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"La Voix du Silence", Table de Matières, Préface, Dédicace

H.P. BLAVATSKY

LA VOIX DU SILENCE Traités choisis

Extraits du " LIVRE DES PRÉCEPTES D'OR "

POUR L'USAGE QUOTIDIEN DES LANOU [DISCIPLES]

TRADUCTION AVEC NOTES EXPLICATIVES par

" H.P.B. "

Nouvelle traduction française
d'après l'original anglais (1889)
augmentée d'un glossaire et d'un index

Recherche dans les pages web de La Voix du Silence

 

Table de Matières

  • - Préface de l'Auteur - 7
  • - Dédicace - 14
  • - 1. "Traite1" La Voix du Silence - 15
  • - 2. "Traité2" Les Deux Sentiers - 39
  • - 3. "Traité3" Les Sept Portails - 63
  • - Textes additionnels de la présente édition
  • - Madame Blavatsky et la Voix du Silence  - 99  
  • - Glossaire - 105
  • - Index - 169
  • - Bibliographie - 181

[Dans le texte de l'ouvrage, les mots et notes entre crochets sont des additions du traducteur.
Dans la mesure du possible l'orthographe des mots orientaux a été normalisée.]

Préface de l'auteur

Les pages qui suivent proviennent du Livre des Préceptes d'Or, l'une des œuvres qui sont mises entre les mains des étudiants du mysticisme en Orient. Leur connaissance est obligatoire dansl' École dont maints théosophes acceptent les enseignements. Aussi, comme je connais nombre de ces Préceptes par cœur, la tâche de leur traduction fut pour moi relativement facile.

L'on sait qu'enInde les méthodes de développement psychique diffèrent selon les Gurus (instructeurs ou maîtres), non seulement du fait qu'ils appartiennent à desgrandes Écoles de philosophie différentes - au nombre de six - mais aussi parceque chaque Guru a son propre système, qu'il garde généralement très secret. Mais au-delà des Himâlayas, la méthode suivie dans les Écoles ésotériques estinvariable, à moins que le Guru ne soit qu'un simple Lama, ayant une connaissance à peine supérieure à celle de ses élèves.

Les Préceptes dont je présente ici la traduction appartiennent à la même série que celle d'où furent tirées les « Stances » du Livre de Dzyan sur lesquelles est basée la Doctrine Secrète "Note(*)". Le Livre des Préceptes d'Or se réclame d'une même origine que celle de la grande œuvre mystique appelée Paramârtha,qui, selon la légende de Nâgârjuna, aurait été donnée au grand Arhat par les Nâga ou « Serpents » (mot qui, en réalité, désigne les anciens Initiés). Cependant, les idées et les maximes de ce livre, si nobles et si originales qu'elles soient, se rencontrent souvent sous des formes différentes dans des ouvrages en langue sanskrite [ou apparentée], tel le Jñâneshvari, ce superbe traité mystique, où Krishna décrit à Arjuna en couleurs éclatantes l'état d'un Yogi entièrement illuminé ; on les trouve également dans certaines Upanishad. Et c'est bien naturel vu que parmi les plus grands Arhat qui furent les premiers disciples de Gautama le Bouddha - et surtout ceux qui émigrèrent au Tibet - la plupart (sinon tous) étaient des Indiens et des Aryens, et non des Mongols. À elles seules, les œuvres laissées par Aryasamgha sont fort nombreuses.

Les Préceptes originaux sont gravés sur des rectangles minces, leurs copies très souvent surdes disques. Ces disques, ou ces plaques, sont généralement conservés sur lesautels des temples attachés aux centres où sont établies les Écoles dites « contemplatives »du Mahâyâna ( Yogâchâra). Ilssont rédigés de façons variées, parfois en tibétain, mais surtout enidéogrammes. La langue sacerdotale (le senzar quipossède son propre alphabet, peut aussi être rendue par différents modesd'écriture, en caractères symboliques qui tiennent plus du mode idéographiqueque syllabique. Une autre méthode, ou lug en tibétain, consiste à utiliser des nombres et des couleurs correspondant à l'une ou l'autre des lettres de l'alphabet tibétain(30 lettres simples et 74 composées) en formant de la sorte un alphabet cryptographique complet. Quand on se sert d'idéogrammes, il y a un mode défini pour lire le texte ; ainsi, les signes et symboles employés en astrologie,les douze animaux du Zodiaque et les sept couleurs primaires (dont chacune estde nuance triple, claire, normale et foncée) peuvent servir à représenter les 33 lettres de l'alphabet simple pour former des mots et des phrases. Avec cette méthode, les 12 « animaux » , cinq fois répétés et couplés auxcinq éléments et aux sept couleurs fournissent un alphabet complet, avec 60 lettres sacrées et douze signes. Pour déchiffrer le texte, un signe placé au début détermine si le lecteur doit l'épeler selon le mode indien,chaque mot n'étant alors qu'une adaptation sanskrite, ou selon le principe chinois de lecture des idéogrammes. Toutefois, le mode le plus facile est celui qui permet au lecteur de ne recourir à aucun langage spécial, ou bien d'utiliser à volonté celui qu'il préfère, car, de même que les nombres ou chiffres arabes, les signes et symboles étaient propriété commune et internationale parmi les mystiques initiés et leurs disciples. La même particularité caractérise l'un des modes de l'écriture chinoise, qui peut être lue avec la même facilité par quiconque en connaît les caractères ; ainsi, un Japonais peut les lire aussi couramment dans sa propre langue que le Chinois dans la sienne.

Le Livre des Préceptes d'Or - dont certains Préceptes sont antérieurs au bouddhisme historique, et d'autres plus récents - contient environ 90 petits traités distincts. J'en ai appris 39 par cœur, il ya des années. Pour traduire ce qui n'en est pas présenté ici, je devrais recourir à des informations dispersées parmi bien trop de papiers et de notes prises pour mémoire pendant ces 20 dernières années (sans jamais les classer) pour que la tâche soit en rien une entreprise facile. D'ailleurs, cestraités ne pourraient tous être traduits et offerts à un monde trop égoïste et trop attaché aux objets des sens pour être prêt de quelque manière à accueillir une éthique aussi sublime dans l'esprit convenable. Car à moins de persévérer sérieusement dans la poursuite de la soi-connaissance, l'homme ne prêtera jamais une oreille attentive à des conseils de cette nature.

Et pourtant, ce genre d'éthique remplit d'innombrables volumes de la littérature orientale, particulièrement les Upanishad.« Tue tout désir de la vie » , ordonne Krishna à Arjuna. Ce désir réside uniquement dans le corps, le véhicule du Soi incarné, et non dans le SOI - lequel est « éternel, indestructible, et ne peut tuer ni êtretué » (Katha Upanishad[1,2,18]). « Tue la sensation » , enseigne le Sutta Nipâta« considèred'un œil égal plaisir et douleur, gain et perte, victoire et défaite » . Et encore : « Ne cherche refuge que dans l'Eternel » (ibid.).« Détruis tout sens de séparativité » , répète Krishna sous toutes les formes. « Le mental (Manas) qui suit les sens dans leurs fluctuations rend l'âme (Buddhi) aussi impuissante que la barque ballottée par levent sur les flots » (Bhagavad-Gîtâ, II

Dans la sélectiondes textes présentés, il a donc paru préférable de choisir judicieusement parmiles traités qui sont seuls susceptibles de convenir au petit nombre des mystiques de la Société Théosophique, et de répondre à coup sûr à leurs besoins. C'est seulement ces mystiques qui sont à même d'apprécier ces paroles de Krishna-Christos, le « Soi Supérieur » :

« Les Sagesne s'affligent ni sur les vivants ni sur les morts. Jamais il ne fut un tempsoù moi ni toi, ni ces princes des hommes, cessâmes d'exister ; et jamaisaucun de nous ne cessera d'exister dans l'avenir » {Bhagavad-Gîtâ, II, 27).

Dans cettetraduction, j'ai fait mon possible pour conserver la beauté poétique du langageet du style imagé qui caractérise l'original. C'est au lecteur de juger à quelpoint cet effort a été mené à bien.

"H.P.B."

 


LA VOIX DU SILENCE

 


Dédicace

Dédiée au Petit Nombre.

 

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