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Le Premier Thème que nous vous proposons devrait vous permettre de vous familiariser avec les idées fondamentales de la Théosophie, en vous offrant une vue panoramique suscitant le désir d'en apprendre davantage.
Nous vous rappelons que vous avez un délai d'au moins un mois pour nous adresser vos réponses (qui ne devront pas dépasser 20 lignes par question) et nous vous recommandons, particulièrement pour cette première prise de contact, de prendre tout le temps nécessaire pour votre réflexion. Notre collaboration dans cette démarche vous est pleinement assurée.
Les textes nécessaires à l'étude sont disponibles sur notre site sous l'intitulé "Livres, Articles".
Note importante - Votre nom personnel et l'adresse E-mail pour recevoir le courrier suivant du C.E.T. devront figurer sur la première page ainsi que l'indication du numéro du thème auquel vous répondez.
Chaque réponse sera précédée du numéro de la question, sans qu'il soit nécessaire de la recopier.
Avec nos souhaits fraternels pour une étude fructueuse,
Cordialement à vous,
Le Sécretariat du C.E.T.
N.B. - Si vous rencontriez une trop grande difficulté pour répondre à quelque question, nous vous suggérons de répondre aux autres et de nous envoyer votre travail - même incomplet.
La vérité est cachée sous des apparences souvent trompeuses: pour la trouver, il ne s'agit pas d'ajouter des vérités partielles à ce que nous croyons déjà savoir par la science, la religion, l'expérience quotidienne.
Il faut changer radicalement d'optique, pour adopter un point de vue aussi universel que possible. Un Initié de la Grèce antique, Platon, a illustré ces idées dans son fameux mythe de la Caverne :
Les hommes y sont comparés à des prisonniers enchaînés dans une caverne, le visage tourné vers une paroi animée d'un spectacle d'ombres chinoises, projetées (à l'insu des captifs) par des personnages défilant devant un feu, à l'entrée du souterrain.
Pour ces hommes, la vision du monde se limite à ces images familières, traduisant de façon déformée des réalités qu'ils ne soupçonnent même pas. Ils sont dans l'ignorance complète de l'extérieur de la caverne et du soleil qui y luit. S'ils pouvaient changer radicalement d'optique pour apercevoir les autres dimensions du monde, ils commenceraient à comprendre leur situation et chercheraient à se libérer - et libérer leurs compagnons de captivité.
Ce changement d'optique demande beaucoup de courage et d'effort : Platon suggère que les prisonniers se rebelleraient contre ceux qui voudraient leur faire tourner la tête vers la sortie de la caverne; tant il est difficile de changer nos habitudes de pensée et la ligne de conduite qui en découle dans notre vie quotidienne.
La réalité est infiniment plus vaste qu'on ne l'imagine : pour en embrasser même une fraction minime, il faut libérer la pensée de toutes ses limitations.
L'oracle de Delphes a dit : "Homme, connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux."
Pensez-vous qu'on puisse atteindre une pareille connaissance par l'analyse de soi-même seule, ou par une quelconque méthode d'observation scientifique du corps ou du comportement humain ? Pourquoi ? Expliquez votre réponse.
Enfermés dans leur caverne, les captifs interprètent ce qu'ils perçoivent, dans un monde à deux dimensions : celui de la paroi où se meuvent les ombres chinoises. Même si un Sage leur parlait d'autres spectacles plus grandioses, ils les réduiraient à ce cadre sans relief.
C'est ainsi que, le plus souvent, les hommes ne peuvent penser aux réalités métaphysiques autrement qu'en termes d'expérience terrestre, limitée et sans grandeur.
Pour beaucoup, par exemple,
La théosophie offre une optique toute différente, en balayant les idées fausses que les hommes ont inventées pour tenter de s'expliquer le spectacle du monde.
A l'aube de chaque nouvelle période de manifestation, le monde se construit par un processus d'émanation qui va du centre en s'épanouissant vers la périphérie, des plans les plus subtils vers les plus matériels.
Ce processus est régi par des lois immuables qui conservent à l'univers son caractère d'Unité dynamique, où règne l'harmonie entre toutes les parties, avec les proportions qui maintiennent l'ordre cosmique. Dans ce cosmos aucun "miracle" n'est possible.
Comme la lumière blanche, en se réfractant dans un prisme, apparaît sous 7 couleurs, l'univers se différencie en 7 aspects ou principes, 7 plans de substance, de conscience, etc. Pour la simplicité, on se contente généralement d'une division triple où se distribue l'ensemble des 7.
Cette division simplifiée montre déjà la complexité de l'univers (dont l'aspect invisible s'étend très au-delà du visible, perceptible à nos sens) et suggère des relations dynamiques très étroites entre les 3 aspects.
L'homme est un petit univers (un "microcosme") dans le grand univers (le "macrocosme") c'est dire :
Il n'existe nulle part un être isolé de l'ensemble.
L'espace cosmique est le cadre de l'action, du changement.
Toutes les parties de l'univers sont en mouvement, en vibration constante, réagissant les unes sur les autres : l'univers se modifie sans cesse mais la loi universelle de Causalité (qui fait suivre toute cause d'un effet) maintient l'ensemble dans son unité, en rétablissant l'harmonie sans revenir jamais en arrière. Il n'y a pas d'Etemel Retour.
La loi qui conserve la cohésion n'interdit pas le changement.
Il existe une grande économie dans la nature.
sont les phases indispensables de la vie des êtres.
Les échanges et interactions existants entre tous les êtres s'inscrivent dans cette économie. (On pourrait parler d'écologie à l'échelle de l'univers).
A ces lois naturelles qui conditionnent et facilitent l'évolution - dont l'impulsion motrice vient du monde spirituel - s'ajoute l'effet de l'intervention consciente et volontaire de hiérarchies d'êtres hautement évolués qui guident le déroulement du programme de chaque univers. (Ce sont les Archanges, Dhyan Chohans, Architectes, etc. des diverses traditions).
L'esprit et la matière sont coéternels : ce sont deux pÙles opposés d'une unique Réalité. Tous les mondes qui tournent ainsi comme des machines bien réglées - et surveillées dans leur fonctionnement - sont les lieux où interagissent la matière et l'esprit : la conscience est présents dans le plus petit atome, et l'évolution du cosmos tend à faire monter la conscience, pour ainsi dire, des niveaux d'expression les plus élémentaires jusqu'à la conscience individuelle réfléchie, qui se connaît elle-même et embrasse finalement tout l'univers. En somme, chaque monde travaille à faire naître une nouvelle moisson d'humanité.
Comme l'a exprimé un Sage indien, Patanjali :
"L'Univers sensible, comprenant le visible et l'invisible ... n'existe que pour l'expérience et l'émancipation de l'‚me."(Aphorismes du Yoga, II, 18)
Ainsi la conscience "monte" lentement, des règnes les plus inertes (en apparence) jusqu'à l'homme, en passant par le végétal et l'animal. Mais il appartient ensuite à l'homme de prendre lui-même le relais de l'évolution, pour dépasser son stade - ou mourir.
Au sein de l'univers, la grande famille humaine constitue elle aussi comme une Unité, un être vivant, qui obéit aux mêmes lois que le cosmos, avec des modalités particulières dues à la position unique de l'homme.
Tous les êtres humains réagissent les uns sur les autres : il n'y a pas d'individu isolé, ne serait-ce que par le fait que toutes les pensées, les désirs et actions des hommes s'enregistrent dans la lumière astrale, en formant une atmosphère psychique collective qui influence tous les individus.
L'intelligence de l'homme lui confère la faculté de jugement avec le libre arbitre. Sur le plan moral, la loi de causalité devient la loi de responsabilité qui sanctionne toutes les actions par des conséquences inéluctables qui doivent être affrontées tÙt ou tard par l'individu. C'est la loi de karma : "ce que l'homme sème, il le récoltera aussi". L'homme est ainsi le créateur de sa destinée, à chaque instant.
La loi des cycles a pour l'homme une manifestation importante : la Réincarnation, c'est-à-dire le retour périodique de l'entité humaine permanente - l'Ego immortel - dans des corps terrestres.
Par l'effet de ces lois, et grâce à ses efforts, l'homme progresse et peut développer en lui toutes ses potentialités latentes : il lutte, vie après vie, pour incarner le divin sur la terre.
La partie divine de son être profond le pousse sur cette voie et lui vient en aide s'il fait appel à elle, pour faire mourir le "vieil homme" (épuiser tout l'effet des actions erronées ou égoïstes du passé) et faire naître "l'homme nouveau", au prix d'un combat et d'une recherche ininterrompus : c'est toute l'histoire intérieure de l'Homme évoquée, par exemple, dans la Bhagavad-Gît‚.
Si la dynamique cosmique sert à l'évolution des êtres pour les amener à la pleine conscience de leur source divine, elle opère depuis l'éternité des temps, et poursuivra sa ronde dans l'éternité du futur.
C'est dire que tout a été, est ou sera un Homme, dans le déroulement infini de la durée.
Il y a donc des individus qui ont devancé depuis longtemps le stade où nous nous trouvons. La Théosophie affirme l'existence d'une Fraternité de Maîtres de Sagesse qui ont développé en eux-mêmes toutes les potentialités de l'être humain jusqu'à une perfection difficilement concevable. Les exemples de Krishna, Bouddha ou Jésus ont été si frappants qu'on a pris ces hommes pour des dieux incarnés.
Ces véritables Maîtres sont extrêmement rares et la plupart sont inconnus. On ne doit pas les confondre avec la cohorte des faux Maîtres, anciens ou modernes, qui impressionnent les foules par leurs belles paroles et font souvent commerce de leur spiritualité.
La sagesse de ces Frères Aînés de l'humanité ne leur a pas été donnée par une gr‚ce exceptionnelle : ils l'ont acquise au prix d'innombrables vies d'efforts et de sacrifices, comme disciples de Maîtres plus élevés qu'eux, en progressant par la voie de l'Initiation, jusqu'à l'ultime naissance à l'état d'Homme Divin. La Théosophie postule l'existence d'une chaîne ininterrompue de Maîtres et de disciples, depuis le simple chercheur sincère jusqu'à l'Initié le plus glorieux.
Ces êtres d'exception ont la pleine conscience de l'enjeu de l'aventure humaine sur la terre : ils consacrent tous leurs efforts à aider et protéger l'humanité sur sa route.
La Théosophie - en grec du 3e siècle : Theo-sophia - est la sagesse divine, ou sagesse des dieux. Elle remonte à un passé immémorial et elle s'est transmise sans interruption jusqu'à nos jours comme une connaissance vécue, un enseignement de première main sur l'univers et sur l'homme.
Mme Blavatsky, qui a fondé le mouvement théosophique au XIXe siècle, en a présenté au monde la fraction qui était compréhensible, utile - et sans danger - pour ses contemporains et leurs successeurs. Elle-même a déclaré n'être que le messager de Maîtres appartenant à la grande Fraternité - appelée aussi la "Loge Blanche".
Il n'y a pas lieu de confondre l'enseignement théosophique de Mme Blavatsky - ce qu'on appelle Théosophie, pour simplifier - avec la Théosophie, la Sagesse cachée des Initiés qu'ils ne dévoilent qu'à leur disciples éprouvés, à l'heure de l'initiation.
Copyright : tous droits de reproduction réservés.
Compagnie Théosophie
11 bis rue Kepler, 75116, Paris
1981.