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"L'Océan de Théosophie", Le corps et le corps astral

Chapitre 5

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En tant que masse de chair, d'os, de muscles, de nerfs, de matière cérébrale, de bile, de mucus, de sang et de peau, le corps est l'objet du soin exclusif de beaucoup trop de gens qui, ayant fini par s'identifier avec lui, en font leur dieu et en disant " je " n'entendent parler que de lui. Livré à lui-même, le corps est dépourvu de raison, et n'agit alors que par réflexe et action automatique. Nous pouvons observer ce fait dans le sommeil, où le corps prend des attitudes et fait des mouvements que l'homme éveillé ne permettrait pas. Le corps ressemble à notre mère la terre ; comme elle, il est formé de nombreuses " vies " infinitésimales. Chacune de ces vies est un point sensible. Non seulement il y a des microbes, des bacilles et des bactéries, mais ceux-ci sont, à leur tour, composés d'autres vies, et ces dernières, de vies encore plus minuscules. Ces vies ne sont pas les cellules du corps, mais elles les constituent, et se tiennent toujours dans les limites assignées à la cellule par l'évolution. Elles tourbillonnent continuellement, se meuvent ensemble à travers tout le corps, et se trouvent aussi bien dans certains espaces, vides en apparence, que là où la chair, les membranes, les os et le sang sont visibles. Elles s'étendent également à une certaine distance au-delà des limites réelles et extérieures du corps.

Un des mystères de la vie physique est caché parmi ces " vies ". Leur action, sous l'impulsion de l'énergie vitale — appelée prana ou jiva — explique l'existence active et la mort
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physique. Ces vies sont divisées en deux classes, celle des destructeurs et celle des préservateurs, qui, depuis la naissance, luttent continuellement entre elles, jusqu'au moment où les destructeurs l'emportent, et c'est l'énergie vitale elle-même qui met fin à la lutte, car c'est la vie qui tue. Ceci peut paraître hétérodoxe, mais la philosophie théosophique le considère comme un fait. En effet, il est enseigné que l'enfant en bas âge vit parce que l'ensemble de ses organes parfaitement sains est capable d'absorber la vie qui l'entoure dans l'espace, et que c'est la force accablante du fleuve de vie qui l'endort chaque jour, les cellules préservatrices du jeune corps n'ayant pas encore été maîtrisées par les cellules destructrices. L'endormissement et le réveil sont simplement et uniquement des processus qui marquent l'un le rétablissement de l'équilibre pendant le sommeil, l'autre l'action produite par la rupture de cet équilibre pendant la veille. Cela peut être comparé à la lumière de l'arc électrique, dans laquelle l'arc brillant de lumière au point de résistance serait le symbole de l'homme actif éveillé. Ainsi, pendant le sommeil, nous absorbons encore l'énergie vitale, mais sans lui résister ; lorsque nous sommes éveillés, nous la rejetons. Cependant notre pouvoir de la rejeter est nécessairement limité, parce que l'énergie vitale existe autour de nous tel un océan dans lequel nous baignons. Au moment précis du réveil il y a équilibre entre nos organes et la vie ; au moment de nous endormir l'énergie vitale nous pénètre beaucoup plus qu'au réveil ; elle nous a épuisés ; finalement elle tue le corps. Une telle lutte ne pourrait être soutenue indéfiniment, car le poids de la vie de tout le système solaire défie le pouvoir de résistance concentré dans une petite forme humaine.

Les Maîtres de Sagesse considèrent le corps comme le plus transitoire, le plus impermanent et le plus illusoire de toute la série des constituants de l'homme. Jamais un instant le même, en perpétuelle transformation, en mouvement continuel dans toutes ses parties, ce corps n'est en fait jamais complet ou achevé, quoique tangible. Les anciens le savaient bien, aussi élaborèrent-ils une doctrine appelée nitya
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pralaya ; ou le changement ininterrompu des choses matérielles, la destruction continuelle. La science le reconnaît maintenant dans la doctrine selon laquelle le corps change complètement et se renouvelle tous les sept ans. A la fin des sept premières années le corps n'est plus le même qu'à la naissance ; au moment de la mort il a changé sept fois, peut-être davantage. Cependant il conserve la même apparence générale depuis la maturité jusqu'à la mort et, de la naissance à la vieillesse, il garde toujours une forme humaine. C'est un mystère que la science n'explique pas ; cette question se rapporte à la cellule et aux moyens par lesquels la forme humaine générale est conservée.

La " cellule " est une illusion. Ce n'est qu'un mot. Elle n'a pas d'existence en tant qu'objet matériel car chaque cellule est composée d'autres cellules. Qu'est-ce alors qu'une cellule? C'est la forme idéale dans laquelle se rangent les véritables atomes physiques, formés des " vies ". Puisqu'il est admis que les molécules physiques s'échappent constamment du corps, elles doivent quitter les cellules à tout instant. Il n'existe donc pas de cellule physique, mais uniquement les limites privatives d'une cellule, les parois idéales et la forme générale. Les molécules se disposent dans la forme idéale conformément aux lois de la nature, et la quittent à nouveau presque immédiatement pour faire place à d'autres atomes. Et puisqu'il en est ainsi pour le corps, il en est de même pour la terre et pour le système solaire ainsi que pour tous les objets matériels, quoique pour ceux-ci le processus soit plus lent. Tous sont constamment en mouvement, et se transforment continuellement. Ceci est de la sagesse moderne aussi bien qu'ancienne. Voilà l'explication physique de la clairvoyance, de la clairaudience, de la télépathie et de la faculté de lire les pensées. Elle contribue à nous démontrer à quel point notre corps est illusoire et insatisfaisant.

Bien que, rigoureusement parlant, le deuxième constituant de l'homme soit le corps astral (linga sharira en sanskrit), nous examinerons l'énergie vitale (prana et jiva en sanskrit) en même temps que lui, car le phénomène de la vie est mis
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mieux en évidence lorsque nous l'observons en relation avec le corps.

La vie ne résulte pas du fonctionnement des organes, et elle ne disparaît pas avec la désintégration du corps. C'est un principe qui imprègne tout l'univers. C'est l'océan dans lequel flotte la terre. Notre globe, ainsi que tous les êtres et tous les objets qu'il porte, en sont imprégnés. La vie agit sans cesse sur nous et autour de nous, et ses pulsations nous traversent continuellement. Lorsque nous occupons un corps nous employons simplement un instrument mieux spécialisé que tout autre pour nos rapports avec prana et jiva. Strictement parlant prana est le souffle et, comme le souffle est nécessaire au maintien de la vie dans la machine humaine, c'est le mot le mieux adapté. Jiva signifie " vie ", ce terme est aussi employé pour désigner l'âme vivante, la vie en général provenant de la Vie Suprême elle-même. Jiva peut donc être employé d'une manière générale, tandis que prana a un sens plus particulier. On ne peut dire que quelqu'un possède une quantité définie de cette énergie vitale qui reviendrait à sa source si le corps était réduit en cendres mais plutôt que cette énergie travaille avec toute la masse de matière présente dans le corps. Nous sécrétons ou utilisons cette énergie vitale, pour ainsi dire, lorsque nous vivons. Car, que nous soyons vivants ou morts, elle est toujours là présente durant la vie parmi nos organes qu'elle soutient et à notre mort parmi les innombrables créatures qui surgissent de notre destruction. Il nous est aussi impossible de nous défaire de cette vie que de supprimer l'air dans lequel l'oiseau vole, car, ainsi que l'air, la vie remplit tous les espaces sur la planète, si bien que nulle part nous ne pouvons en perdre les bénéfices ni échapper à son pouvoir finalement écrasant. Mais pour agir sur le corps physique, cette vie — prana — a besoin d'un véhicule, d'un moyen, d'un guide, et ce véhicule est le corps astral.

Il existe plusieurs noms pour désigner le corps astral. En voici quelques-uns : linga sharira, terme sanskrit qui signifie modèle du corps, et qui est le meilleur de tous ; double éthérique,
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fantôme, revenant, apparition, doppelgänger, homme personnel, périsprit, âme irrationnelle, âme animale, bhuta, élémentaire, coque, diable, démon. Certains de ces noms ne s'appliquent au corps astral que lorsqu'il est séparé du corps physique après la mort. Bhuta, diable et élémentaire sont des termes presque synonymes, dont le premier est sanskrit. Les hindous désignent par bhuta le corps astral libéré du corps et du mental par la mort ; ainsi séparé de la conscience, c'est à leurs yeux un diable. Si nous rejetons la vieille idée selon laquelle le diable est un ange déchu du ciel, nous voyons que les hindous ne sont pas loin de la vérité, car ce démon corporel est quelque chose qui provient de la terre.

On pourrait objecter que le terme corps astral est, dans le cas présent, impropre. Cette objection est due à la nature et à la genèse de notre langue qui, s'étant développée dans la lutte avec la nature et dans une civilisation commerciale, n'a pas encore forgé les mots nécessaires pour désigner la grande série des facultés et organes de l'homme invisible. De plus, les philosophes occidentaux n'ayant pas admis l'existence de ces organes intérieurs, les termes précis n'existent pas dans notre langue. C'est pourquoi, en cherchant des mots dans notre langue pour décrire le corps intérieur, nous n'avons trouvé que ceux de " corps astral ".

Ce terme se rapproche de la réalité car on peut dire que, grossièrement, la substance de cette forme provient de la matière cosmique ou matière stellaire. Mais l'ancien terme sanskrit — linga sharira, le corps modèle — en donne l'idée exacte, car ce corps est le moule ou modèle du corps physique. Aussi le terme est-il préférable à celui de " corps éthéré ", car ce dernier pourrait suggérer l'idée qu'il fait suite au corps physique, tandis qu'en réalité le corps astral précède le corps matériel.

Comparée à la matière du corps visible celle du corps astral est d'une texture très fine et a une grande résistance mécanique ; il ne subit donc que peu de changements durant la vie, tandis que le corps physique se modifie à chaque instant. Il possède non seulement cette résistance énorme,
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mais aussi une élasticité qui lui permet de s'étendre à une distance considérable. Il est souple, plastique, extensible et résistant. La matière dont il est composé est électrique et magnétique dans son essence et c'est précisément celle dont le monde entier était composé dans un passé qui se perd dans la nuit des temps, au moment où les mécanismes de l'évolution n'étaient pas encore arrivés au point de produire le corps matériel de l'homme. Mais cette matière du corps astral n'est ni brute ni grossière. Ayant passé par une vaste période d'évolution et d'innombrables processus de purification, sa nature a été raffinée à un degré très supérieur à celui des éléments physiques matériels que nous voyons et touchons à l'aide des yeux et des mains physiques.

Le corps astral est le modèle-guide du corps physique, et tous les autres règnes ont également un modèle astral. Les végétaux, les minéraux et les animaux ont un double éthérique, et seule cette théorie peut expliquer pourquoi la graine reproduit sa propre espèce, et pourquoi tous les êtres sensibles procréent d'autres êtres semblables à eux-mêmes. Les biologistes se bornent à reconnaître les faits, sans pouvoir expliquer pourquoi le gland ne donne jamais qu'un chêne, si ce n'est qu'il n'en a jamais été autrement. La véritable doctrine était cependant connue dans les écoles de l'antiquité, et elle a été répandue à nouveau en Occident grâce aux efforts de H.P. Blavatsky et de ceux qui ont été inspirés par ses œuvres.

Voici la doctrine : dans les premiers temps de l'évolution de ce globe, un plan ou une forme idéale des différents règnes de la nature est d'abord tracé ; la matière astrale aidée du principe de vie commence à œuvrer selon ce plan, jusqu'au moment où, après de longues périodes, la forme astrale de l'homme est développée et perfectionnée. C'est donc la première forme de la race humaine, ce qui, dans une certaine mesure, correspond à l'allégorie représentant l'homme dans le jardin de l'Eden. Après une autre longue période durant laquelle le cycle de la descente dans la matière se poursuit, la forme astrale revêt finalement un
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" vêtement de peau " et la forme physique actuelle de l'homme apparaît. Telle est l'explication du verset du Livre de la Genèse qui décrit comment Adam et Eve furent revêtus de vêtements de peau. C'est la chute ultime dans la matière, car, dès ce moment, l'homme intérieur va s'efforcer d'élever la masse entière de substance physique à un niveau supérieur, et de la pénétrer plus largement d'influences spirituelles, afin qu'elle soit prête à continuer sa marche progressive pendant la prochaine grande période d'évolution qui succédera à la nôtre. A l'époque actuelle, le modèle sur lequel l'enfant se développe dans la matrice est donc le corps astral, dont la forme est parfaite dès avant la naissance de l'enfant. C'est sur ce modèle que les molécules se disposent jusqu'à ce que l'enfant soit complètement formé ; la présence du corps-modèle éthérique explique comment le fœtus se développe et prend forme, comment les yeux se développent de l'intérieur vers la surface du visage, et bien d'autres mystères de l'embryologie que les médecins se bornent à décrire sans les expliquer. Mieux que toute autre théorie, celle-ci explique les marques de naissance de l'enfant reçues dans la matrice, ce qui est parfois nié par des médecins, mais reconnu comme un fait fréquent par ceux qui prennent soin de l'observer. La forme physique en voie de formation dépend du modèle astral ; elle est liée à l'imagination de la mère par les organes physiques et psychiques ; par horreur, peur, ou autrement, la mère crée une image puissante, et le modèle astral en est similairement affecté. Dans le cas d'un enfant né sans jambes, ce sont les idées et l'imagination puissantes de la mère qui ont pour effet de couper ou contracter la jambe astrale, de telle sorte que n'ayant pas de modèle pour s'y disposer, les molécules ne peuvent former une jambe physique. Il en est de même dans tous les cas semblables. Par contre, quand nous rencontrons un homme qui sent encore la jambe coupée par le chirurgien, ou qui est conscient des doigts amputés, c'est que le membre astral n'a pas été atteint ; aussi cet homme a-t-il l'impression de toujours posséder le membre physique. Le bistouri ou les
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acides n'endommagent pas le modèle astral, mais, aux premières phases de sa croissance, les idées et l'imagination ont la puissance de l'acide et de l'acier tranchant.

Le corps astral de l'homme ordinaire qui n'a pas été entraîné dans l'occultisme pratique, ou qui ne possède pas cette faculté innée, ne peut s'éloigner du corps physique que de quelques pieds. Le corps astral fait partie de ce corps physique, il le soutient et y est associé comme les fibres de la mangue pénètrent tout le fruit. Mais il est des êtres qui, en raison de pratiques poursuivies durant des vies terrestres antérieures, possèdent le pouvoir inné de projeter inconsciemment leur corps astral. Ce sont les médiums, quelques voyants, un grand nombre d'hystériques, de cataleptiques et de scrofuleux. Il y a aussi ceux qui se sont entraînés en suivant une discipline longue et excessivement sévère qui s'étend jusqu'à la nature morale et mentale, et dépasse de beaucoup le pouvoir de l'homme contemporain ordinaire ; ceux-là peuvent faire usage de la forme astrale à volonté, car ils se sont complètement libérés de l'illusion selon laquelle le corps physique est une partie permanente d'eux-mêmes ; de plus, ils connaissent les lois chimiques et électriques qui s'appliquent dans ce cas. Ils agissent donc en parfaite connaissance et sciemment alors que les autres accomplissent l'acte sans pouvoir ni l'empêcher, ni le provoquer à volonté, ni éviter les risques qui accompagnent l'emploi inconsidéré de forces de la nature aussi puissantes.

Les organes réels des organes extérieurs des sens sont dans le corps astral. En lui se trouvent la vue, l'ouïe, la faculté de l'odorat et le sens du toucher. Il a un système complet de nerfs et d'artères qui lui est propre et qui sert à conduire le fluide astral qui est, pour ce corps, ce que le sang est pour le corps physique. C'est le corps astral qui est le véritable homme personnel. Là sont situées la perception subconsciente et la mémoire latente que les hypnotiseurs modernes mettent en œuvre et qui les déconcertent. Quand le corps meurt, l'homme astral est libéré, et comme à la mort l'homme immortel — la Triade — s'envole vers un autre état,
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le corps astral devient la " coque " de l'homme jadis vivant, à laquelle il faudra un certain temps pour se dissiper. Cette coque conserve tous les souvenirs de la vie vécue par l'homme, et peut ainsi répéter, par réflexe et automatiquement, ce que l'homme, maintenant mort, a connu, dit, pensé et vu. Elle demeure presque constamment auprès du corps abandonné jusqu'à sa complète désagrégation, car elle doit aussi passer par son propre processus de mort. Sous certaines conditions elle peut devenir visible ; c'est le fantôme des séances spirites que l'on fait passer pour le véritable esprit de telle ou telle personne. Attirée par les pensées du médium et des assistants, elle flotte vaguement vers les lieux où ils se trouvent; là elle est galvanisée en une vie artificielle par toute une légion de forces élémentales et par l'action du corps astral du médium qui dirige la séance, ou par celui de tout autre médium présent. Toutes les preuves dont les spirites se vantent et qu'ils avancent pour affirmer l'identité d'un parent ou d'un ami décédé sont des reflets de ce fantôme, comme à partir d'une photographie, dans le cerveau du médium. Ces témoignages sont acceptés comme preuves de la présence de l'esprit du décédé, car ni les médiums ni les assistants ne connaissent les lois qui gouvernent leur propre nature, pas plus que la constitution, le pouvoir, ou la fonction de la matière astrale et de l'homme astral.

La philosophie théosophiques ne nie pas les faits constatés dans les séances spirites, mais elle en donne une explication entièrement opposée à celle des spirites. L'absence totale de toute explication logique et scientifique de la part des prétendus esprits sur les phénomènes qu'ils sont censés produire confirme le fait qu'ils n'ont aucune connaissance à communiquer. Ils peuvent simplement provoquer certains phénomènes ; l'examen de ceux-ci et les déductions qu'on peut en tirer ne peuvent être faits d'une manière satisfaisante que par un cerveau exercé et guidé par une trinité vivante comprenant esprit, âme et mental. Nous devons mentionner ici brièvement une autre classe de phénomènes spirites : l'apparition de ce qu'on appelle " un esprit matérialisé ".

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Trois explications sont proposées. Premièrement : le corps astral du médium vivant se détache de son corps physique et revêt l'apparence du prétendu esprit ; car une des propriétés de la matière astrale est sa capacité de refléter une image invisible dans l'éther. Deuxièmement : la véritable coque astrale du décédé — entièrement dépourvue de l'esprit et de la conscience — devient visible et tangible quand les conditions de l'air et de l'éther permettent de modifier les vibrations des molécules de la coque astrale de manière à la rendre visible. Les phénomènes de densité et de pesanteur apparente s'expliquent par d'autres lois. Troisièmement : l'image de la personne désirée, qu'elle soit morte ou vivante, est extraite de la lumière astrale et reflétée sur une masse de matière électrique et magnétique rassemblée à cet effet. Ce sont ces apparences qu'on prend pour " l'esprit " de ladite personne, mais il n'en est rien et c'est à juste titre que H.-P. Blavatsky a qualifié cette apparition, qui prétend être ce qu'elle n'est pas, de " fraude psychologique ". Et, chose étrange, un " esprit ", dans une séance, a donné cette même explication des matérialisations, mais elle ne fut jamais acceptée par les spirites, précisément parce qu'elle contredisait leur théorie du retour des esprits des décédés.

Enfin, le corps astral explique presque tous les phénomènes psychiques étranges qui surviennent dans ta vie journalière ainsi que dans les cas où nous avons affaire à de véritables médiums. Il explique la nature des apparitions, la possibilité de les voir, empêchant ainsi l'homme de science sceptique de violer le sens commun en affirmant que l'on n'a pas vu ce que l'on sait avoir vu. Il supprime la superstition en exposant la nature réelle de ces phénomènes, et détruit la peur déraisonnable de l'inconnu qui porte l'homme à redouter de voir un " revenant ". II permet aussi d'expliquer le déplacement d'objets sans contact physique, la main astrale pouvant être extraite du corps pour saisir un objet et l'attirer vers le corps. Quand cela sera démontré, on ne se rira plus des voyageurs qui racontent avoir vu des yogis hindous faire voler des tasses à café dans les airs, et des objets éloignés
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s'approcher apparemment tout seuls du yogi, sans que lui ni personne d'autre n'y ait touché. Le corps astral et la lumière astrale expliquent également tous les cas de clairvoyance et de clairaudience. Ce sont les organes astraux (les véritables organes) qui voient et entendent, et comme les atomes de tous les objets matériels sont constamment en mouvement, ils ne gênent pas la vue et l'ouïe astrales qui peuvent donc fonctionner jusqu'à la limite de la lumière ou matière astrale qui entoure la terre. C'est ainsi que le grand voyant Swedenborg a vu des maisons en feu dans la ville de Stockholm alors qu'il se trouvait à de nombreux kilomètres de distance ; et de nos jours, tout clairvoyant voit et entend à distance par les mêmes moyens.

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