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"L'Océan de Théosophie", Préfaces

William Quan JUDGE

Préface de W.Q. Judge

Ce livre est une tentative pour rendre la Théosophie accessible à tous. Des assertions audacieuses y sont faites basées sur la connaissance de l'auteur, mais en même temps il doit être expressément entendu que lui seul est responsable de ce qui y est exposé. Le contenu de ce livre n'implique pas plus la Société Théosophique qu'il ne la lie, et les membres qui n'accepteraient pas les idées de l'auteur n'en seraient pas moins de bons théosophes. Le ton de profonde conviction qui peut paraître imprégner ces chapitres n'est dû ni au dogmatisme ni à la suffisance ; il découle de la connaissance basée sur les faits et l'expérience. Les membres de la Société Théosophique remarqueront que certaines théories ou doctrines n'ont pas été effleurées ; elles n'auraient pu être traitées sans étendre considérablement le livre et soulever d'inutiles controverses.

Le sujet de la volonté n'a pas été traité, ce pouvoir, ou faculté, étant caché, subtil, insondable dans son essence, et visible uniquement dans ses effets. Vu que la volonté est absolument incolore et dépend, dans sa qualité morale, du désir qui est derrière, qu'elle agit souvent à notre insu et opère dans tous les règnes inférieurs à l'homme, il n'y aurait aucun avantage à l'examiner en dehors de l'Esprit et du désir.

Ce livre n'a aucune prétention à l'originalité. Rien n'a été inventé ni découvert par l'auteur ; il a simplement écrit ce qui lui a été enseigné et qui lui a été prouvé. Ce livre ne fait donc que retransmettre ce qui était déjà connu.

William Q. JUDGE.

Préface de la quatrième édition française

En présentant au public cette nouvelle édition de L'Océan de Théosophie d'après la précédente traduction revue et corrigée, l'intention est de mettre à la portée du lecteur un livre-clef de l'enseignement de la Théosophie telle que l'a formulée Mme Blavatsky, pour faire ainsi mieux saisir et apprécier ses doctrines authentiques encore mal connues — et souvent déformées — tout en révélant une partie de l'œuvre généralement ignorée de W.Q. Judge.

L'un des trois principaux Fondateurs de la " Theosophical Society " , à New York en 1875, Judge fut, avec H.P. Blavatsky et H.S. Olcott, un pionnier infatigable du Mouvement théosophique : c'est à lui qu'est dû l'essor de ce mouvement aux États-Unis au XIXème siècle. Sa connaissance approfondie de la Théosophie dans ses aspects doctrinaux et ses applications pratiques apparaît dans tous ses ouvrages, et ses articles publiés dans les revues qu'il a animées.

Publié en 1893, L'Océan de Théosophie reste aujourd'hui un manuel commode de référence pour toute personne désireuse de se familiariser avec la philosophie théosophique dans des termes et un esprit entièrement conformes à l'enseignement original de la Doctrine Secrète de Mme Blavatsky.

Le lecteur moderne devra naturellement tenir compte du contexte historique du XIXème siècle : à maintes reprises, Judge s'élève avec virulence contre la science, la religion, ou le spiritisme, pour mettre en garde contre les dangers du dogmatisme et de l'ignorance dans ces domaines. Menacés de tomber dans le matérialisme scientifique s'ils ne cherchaient plus refuge dans les espérances de la foi, beaucoup de penseurs se tournaient alors vers les phénomènes psychiques merveilleux — qui relèvent aujourd'hui de la parapsychologie — pour tomber dans des croyances aussi erronées et dégradantes que les superstitions de jadis. La Théosophie de Mme Blavatsky vint à point nommé pour apporter les explications qui manquaient aux diverses écoles en présence.

On peut être surpris des vives critiques de Judge contre les religions dogmatiques. Il convient cependant de se souvenir que, face à l'expansion de la science et au développement du libéralisme en matière sociale, l'Église catholique, en particulier, a réagi fortement à contre-courant de son époque, pour maintenir son emprise sur les esprits et proclamer la suprématie de la foi, en allant jusqu'à définir l'infaillibilité du pape, au Concile de Vatican l (1870). Dès lors, pour le fidèle, plus de liberté de conscience, et... en dehors de l'Église, pas de salut (1).

On comprend que Judge ait dénoncé ce genre d'abus intolérable chaque fois que l'occasion s'en présentait et ceci dans un esprit de vigoureuse défense de la liberté de pensée.

Après la mort de Judge en 1896, son œuvre aurait pu progressivement tomber dans l'oubli sans les efforts de disciples fidèles, comme Robert Crosbie, qui s'attachèrent à la maintenir vivante.

Le texte qui suit, qui préface l'édition américaine de 1915 de L'Océan de Théosophie, souligne encore l'importance et la valeur de ce petit ouvrage dont le titre est justifié par l'étendue et la profondeur de son contenu.

Les éditeurs.

(1) C'est au pape Grégoire XVI que l'on doit ces mots qui peuvent paraître surprenants pour le catholique du XXème siècle mais qui ont cependant influencé les positions de l'Église au siècle dernier :
" Par l'astuce de malhonnêtes gens se répand de toutes parts cette opinion perverse : que toute foi peut obtenir le salut éternel si la conduite est droite... De cette source puante de l'indifférentisme sort cette idée absurde et erronée, ou plutôt cette folie : qu'il faut garantir et réclamer pour chacun la liberté de conscience. A cette erreur pestilentielle la voie est préparée par la pleine et déréglée liberté d'opinion qui partout se répand au détriment de l'Église et de l'État... " (Encyclique Mirari vos, 15 août 1832).

Préface de la dixième édition américaine

II y a environ vingt-deux ans, William Q. Judge publiait la première édition de L'Océan de Théosophie. Depuis, des milliers de livres théosophiques ont été publiés par des étudiants théosophes plus ou moins éminents ; il est regrettable pour le public que pas un de ces livres ne dénote la connaissance, la compréhension et la compétence qui sont si évidentes dans le présent ouvrage. Il est encore plus regrettable que les méthodes employées par ces récents auteurs n'aient servi qu'à obscurcir le fait qu'il existait un exposé de la Théosophie écrit par un Instructeur de cette Science de la Vie.

Comme le souligne la préface de l'auteur, ce livre fut écrit de manière à pouvoir être compris par tout le monde ; cependant, la simplicité des expressions employées ne devrait pas induire en erreur et porter à considérer L'Océan de Théosophie comme un ouvrage élémentaire, car chaque affirmation contient et voile un sens profond qui échappe au lecteur superficiel et inattentif. Ce livre est réellement un manuel simplifié des Enseignements fondamentaux de la Théosophie, et les étudiants de la Doctrine Secrète le considèrent comme un véritable abrégé de cette grande œuvre et une aide merveilleuse pour sa compréhension ; c'est dans ce but qu'il fut écrit par le seul qui en était capable ; aussi est-il vivement recommandé à tous ceux qui étudient la Théosophie.

Le cours du temps a fait comprendre non seulement la valeur de ce petit ouvrage mais aussi la stature d'Instructeur de M. Judge. Pour le véritable étudiant de la Théosophie, tous les écrits de M. Judge portent le sceau de sa profonde connaissance. Même un lecteur ordinaire ne peut manquer de se rendre compte que seul un " Connaisseur " pouvait ainsi appliquer la Théosophie aux circonstances et aux conditions de la vie humaine de tous les jours.

M. Judge n'a écrit que peu de livres, mais ces quelques œuvres sont d'une valeur inestimable pour aider l'étudiant à vivre la vie théosophique. Les Lettres qui m'ont aidé réunissent en deux petits volumes des lettres adressées à des étudiants théosophes, accompagnées de commentaires du compilateur. Les Échos de l'Orient présentent, en une brochure de 64 pages, une large vue d'ensemble des doctrines théosophiques ; la Bhagavad-Gîtâ est une version de ce poème, supérieure à toutes les autres traductions littérales existantes et beaucoup plus claire que celles-ci ; les Aphorismes du Yoga de Patañjali constituent un ancien traité sur l'âme et ses pouvoirs ; la psychologie moderne y trouverait beaucoup à apprendre. M. Judge écrivit en plus un grand nombre d'articles sur la philosophie et son application pratique à la vie quotidienne ; ces articles sont publiés dans ta revue Theosophy.

L'étudiant sérieux de la Théosophie ferait bien d'approfondir simultanément les écrits de H.P. Blavatsky et de W.Q. Judge ; il en apprendrait la Théosophie pure et simple, se rendrait compte de l'identité de leur connaissance et de l'accord parfait qui existait entre ces deux êtres, et apprécierait encore mieux la mission et la nature de ces deux grands personnages.

Robert CROSBIE.

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