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"Lettres qui m'ont aidé", Livre 3 (extraits), Extraits de lettres non-publiées

Sommaire des Extraits de Lettres inédites :

-- Aucune autorité en Théosophie sauf..

-- Nul effort n'est perdu.

-- La Théosophie doit être comprise avant de s'intéresser aux phénomènes...

-- C'est une règle en Occultisme que l'on ne doit pas s'adonner aux récits de vies passées.

-- Faire en sorte que les pouvoirs soient réellement utiles.

-- Conseils d'encouragement.

-- Encouragement à ne pas juger sur les apparences.

-- Apprendre à tirer le meilleur des circonstances.

-- Conseils vis à vis de calomnies — Soyez vous-même un centre d'harmonie.

-- Conseils pour devenir harmonieux..

-- L'organisation théosophique est totalement différente des autres associations : nous exigeons un véritable travail altruiste.

-- Dangers propres à une croissance trop rapide.

-- La véritable union sur les plans intérieurs existe toujours.

-- Conseils pour éviter de reporter l'erreur sur les autres.

-- Le Mouvement théosophique est un mouvement de réforme qui s'attaque au caractère profond de la race humaine.

-- Chaque Loge est indépendante et autonome

Extraits de Lettres inédites

II n'y a aucune autorité en Théosophie sauf celle que chacun choisit d'accepter pour lui-même.

***

Nul effort, même le plus minime, n'est jamais fait en vain ; sachant cela, chacun peut "essayer, essayer sans cesse".

***

II n'est pas sage de prêter attention aux phénomènes (4), ou d'essayer de les comprendre, tant qu'on n'a pas saisi à fond la philosophie de la nature et de l'homme exposée en Théosophie.

* * *

Les phénomènes sont totalement illusoires et, si l'on y prête attention, ils détournent de la réalité de la vie et de la vérité.

***

Les récits d'autres incarnations ne sont ni utiles, ni dignes de confiance ; en fin de compte, ils ne donnent rien de bon, mais risquent d'engendrer vanité et sombre tristesse. Ils sont donc à éviter. Jusqu'à présent, je n'ai pas vu un seul cas où l'intérêt ou la croyance que l'on prêtait à ces histoires n'ait pas eu de mauvaises conséquences. Et les seuls Adeptes que j'aie jamais connus refusent de parler à quiconque de sa vie antérieure. Car c'est une règle en Occultisme que l'on ne doit pas s'adonner à des récits de vies passées — règle qui est semblable à celle qui interdit de parler de vos progrès dans la vie supérieure en rapport avec l'existence actuelle. Une étude de la philosophie spirituelle, telle qu'elle est exposée dans la Bhagavad-Gîtâ, apportera la lumière sur tous les événements qui peuvent survenir, lesquels sont de simples mouvements et d'irréelles apparitions, qui cachent la vérité à notre perception.

***

En ce qui vous concerne, bien entendu, les pouvoirs qui viennent naturellement sont bons et peuvent être utilisés naturellement. Et le conseil de prudence que je donnerais (bien qu'il ne soit peut-être pas nécessaire pour vous) est que plus vous restreindrez le cercle de ceux à qui vous vous révélerez vraiment, mieux ce sera pour votre progrès — et pour eux aussi. Le moyen de faire du bien avec ces pouvoirs ne réside jamais en leur exhibition, mais dans l'influence qu'ils peuvent exercer silencieusement sur les autres, et par les indications, suggestions et repères qu'ils peuvent fournir à celui qui les possède s'il les utilise correctement ; de cette manière, ils peuvent devenir utiles, mais certainement pas en parlant d'eux, ni en en faisant étalage de quelque façon. C'est un point important dans toutes les véritables écoles d'Occultisme.

***

Ne vous découragez pas : il n'y a aucune raison ; rien de ce qui est fait avec facilité n'est vraiment très bon ou durable ; il faut qu'il y ait des contrariétés et des tensions ici et là.

***

N'entretenez pas l'idée que *** et d'autres ne viennent pas pour des "raisons de caste", etc. Mieux vaut supposer qu'ils ont d'autres raisons ; mieux vaut espérer le meilleur et le meilleur arrivera ; [...] d'ailleurs, je ne pense pas que ce soit le cas. Ce sont les bavardages qui suscitent ces idées.

***

Les circonstances où nous nous trouvons sont effectivement les meilleures pour nous, si seulement nous voulons bien les considérer ainsi. Essayez d'appliquer cela et, de la sorte, tirez le meilleur de ces circonstances — en échappant du même coup à leur retour dans une prochaine vie.

Efforcez-vous d'amener les gens à pratiquer la Théosophie et la fraternité véritables.

***

En ce qui concerne ***, la meilleure façon d'opérer est d'attendre avec modération, de faire pour le mieux, de refuser d'écouter les calomnies et de voir ce qu'il adviendra [...] Nous ne devons pas toujours être en train de réformer autrui mais, en même temps, nous pouvons refuser de laisser les autres nuire au travail [...]

Tenez bon, évitez la controverse — et poursuivez le travail.

***

Essayez de progresser en harmonie ; c'est alors que l'autre sorte de progrès suivra en son temps. Soyez vous-même un centre d'harmonie et les autres vous aideront à répandre partout ce sentiment.

Rapprochons-nous tous en une union plus étroite de mental et de cœur, d'âme et d'action, et efforçons-nous ainsi de créer cette véritable fraternité qui seule peut permettre notre progrès universel et particulier.

***

Je pense que vous et *** devriez changer votre attitude mentale sur ce point précis ; à ce qu'il me semble — bien sûr, je peux me tromper, et dans ce cas veuillez m'en excuser — en souhaitant obtenir de l'harmonie, vous vous efforcez, que ce soit en pensée ou en action, de créer de l'harmonie. Or, je pense que l'on ne peut pas créer de l'harmonie, mais qu'elle est le résultat de l'action, ou bien de la pensée. Par conséquent, vous et ***, étant des individus qui accomplissent leur devoir, vous devriez vous contenter de cela et laisser les résultats se produire d'eux-mêmes. Si vous agissez correctement et ne vous préoccupez pas de savoir si l'harmonie en découlera ou non, l'harmonie s'établira nécessairement, si vos actions sont harmonieuses. Cette attitude évitera des tensions nerveuses, car très souvent nous nous énervons à propos d'une chose du fait que nous pensons aux résultats. Si cependant vous faites de votre mieux mais que l'harmonie n'en résulte pas, ce ne pourra pas être de votre faute ; par conséquent, vous ne devriez pas vous en préoccuper ; moins vous y pensez, plus vite l'harmonie se manifestera.

***

Il semble que la Société soit entièrement différente de toutes les autres organisations en ce point précis : ailleurs, on voit les membres fournir plein d'argent et quelle que soit l'organisation — club ou église — elle a des chances de réunir des sommes importantes parce qu'elle propose des credos bien définis. Je suppose que dans la Société la nature humaine se révèle à nous sous ses vraies couleurs, car ici nous n'offrons rien de comparable, mais nous exigeons un véritable travail altruiste.

***

Considérons maintenant ce qui concerne la Branche. Une grande affluence de membres n'est pas bonne pour elle, à moins que ceux qui en font partie soient capables de faire face à cette situation. Il est donc de la plus haute importance que la Branche s'éduque et se fortifie, sinon elle risque de subir une croissance trop rapide, comme un enfant, et de s'affaiblir, en prenant ainsi du retard. Par contre, si un grand nombre de ses membres deviennent, chacun individuellement, un centre actif et un pouvoir vivant, par suite de leur bonne connaissance du sujet, alors vous verrez la Branche progresser avec une puissance et une force indubitables. Si vous aviez conférence sur conférence et simplement accroissement du nombre des nouveaux membres, sans qu'il y ait renforcement des anciens, votre Branche risquerait de mourir dès que cesserait l'apport des conférences. Essayez d'inculquer cette idée à ceux des membres qui sont disposés à écouter.

***

Je regrette d'apprendre que vous ne vous êtes pas encore résigné au départ de votre fils de ce plan physique. Il est dur de se séparer de ceux que nous aimons, mais la mort n'est qu'une séparation sur les plans inférieurs ; ce n'est pas une "perte" sur les plans supérieurs. Mais la véritable union sur les plans intérieurs, qui existe toujours, bien que nous puissions en être inconscients, ne peut être ressentie consciemment aussi longtemps qu'il y a un sentiment quelconque de "frustration". Efforcez-vous de réaliser en pensée, au fond de vous-même, quel serait le véritable désir de votre fils, et quel est votre réel désir intérieur (bien que vous puissiez ne pas le connaître), en ce qui concerne votre attitude. Sur les plans intérieurs, ce désir serait, et il est, que vous ne devriez pas vous affliger, ni vous désoler, mais vous "réjouir" — oui, vous réjouir de la situation où vous vous trouvez actuellement, parce que là se trouve la grande opportunité qui est la vôtre, parce que la Loi et la Nature fournissent toujours la plus grande opportunité et nous accordent les plus grandes bénédictions que nous soyons capables de recevoir. Du point de vue de l'âme, c'est tout ce que nous-mêmes (les "âmes") désirions qu'il arrive.

***

Si vous constatez qu'il existe une friction entre vous et un autre, ou d'autres, ne perdez pas de temps à vous demander en quoi ils ont tort. Chacun a toujours tort en quelque chose ; et, en dehors de cela, il serait assez facile de trouver que leurs erreurs se trouvent dans votre propre imagination. Leurs erreurs, réelles ou imaginaires, ne vous regardent pas, ne font pas partie de votre devoir ; elles n'ont pas besoin d'être considérées par vous et vous n'avez pas à le faire. Car, en agissant ainsi vous provoqueriez une "rupture" occulte. Ce qui vous concerne et vous incombe consiste à découvrir en quoi vous avez été fautif. Lorsque vous constatez qu'il existe une friction quelconque, si vous passez en revue vos pensées, paroles et actions passées, vous trouverez certainement que vous avez failli, directement ou indirectement, par omission, en acte ou en parole. En pratiquant cela, vous apprendrez beaucoup sur votre compte, tandis qu'en cherchant et en relevant les fautes possibles des autres — quelle que soit l'étendue de leurs péchés à vos yeux — vous n'apprendrez rien et vous vous comporterez simplement comme un âne.

***

Les difficultés et les frictions accompagnent l'existence, et si tout marchait sans histoire et parfaitement, tout le temps, nous n'aurions rien à faire. Notre mouvement est un mouvement de réforme qui s'attaque au caractère profond de la race humaine et par conséquent nous ne sommes pas parfaits, et les autres membres de la race non plus. Avez-vous jamais réfléchi à cette question : « Que feriez-vous si tous les idéaux relatifs à l'homme étaient réalisés, si l'altruisme était universel ? » Nous devrions émigrer sur quelque autre planète plus mauvaise afin que nos sentiments y trouvent leur expression. Ainsi donc nous devrions accepter toutes les difficultés comme faisant partie du travail quotidien et nous efforcer d'amener le plus grand nombre possible de personnes, y compris nous-mêmes, à être prêts à aider.

***

Ne pensez pas que vous ne faites rien pour la Cause qui vous est si chère, car, en vérité, le travail le plus authentique s'effectue sur les plans intérieurs : sans cela, aucun travail ne pourrait s'accomplir sur les plans extérieurs. Par conséquent, rappelez-vous que vous pouvez travailler, et qu'effectivement vous faites un vrai travail pour aider la Cause, en étant fort dans votre cœur, votre confiance et votre dévotion. De cette façon, vous contribuez à maintenir fort le centre du mouvement dans son ensemble ; d'autres que vous, qui ont la possibilité de travailler sur le plan extérieur, s'en trouvent aidés pour l'accomplissement de leur travail, dans la mesure où le centre est fort, et qu'eux-mêmes y puisent de l'aide. C'est là ce que vous pouvez faire et vous devriez y penser souvent.

Nous devons maintenant ressembler aux Francs-Maçons qui, partout dans le monde, isolés ou réunis, sont Francs-Maçons. Cependant, chaque Grande Loge est indépendante et autonome. C'est comme cela qu'il faut le comprendre. Aux États-Unis, il y a environ quarante États indépendants, avec, pour chaque État, une Grande Loge Maçonnique qui a sa propre autonomie : cela n 'empêche pas chaque membre d'être un Franc-Maçon qui, s'il voyage, peut être admis dans chaque Loge s'il respecte la règle.

On a eu tout à fait raison d'adopter l'autonomie comme méthode. Sinon, l'appartenance à la S.T. Américaine serait une source d'embarras et de friction. Chaque grand territoire, comme un individu à part entière, se tient sur ses pieds, alors que tous sont unis par le même but [...] Lorsque tout sera arrangé, il faut espérer que vous pourrez atteindre le mental d'un bien plus grand nombre de gens qu'avant. Si nous gardons en pensée que le but de notre travail doit être de présenter les vérités de la Théosophie à un maximum de personnes et non pas de chercher à obtenir des fonctions et des honneurs, alors nos meilleurs efforts devront donner de bons résultats. J'adresse à tous mes félicitations, en vous exprimant mes meilleurs espoirs.

Note

(4) [II s'agit naturellement des phénomènes étranges de la parapsychologie.]


Ici s'achève la publication sur Internet.

Le livre publié par Textes Théosophiques contient d'autres textes.

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