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Enseignement fondamentaux pour l'étude de la Théosophie

H.P. Blavatsky

Sommaire :

  1. Le premier point de la Doctrine Secrète
  2. Trois propositions fondamentales
  3. Dix Points d'Isis Dévoilée

Le Premier Point des Six de la Doctrine Secrète (↑ sommaire)

H.P.Blavatsky
(Extrait de la "Secret Doctrine" vol. 1, pp. 272-3 de l'édition originale en anglais)

La Doctrine Secrète est la Sagesse accumulée des Âges et sa cosmogonie est, à elle seule, le système le plus prodigieux et le plus élaboré qui soit, même tel qu'il apparaît, par exemple, dans la forme exotérique des Purânas. Mais tel est le pouvoir mystérieux du symbolisme occulte que quelques pages de glyphes et de signes géométriques suffisent à consigner tous les faits qui ont réellement tenu d'innombrables générations de voyants initiés et de prophètes occupés à les coordonner, les enregistrer et les expliquer durant la suite vertigineuse du progrès de l'évolution. Le regard rayonnant de lumière de ces voyants a pénétré au cœur même de la matière et observé l'âme des choses, là où un simple profane, aussi érudit fût-il, n'aurait perçu que le jeu extérieur de la forme.

Mais la science moderne ne croit pas à "l'âme des choses " et, de ce fait, rejettera le système entier de la cosmogonie antique. Inutile de dire que le système en question n'est pas dû à l'imagination d'un ou de plusieurs individus isolés; qu'il constitue les annales ininterrompues de milliers de générations de Voyants dont les expériences respectives ont été faites pour éprouver et vérifier les traditions transmises oralement d'une race ancienne à une autre, et porteuses des enseignements d'êtres supérieurs d'un rang très élevé ayant veillé sur l'enfance de l'Humanité; que pendant de longs âges les " Sages " de la Cinquième Race, provenant de la souche sauvée et rescapée du dernier cataclysme et bouleversement de continents, ont passé leurs vies à apprendre et non à enseigner.

À la question : comment s'y sont-ils pris ? il est répondu : en contrôlant, en éprouvant et vérifiant dans chaque département de la nature les traditions anciennes grâce aux visions indépendantes de grands adeptes ; c'est-à-dire d'hommes ayant développé et perfectionné leurs organismes physique, mental, psychique et spirituel au plus haut degré possible. Aucune vision d'un adepte n'était acceptée avant d'être vérifiée et confirmée par les visions d'autres adeptes — obtenues dans des conditions assurant un témoignage indépendant — et par des siècles d'expériences.

Trois Propositions de la Doctrine Secrète (↑ sommaire)

H.P.Blavatsky
(Extrait de la Secret Doctrine, vol. 1, pp. 13 à 17 de l'édition originale en anglais)

Avant que le lecteur se mette à l'étude des Stances du Livre de Dzyan qui forment la base du présent ouvrage, il est absolument nécessaire qu'il prenne connaissance des quelques conceptions fondamentales qui sous-tendent et pénètrent tout le système de pensée sur lequel son attention est attirée. Ces idées de base sont peu nombreuses et ce n'est qu'en les appréhendant clairement que l'on peut comprendre tout ce qui suit. Il est donc superflu de s'excuser auprès du lecteur en lui demandant de commencer par se familiariser avec ces conceptions fondamentales avant d'avancer dans la lecture de l'ouvrage lui-même.

La Doctrine Secrète établit trois propositions fondamentales :

Première proposition

Un PRINCIPE Omniprésent, Eternel, Illimité et Immuable sur lequel toute spéculation est impossible puisqu'il transcende la capacité de conception de l'homme et ne pourrait qu'être rapetissé par toute expression ou comparaison humaine. Il est au-delà de la portée de la pensée et, selon les termes de la Mandukya « inconcevable et inexprimable ».

Pour rendre ces idées plus claires au public, il lui faut commencer par postuler une Réalité unique et absolue qui précède tout être manifesté, conditionné. Cette Cause Infinie et Éternelle — vaguement exprimée par l' « Inconscient » et l' « Inconnaissable » de la philosophie européenne courante — est la racine sans racine de « tout ce qui fut, est ou sera jamais ». Elle est, bien sûr, dénuée de tout attribut et essentiellement sans aucune relation avec l'Être manifesté, fini. C'est l' « Être-té » plutôt que l'Être (en sanskrit, Sat) et c'est au-delà de toute pensée ou spéculation.

Cette «Être-té » est symbolisée, dans la Doctrine Secrète, sous deux aspects. D'une part, l'Espace abstrait absolu, représentant la pure subjectivité, la seule chose qu'aucun mental humain ne puisse exclure d'une conception quelconque, ni appréhender en tant que telle. D'autre part, le Mouvement Abstrait absolu représentant la Conscience Inconditionnée. Nos penseurs occidentaux eux-mêmes ont montré que nous ne pouvons concevoir la Conscience indépendamment du changement, et c'est le mouvement qui symbolise le mieux le changement, sa caractéristique essentielle. Ce dernier aspect de l'unique Réalité est également symbolisé par le terme « Le Grand Souffle », symbole suffisamment expressif pour ne pas nécessiter d'éclaircissements supplémentaires. Ainsi donc, le premier axiome fondamental de la Doctrine Secrète est cet UN ABSOLU métaphysique — l'ÊTRE-TÉ — que l'intelligence limitée a symbolisé sous la forme de la Trinité théologique.

Il se pourrait cependant que quelques explications supplémentaires soient utiles à l'étude.

Herbert Spencer a, depuis peu, modifié son Agnosticisme au point d'affirmer que la nature de la « Cause Première », dont l'Occultiste place l'origine, plus logiquement, dans la « Cause sans Cause », l' « Éternel » et l' « Inconnaissable », pourrait être essentiellement la même que celle de la Conscience qui jaillit en nous : bref, que la réalité impersonnelle qui pénètre le Cosmos est le pur noumène de la pensée. Un tel pas en avant de sa part le conduit très près de la doctrine ésotérique et Védantine.

Parabrahm (l'Unique Réalité, l'Absolu) est le champ de la Conscience Absolue c'est-à-dire l'Essence qui est en dehors de toute relation avec l'existence conditionnée et dont l'existence consciente est un symbole conditionné. Mais, dès lors que nous quittons en pensée cette Négation Absolue (pour nous), la dualité apparaît dans le contraste de l'Esprit (ou conscience) et de la Matière, du Sujet et de l'Objet.

L'Esprit (ou Conscience) et la Matière doivent cependant être considérés non comme des réalités indépendantes mais comme les deux facettes ou aspects de l'Absolu (Parabrahm) qui constituent la base de l'Être conditionné, qu'il soit subjectif ou objectif.

Si l'on considère cette triade métaphysiquecomme la Racine d'où procède toute Manifestation, le Grand Souffle prend le caractère de l'Idéation précosmique. Il constitue la source et l'origine de l'énergie et de toute conscience individuelle et fournit l'intelligence qui guide le vaste thème de l'Évolution cosmique. D'autre part, la substance-racine précosmique (Mulâprakriti) est l'aspect de l'Absolu qui est à la base de tous les plans objectifs de la Nature.

De même que l'ldéation pré-Cosmique est la racine de toute conscience individuelle, la Substance pré-Cosmique est le substratum de la matière dans ses divers degrés de différenciation.

Il devient donc évident que le contraste de ces deux aspects de l'Absolu est essentiel à l'existence de l' « Univers Manifesté ». Séparée de la Substance Cosmique, l'ldéation Cosmique ne pourrait se manifester en tant que conscience individuelle puisque ce n'est qu'à travers un véhicule de matière que la conscience jaillit comme « Je suis moi », une base physique étant nécessaire pour focaliser un rayon du Mental Universel lorsqu'un certain degré de complexité est atteint. À son tour, séparée de l'ldéation Cosmique, la Substance Cosmique demeurerait une abstraction vide et aucune apparition de conscience ne serait possible.

La dualité est donc inhérente à tout l' « Univers Manifesté ». Elle est, pour ainsi dire, l'essence même de son EX-istence en tant que « manifestation ». Mais, de même que les pôles opposés de sujet et d'objet, d'esprit et de matière, ne sont que des aspects de l'Unité Unique dans laquelle ils sont synthétisés, ainsi, dans l'Univers manifesté il y a « ce » qui lie l'esprit à la matière, le sujet à l'objet.

Ce quelque chose, actuellement inconnu de la pensée occidentale, est appelé Fohat par les occultistes. C'est le « pont » par lequel les « Idées » existant dans la « Pensée Divine » sont imprimées sur la substance Cosmique en tant que « lois de la Nature ». Fohat est ainsi l'énergie dynamique de l'Idéation Cosmique ; ou, considéré sous l'autre angle, c'est l'intermédiaire intelligent, le pouvoir qui guide toute manifestation, la « Pensée Divine » transmise et rendue manifeste par l'intermédiaire des Dhyan Chohans, les Architectes du Monde visible. Ainsi, notre conscience provient de l'Esprit, ou Idéation Cosmique. Les divers véhicules dans lesquels cette conscience est individualisée et parvient à la soi-conscience ou conscience réfléchie, proviennent de la Substance Cosmique. Quant à Fohat, il est, dans ses différentes manifestations, le lien mystérieux entre le Mental et la Matière, le principe animateur qui communique la vie à tout atome en l'électrifiant.

Le résumé suivant offrira au lecteur une présentation plus claire :

  1. L'ABSOLU, le Parabrahm des Védantins ou l'unique Réalité, SAT qui est, comme le dit Hegel, à la fois Être Absolu et Non-Être.
  2. La première manifestation, le Logos impersonnel, en philosophie, le Logos non-manifesté, le précurseur du manifesté. C'est la « Cause Première », l' « Inconscient » des Panthéistes européens.
  3. Esprit-matière, VIE ; l' « Esprit de l'Univers », le Purusha et Prakriti, ou le second Logos.
  4. L'Idéation Cosmique, MAHAT ou l'Intelligence, l'Âme Universelle du Monde ; le Noumène Cosmique de la Matière, la base des opérations intelligentes de la Nature appelée aussi MAHA-BUDDHI.

L'UNIQUE REALITE ; ses aspects doubles dans l'Univers conditionné.

Deuxième proposition

La Doctrine Secrète affirme en outre :
L'Éternité de l'Univers, in toto, comme un plan illimité qui est périodiquement « le champ d'innombrables Univers qui sans cesse se manifestent et disparaissent » et sont appelés « les étoiles en manifestation » et les « étincelles de l'Éternité ». « L'Éternité du Pèlerin » est comme un clignement de l'Œil de la Soi-Existence « (Livre de Dzyan). » L'apparition et la disparition des Mondes est comme un retour régulier du flux et du reflux ».

La seconde affirmation de la Doctrine Secrète est l'universalité absolue de cette loi de périodicité, de flux et de reflux, de croissance et de déclin, que les sciences physiques ont observée et enregistrée dans tous les départements de la nature. Une alternance comme celle du Jour et de la Nuit, de la Vie et de la Mort, du Sommeil et de la Veille est un fait si courant, si parfaitement universel et sans exception, qu'il est facile de comprendre que nous y voyions l'une des lois absolument fondamentales de l'univers.

Troisième proposition

La Doctrine Secrète enseigne encore :
L'identité fondamentale de toutes lesÂmes avec la Sur-Âme Universelle, cette dernière étant elle-même un aspect de la Racine Inconnue : et le pèlerinage obligatoire pour toute Âme — étincelle de cette Racine Inconnue — tout au long du Cycle de l'Incarnation (ou de « Nécessité » ) conformément à la loi Cyclique et Karmique, pendant la période tout entière. En d'autres mots, aucun Buddhi purement spirituel (Âme divine) ne peut avoir une existence indépendante (consciente) avant que l'étincelle issue de la pure Essence du Sixième principe universel — ou SUR-ÂME :

  • - ne soit passée par chaque forme élémentale du monde phénoménal de ce Manvantara et
  • - n'ait acquis l'individualité, d'abord par impulsion naturelle, puis par des efforts auto-induits et auto-déterminés (contrôlés par son Karma), en s'élevant ainsi à travers tous les degrés d'intelligence, du Manas le plus bas au plus élevé, du minéral et de la plante jusqu'au plus saint archange (Dhyani-Buddha). La doctrine pivotale de la philosophie Ésotérique n'admet aucun privilège ni don spécial pour l'homme, sauf ceux gagnés par son propre Ego du fait de son effort et de son mérite personnels au cours d'une longue série de métempsychoses et de réincarnations.

Les Dix Points de l'Isis Dévoilée (↑ sommaire)

H.P.Blavatsky
( Isis Unveiled, vol. 2, extraits de l'édition originale en anglais)

Pour comprendre les principes de la loi de la nature à l'œuvre dans les divers phénomènes décrits plus loin dans ce livre, le lecteur doit garder à l'esprit les propositions fondamentales de la philosophie Orientale que nous avons exposées successivement. Récapitulons très brièvement :

  1. Il n'y a pas de miracle. Tout ce qui se produit est le résultat de la loi, éternelle, immuable, toujours active. Un miracle apparent n'est dû qu'à l'action de forces en opposition avec ce que le Dr. W.B. Carpenter, F.R.S. — homme de grand savoir mais de peu de connaissance — appelle « les lois bien connues de la nature ». Comme beaucoup de ses confrères le Dr. Carpenter ignore que des lois, aujourd'hui inconnues de la Science aient pu être « connues » jadis.
  2. La Nature est une unité triple : il y a une nature visible objective; une nature invisible, intérieure et source d'énergie, le modèle exact de la précédente et son principe vital; et, au-dessus de ces deux là, l'esprit, source de toutes forces, seul éternel et indestructible. Les deux natures inférieures sont en constant changement mais non la troisième.
  3. L'homme est aussi une unité triple : il a son corps objectif physique, son corps vitalisateur astral (ou âme), l'homme réel ; et ces deux sont couronnés par le troisième qui les illumine, le souverain, l'esprit immortel. Lorsque l'homme réel réussit à fusionner avec ce dernier, il devient une entité immortelle.
  4. La Magie, en tant que science, est la connaissance de ces principes et de la façon dont l'omniscience et l'omnipotence de l'esprit, ainsi que son contrôle sur les forces de la nature, peuvent être acquis par l'individu alors qu'il est encore dans le corps. La Magie, en tant qu'art, est l'application de cette connaissance dans la pratique.
  5. La connaissance secrète mal employée est la sorcellerie ; employée pour le bien, elle est la véritable magie ou SAGESSE.
  6. La médiumnité est à l'opposé de l'état d'adepte ; le médium est l'instrument passif d'influences étrangères, l'adepte exerce un contrôle actif sur lui-même et sur toutes les puissances inférieures.
  7. Toutes choses qui furent jamais, qui sont, ou seront, étant imprimées sur la lumière astrale, le registre de l'univers invisible, l'adepte initié, utilisant la vision de son propre esprit, peut connaître tout ce qui a été connu ou peut être connu.
  8. Les races humaines diffèrent en dons spirituels comme en couleur, stature ou n'importe quelle autre qualité extérieure ; la clairvoyance prévaut de façon naturelle chez certains peuples ; chez d'autres c'est la médiumnité. Certains s'adonnent à la sorcellerie et transmettent les règles secrètes de sa pratique de génération en génération, ce qui produit une gamme de phénomènes psychiques plus ou moins étendue.
  9. Un des aspects de l'art du magicien consiste à retirer volontairement et consciemment l'homme intérieur (la forme astrale) de l'homme extérieur (le corps physique). Ce retrait peut se produire chez certains médiums, mais il est inconscient et involontaire. Chez ceux-ci le corps se trouve alors dans un état plus ou moins cataleptique ; mais dans le cas d'un adepte, l'absence de forme astrale ne saurait se remarquer, car les sens physiques sont vigilants et l'individu paraît seulement comme plongé dans une profonde rêverie.
  10. La pierre angulaire de la MAGIE est une connaissance pratique approfondie du magnétisme et de l'électricité, de leurs qualités, corrélations, et pouvoirs. Il est particulièrement nécessaire d'être familiarisé avec leurs effets tant dans le règne animal et dans l'homme que sur eux.

Pour résumer en quelques mots, la MAGIE est la SAGESSE spirituelle; la nature est l'alliée matérielle, l'élève et la servante du magicien. Un seul principe vital commun pénètre toutes choses et il peut être maîtrisé par la volonté humaine pleinement développée.

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