ce dernier article (The Path, juin 1889), Judge précise qu'il s'agit d'un dispositif, de construction délibérée, «permettant de spécialiser une des nombreuses fonctions de la lumière astrale». (Sur cette dernière, voir plus loin, section 21). Dans le même article, l'auteur signale que de pareils systèmes d'information permanente fonctionnent encore de nos jours en Orient (Tibet, Inde).]
  • 8. — [Voir Épitomé, p. 165, pour la distinction à faire entre Âkâsha et lumière astrale.]
  • 9. — [Jules César, acte 3, sc.2, v.80.]
  • 10. — [Si on s'en tient à la lettre de la Bible, la création du monde remonterait à environ 3760 ans avant J.-C.]
  • 11. — [Sur ces statues colossales, et d'autres, voir The Secret Doctrine, II, 224, 236-40.]
  • 12. — [En langage moderne, l'ego signifie presque toujours le moi psychologique, lié à l'histoire de la personne, alors que l'Ego, selon la Théosophie, renvoie à ce que l'on tend à appeler notre alter ego supérieur. Cet Ego supérieur est notre principe permanent d'identité: source de notre sentiment du je individuel, indépendant du temps et de l'espace.]
  • 13. — [École philosophique américaine (représentée principalement par Emerson) dérivée de l'idéalisme allemand, et pénétré d'idées mystiques, tendant à fondre Dieu, la nature et l'homme.]
  • 14. — [En sanskrit: nityapralaya. Voir l'Océan de Théosophie, pp.38-9.)
  • 15. — [Bien entendu, ce n'est pas le soleil mais le point vernal (point de la sphère céleste où se trouve le soleil au moment exact du printemps) qui se déplace chaque année, d'un lent mouvement de régression dans le zodiaque. L'année sidérale est un cycle très important en Théosophie: voir Océan, p.128.]
  • 16. — [Voir à ce sujet : Océan, p.38.]
  • 17. — [Voir la réponse de H.P.B. à la question: — En quoi consiste donc le processus de l'endormissement — dans son enseignement général sur les rêves in Les Rêves et l'Éveil intérieur, pp.47-8.]
  • 18. — [Voir : The Secret Doctrine, l, 484 note.]
  • 19. — [Extrait de Traüme eines Geistersehers.]
  • 20. — [Paul a parlé des Principautés et des Puissances célestes (Éphésiens 3,10).]
  • 21. — [Voir de Mme Blavatsky l'article «Star-Angel Worship» (=«Le Culte des Anges des Étoiles»), Lucifer, 1888, pp-355-365.]
  • 22. — [Voir The Secret Doctrine, l, p.118.]
  • 23. — [Mot sanskrit pour scribe, copiste. Selon H.P.B. (voir Glossaire Théosophique), ces «Scribes» tiennent en quelque sorte les registres célestes, où est gardée la trace de chaque parole prononcée et chaque action accomplie par l'homme incarné sur terre. En Occultisme, ce sont les agents de KARMA, la loi de rétribution.]

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