aller au contenu|aller au menu principal|politique d'accessibilité

  • style par défaut de la page
  • visualiser cette page en noir sur blanc
  • visualiser cette page en blanc sur noir
  • Livres, Articles
  • W.Q. Judge / Océans
  • Arguments à l'appui de la réincarnation

imprimer cette pageenvoyer le lien vers cette page

"L'Océan de Théosophie", Arguments à l'appui de la réincarnation

Chapitre 10

[ PAGE_83 ]
A moins de nier l'immortalité de l'homme et l'existence de l'âme, il n'est aucun argument sérieux contre la doctrine de la préexistence et de la renaissance, sauf celui basé sur l'affirmation de l'Église selon laquelle chaque âme est une création nouvelle. Cette affirmation ne peut être soutenue qu'en vertu d'un dogmatisme aveugle ; en effet, l'existence de l'âme une fois admise, nous devons tôt ou tard, arriver à la théorie de la renaissance, car, même en supposant une création nouvelle pour chaque âme destinée à vivre sur terre, elle doit, après l'avoir quittée, continuer à vivre quelque part et, conformément à l'ordre de la nature tel qu'il est connu, elle prendra d'autres corps sur d'autres sphères ou planètes. La Théosophie applique au soi — le penseur — les mêmes lois que celles que l'on voit partout à l'œuvre dans toute la nature, et qui ne sont toutes que des variantes de la grande loi qui veut que les effets suivent les causes et qu'il n'y ait pas d'effet sans cause. L'immortalité de l'âme — admise par la majorité des hommes — implique la prise d'un corps ici-bas ou ailleurs, et prendre un corps c'est se réincarner. Si nous ne venons sur cette terre que pour quelques années et allons ensuite sur une autre, l'âme doit s'incarner là comme elle l'a fait ici, et si nous arrivons ici de quelque autre monde, nous devons avoir eu là aussi notre vêtement approprié. Selon la philosophie théosophique, les pouvoirs du mental et les lois qui régissent son mouvement, son attachement
[ PAGE_84 ]
et son détachement, montrent que c'est ici-bas, où il a agi et travaillé, qu'il doit se réincarner jusqu'au moment où il lui sera possible de vaincre les forces qui l'enchaînent à ce globe. Permettre à l'entité ainsi engagée de passer sur un autre champ d'action avant d'avoir surmonté toutes les causes qui l'attirent ici-bas et sans s'être acquittée de ses responsabilités envers les autres entités du même courant évolutif, serait injuste et contraire aux lois et aux forces occultes et puissantes qui agissent continuellement sur elle. Les premiers Pères de l'Église l'avaient compri : ils enseignaient que l'âme était tombée dans la matière, et qu'elle était contrainte de par la loi de sa nature à remonter péniblement jusqu'à son lieu d'origine. Aussi se servaient-ils de cet ancien hymne grec :

Éternelle Intelligence, l'étincelle jaillie de ton sein.
A travers ce frêle vase d'argile.
Par delà les vagues du sombre chaos,
Émet un rayon timide.
Cette âme, embrassant le mental, est semée,
Germe incarné sur terre ;
Par pitié, Seigneur béni, reprends
Ce qui en Toi revendique sa naissance.
Si loin de Toi, ô feu central,
Bannie au triste esclavage de la terre,
Ne laisse pas expirer la tremblante étincelle ;
Absorbe enfin ce qui est Tien !

Chaque être humain a un caractère bien déterminé qui diffère de celui de tout autre être humain. Et quand des groupes d'êtres sont réunis en nations, ils révèlent, dans leur ensemble, que la force et les particularités distinctives de la nation ont pour effet de constituer un caractère national bien déterminé et spécifique. Ces différences, tant individuelles que nationales, sont dues au caractère essentiel et non à l'éducation. Même la doctrine de la survie du plus apte devrait le montrer, car l'aptitude ne peut provenir du néant mais doit se manifester finalement comme provenant du véritable caractère intérieur. Et, puisque les individus et les nations qui se trouvent au premier rang dans la lutte contre
[ PAGE_85 ]
la nature font preuve d'une immense force de caractère, il nous faut chercher où et quand cette force a été développée. D'après la Théosophie ce fut sur cette terre et pendant la longue période durant laquelle la race humaine a habité cette planète.

Bien que l'hérédité ait sa part dans les différences de force de caractère et de force morale, en influençant un peu l'âme et le mental et en fournissant les conditions appropriées pour recevoir récompense et châtiment, elle n'est pas la cause de la nature essentielle de chacun.

Toutes les différences, celles que manifestent les bébés depuis leur naissance, les adultes au fur et à mesure que le caractère s'affirme, les nations dans leur histoire, sont dues à la longue expérience acquise au cours de nombreuses vies sur terre et résultent de l'évolution propre de l'âme. L'examen d'une seule et courte vie humaine montre que celle-ci ne fournit pas un terrain suffisant pour le développement de la nature intérieure de l'homme. Il est nécessaire que chaque âme puisse bénéficier de toute l'expérience possible, et une seule vie ne suffit pas pour apporter cela, même dans les conditions les plus favorables. Ce serait folie de la part du Tout-Puissant de nous placer ici-bas pour un temps si court, rien que pour nous rappeler à lui au moment même où nous commençons à comprendre le but de la vie et les possibilités qu'elle nous offre. Le simple désir égoïste d'échapper aux épreuves et à la discipline de la vie n'est pas suffisant pour faire fi des lois de la nature ; l'âme doit donc renaître jusqu'au moment où elle aura cessé de mettre en mouvement la cause de la renaissance, après avoir développé un caractère jusqu'à la limite extrême des possibilités qu'offrent les variétés de la nature humaine, une fois que toutes les expériences auront été traversées, et qu'aura été acquise toute la vérité accessible. Si nous voulons attribuer un caractère de justice à la nature ou à Dieu, la grande disparité des aptitudes parmi les hommes nous oblige à admettre la réincarnation et à faire remonter l'origine de cette disparité aux vies passées de l'Ego. Car les hommes sont gênés, handicapés, leurrés et
[ PAGE_86 ]
victimes d'injustice apparente, autant à cause de leurs capacités limitées qu'en raison des circonstances dues à la naissance ou à l'éducation. Nous voyons des gens sans instruction s'élever au-dessus de leurs conditions de famille et d'éducation, et souvent d'autres, nés dans un milieu familial favorable, n'avoir que de faibles capacités ; cependant les difficultés des nations et des familles sont dues beaucoup plus à un manque de dispositions naturelles qu'à toute autre cause. Et si nous considérons uniquement les races sauvages, alors l'injustice apparente est énorme, car beaucoup de sauvages possèdent une capacité cérébrale vraiment bonne et sont cependant des sauvages. Cela provient du fait que l'Ego incarné dans ce corps est encore sauvage et non développé, car nous voyons par contre beaucoup d'hommes civilisés qui ont des facultés cérébrales limitées, mais dont la nature n'est pas celle d'un sauvage, l'Ego incamé ayant eu durant d'autres vies une longue expérience de la civilisation et, étant une âme plus développée, il a le pouvoir d'employer l'instrument cérébral jusqu'à ses extrêmes limites.

Tout homme sent et sait qu'il possède une individualité qui lui est propre, une identité personnelle qui comble non seulement les vides dus au sommeil, mais aussi ceux produits parfois par des lésions temporaires du cerveau. Chez les personnes normales cette identité n'est jamais rompue du début à la fin de la vie et seul le caractère permanent et éternel de l'âme peut expliquer ceci.

Ainsi, depuis que nous commençons à nous souvenir, et si peu fidèle que soit notre mémoire, nous savons que notre individualité personnelle ne nous a jamais fait défaut. Cela élimine l'argument qui prétend que l'identité dépend de la mémoire, car si elle ne dépendait que d'elle, il nous faudrait tout recommencer chaque jour, étant donné que nous ne pouvons nous rappeler en détail les événements du passé, et que ceux dont les souvenirs sont limités ont cependant conscience de leur identité personnelle. Et puisqu'on voit fréquemment ceux qui ont une mémoire faible insister aussi énergiquement que les autres sur leur identité personnelle, cette
[ PAGE_87 ]
impression persistante doit provenir de l'âme ancienne et immortelle.

Si l'on considère la vie et son objectif vraisemblable, avec toutes les expériences variées que l'homme peut y acquérir, on est forcé de conclure qu'une seule vie n'est pas suffisante pour réaliser tous les desseins de la nature, sans parler de ce que l'homme lui-même désire accomplir. La variété des expériences est considérable. Il existe un champ immense de pouvoirs latents dans l'homme qui, nous le voyons, peuvent être développés si l'opportunité en est donnée. Une connaissance d'une étendue et d'une diversité infinies s'offre devant nous, surtout de nos jours où la spécialisation dans la recherche est de règle. Nous sommes conscients de nourrir des aspirations élevées qui, faute de temps, ne peuvent être réalisées, tandis que les passions et les désirs, les motifs égoïstes et les ambitions, luttent contre nous et entre eux, nous poursuivant jusqu'au seuil même de la mort. Tous doivent être éprouvés, vaincus, utilisés, subjugués. Une vie ne peut suffire pour faire tout cela. Prétendre que nous ne vivons qu'une seule fois ici-bas, alors que nous sont offertes de telles possibilités, qui ne peuvent être développées dans une vie, c'est faire de l'univers et de la vie une farce monumentale et cruelle faite par un Dieu puissant, qui se trouve ainsi accusé, par ceux qui croient à une création spéciale des âmes à la naissance, de se jouer des faibles humains et d'en triompher, justement parce qu'ils sont si faibles et les créatures du Tout-Puissant. Une vie humaine comporte tout au plus soixante-dix ans, les statistiques la réduisent à environ quarante années ; une grande partie du peu qui reste est consacrée au sommeil, une autre à l'enfance. Il est donc parfaitement impossible de réaliser, en une seule vie, ne serait-ce qu'une fraction minime des buts évidents de la nature. Nous percevons vaguement maintes vérités qu'une seule vie ne nous donne pas le temps de saisir et ceci s'applique notamment aux époques où les hommes doivent tellement lutter pour arriver à subsister. Nos facultés sont médiocres, limitées, faibles et une vie ne nous donne pas l'occasion de
[ PAGE_88 ]
les transformer. Nous percevons d'autres pouvoirs latents en nous, qu'il est impossible de développer en si peu de temps, et commençons donc à voir que le champ de la vérité est beaucoup plus vaste que le cercle étroit dans lequel nous sommes confinés. Il n'est pas raisonnable de supposer que Dieu, ou la nature, nous projette dans un corps simplement pour nous remplir d'amertume à la pensée qu'aucune autre opportunité ne nous sera donnée ici-bas ; nous devons plutôt conclure que c'est une série d'incarnations qui nous a conduits aux conditions présentes, et que ce même processus de retours successifs sur terre doit continuer afin que les opportunités nécessaires nous soient fournies.

A lui seul le fait de mourir n'est pas suffisant pour développer des facultés ou éliminer des mauvaises tendances, des mauvais penchants. Si l'on suppose cependant qu'aussitôt arrivés au ciel nous acquérons immédiatement toute connaissance et toute pureté, cet état post mortem se trouve alors réduit à une parfaite monotonie, et notre vie sur terre, avec toute sa discipline, est privée de toute signification. Certaines Eglises parlent d'une école de discipline après la mort, et elles affirment avec impudence que ce sont les Apôtres eux-mêmes, connus pour être des hommes ignorants, qui doivent en être les instructeurs. Selon l'ordre naturel des choses, cela est absurde, dénué de tout fondement et de toute logique. De plus, si une telle discipline ultérieure devait exister, pour quelle raison serions-nous alors projetés dans la vie ? Et pourquoi, après avoir souffert et commis des erreurs, serions-nous retirés du lieu où nous accomplîmes nos actions ? La réincarnation seule peut résoudre ce problème. Nous revenons sur terre parce que c'est sur terre et en compagnie d'autres êtres sur terre que nos actes furent accomplis, parce que c'est le seul lieu approprié où châtiment et récompense puissent être rendus avec justice, parce que la terre est le seul endroit naturel pour continuer la lutte vers la perfection, pour développer les facultés que nous possédons et détruire la méchanceté qui est en nous. La justice envers nous-mêmes et envers les
[ PAGE_89 ]
autres l'exige, car on ne peut vivre rien que pour soi, et il serait injuste de permettre à certains d'entre nous de s'évader alors que ceux qui participèrent à nos actions resteraient ici, ou seraient plongés dans un enfer de durée éternelle.

La persistance de la sauvagerie, la grandeur et la décadence des nations et des civilisations, la disparition totale des nations, tout cela demande une explication que seule peut donner la réincarnation. La sauvagerie subsiste parce qu'il y a encore des Egos dont l'expérience est si limitée qu'ils sont toujours sauvages ; ils émergeront dans des races supérieures lorsqu'ils seront prêts. Des races s'éteignent parce que les Egos ont eu toute l'expérience que ces sortes de race pouvaient leur offrir. Ainsi les Peaux-Rouges, les Hottentots les indigènes de l'Ile de Pâques et d'autres encore, sont des exemples de races désertées par de grands Egos et au fur et à mesure de leur disparition, d'autres âmes, n'ayant pas encore connu de vie plus élevée dans le passé, s'incarnent dans les corps de ces races et continuent à s'en servir afin d'acquérir toutes les expériences que ces corps leur fourniront. Il ne serait pas possible qu'une race se développe pour disparaître tout à coup et nous constatons que tel n'est pas le cas. La science n'offre pas d'explication mais constate le fait que les nations tombent en décadence. Mais elle ne tient ainsi aucun compte de l'homme intérieur ni des lois mystérieuses, subtiles et occultes qui concourent à former une race. La Théosophie montre que l'énergie accumulée doit se dépenser graduellement, et que la reproduction de corps ayant les caractéristiques de la race doit donc se poursuivre, bien que les Egos ne soient plus contraints d'habiter des corps de ce type lorsque leur développement n'est plus le même que celui de cette race. Il s'ensuit qu'à un moment donné la masse entière des Egos abandonne la race qu'elle avait construite pour un milieu physique plus conforme à la nature de ces Egos. L'économie de la nature ne permet pas que la race physique s'éteigne subitement et c'est ainsi que, selon le véritable ordre de l'évolution, d'autres Egos,
[ PAGE_90 ]
ayant moins progressé, viennent utiliser les formes disponibles, et prolongent ainsi la production de nouveaux corps dont cependant le nombre diminue de siècle en siècle. Ces Egos inférieurs n'arrivent pas à utiliser, jusqu'à la limite de leurs possibilités, l'ensemble des énergies léguées par les autres Egos et, ainsi, tandis que le nouveau contingent récolte le plus d'expériences possibles, la race décline et finit, avec le temps, par mourir. Telle est l'explication de ce qui peut être qualifié de sauvagerie décadente, et aucune autre théorie ne donnera une explication satisfaisante de ces faits. Les ethnologues ont cru parfois que les races les plus civilisées exterminaient les autres, mais, en réalité, les femmes commencent à devenir stériles en raison de la grande différence entre les Egos qui séjournent dans les corps de la vieille race et l'énergie de ces mêmes corps ; c'est ainsi que le nombre des décès excède lentement, mais sûrement, celui des naissances. La Chine elle-même est dans le cours du déclin, car elle est maintenant dans la phase presque stationnaire juste avant la chute rapide. Des grandes civilisations, comme celles de l'Égypte et de Babylone, ont disparu, les âmes qui les ont fondées s'étant depuis longtemps réincarnées dans les grandes nations conquérantes de l'Europe et des continents actuels de l'Amérique. En tant que nations et races, ces âmes se sont toutes réincarnées pour poursuivre des fins plus magnifiques et plus élevées que jamais. De toutes les races anciennes, seule celle des Aryens de l'Inde subsiste encore pour conserver les anciennes doctrines. Elle se relèvera un jour jusqu'à son ancienne apogée de gloire.

L'apparition de génies et de grands esprits dans des familles dépourvues de ces qualités, de même que la disparition, dans une famille, du génie possédé par un ancêtre, ne peuvent être expliquées que par la loi de la renaissance. Napoléon Ier naquit dans une famille qui n'avait absolument rien de son pouvoir ni de sa force. Rien dans son hérédité ne peut expliquer son caractère. Selon les mémoires du Prince de Talleyrand, il aurait dit lui-même qu'il était Charlemagne.

[ PAGE_91 ]
Ce n'est qu'en supposant une longue série de vies lui fournissant la ligne d'évolution adéquate, ou la cause nécessaire au développement de son intelligence, de sa nature et de sa force, que nous pouvons comprendre tant soit peu pourquoi Napoléon, ou tout autre grand génie, a pu exister. Mozart, encore enfant, pouvait composer des partitions d'orchestre. Cela n'était pas dû à l'héridité car une telle disposition n'est pas naturelle, elle est obtenue par l'effort, est mécanique et tout à fait conventionnelle alors que Mozart était compétent sans que cet art lui eût été jamais enseigné. Pourquoi ? Parce que c'était un musicien réincarné qui, doté par hérédité familiale d'un cerveau de musicien, a pu exprimer sans entrave sa connaissance musicale. Le cas de Blind Tom est encore plus éloquent ; c'était un Noir dont la famille devait forcément ignorer le piano, instrument moderne et qui ne pouvait donc transmettre cette connaissance aux atomes de son corps. Cependant, Blind Tom avait un grand talent musical et connaissait la technique musicale de la gamme actuelle du piano. De tels exemples existent par centaines parmi les nombreux prodiges qui sont apparus au grand étonnement du monde. En Inde, on conte maintes histoires de sages qui sont nés avec une maîtrise complète de la philosophie, ou de toute autre connaissance, et l'on pourrait certainement trouver des cas semblables dans toutes les nations. Cette réminiscence de la connaissance acquise jadis explique aussi l'instinct, car celui-ci n'est rien d'autre que le souvenir divisible en mémoire physique et mentale. On le trouve chez l'enfant et l'animal, et il n'est que le résultat de l'expérience passée. Que nous observions le nouveau-né qui cherche à se protéger en écartant les bras, l'animal dont la puissance instinctive est très forte, ou l'abeille qui construit une cellule d'après les règles de la géométrie, c'est toujours l'effet de la réincarnation qui agit soit sur le mental soit sur la cellule physique, car d'après ce qui fut déjà exposé, pas un atome n'est privé de vie, de conscience et d'intelligence qui lui soient propres.

Dans le cas du musicien Bach, nous avons la preuve que
[ PAGE_92 ]
l'hérédité ne compte pour rien si l'Ego n'est pas évolué, car son génie ne s'est pas transmis à ses descendants ; il s'est graduellement affaibli pour enfin disparaître entièrement de la famille. La naissance d'idiots, ou d'enfants vicieux chez des parents bons, purs ou très intelligents, s'explique de la même manière. Ce sont des cas où l'hérédité est rendue nulle par un Ego déficient ou entièrement mauvais.

Enfin, les sages expliquent que le fait que certaines idées soient communes à la race entière est dû à la réminiscence de ces idées qui furent implantées dans le mental humain tout au début de sa carrière évolutive sur cette planète par les frères et les sages qui avaient appris leurs leçons et atteint leur perfection dans des âges antérieurs,bien avant que ne commençât le développement de ce globe. La science ne nous offre aucune explication pour ces idées inhérentes, elle se contente de dire qu' " elles existent ". En fait, elles furent enseignées à la masse des Egos engagés dans l'évolution de cette terre ; elles furent gravées, marquées en caractères de feu dans leur nature et reviennent toujours à la mémoire ; elles suivent l'Ego à travers le long pèlerinage.

On a souvent pensé que l'opposition à la réincarnation était uniquement basée sur un préjugé, à moins qu'elle ne soit due à un dogme qui ne peut être accepté que lorsque le mental est enchaîné et empêché d'exercer ses propres facultés. C'est la plus noble de toutes les doctrines ; elle seule, avec celle de karma, sa compagne, que nous examinerons ensuite, fournit une base pour l'éthique. Selon moi, il n'y a aucun doute que la réincarnation fut considérée comme acquise par le fondateur du christianisme, et que son absence aujourd'hui de cette religion est la raison de la contradiction entre les principes éthiques professés par les nations chrétiennes et leur mode de vie réel, si contraire à la morale enseignée par Jésus.

haut de page

© 2009 - 2017 theosophie.fr - mentions légales - webmaster - Valid XHTML 1.0 Strict Valid CSS